BAILLE
(Jean), naturalisé à Londres. 1688. — Paul Baille ou Baile, de Saint- Marcellin, réfugié état l-enève, 1693. — (Marguerite), de Rouen, reçoit un viatique à Genève, pour se réfugier plus loin, 1698. — M1!e Baille, de Montélimar, internée à Vienne parce qu'elle visitait et encourageait les nouvelles catholiques sous prétexte de faire des charités, lTi'U. — (Esther et Marie), assistées à Londres, 17-21.
2. BAILLE (Jacques), pasteur à Puy- Michel. Floard et Espinouse en 1620; à La Coste, 1626-1637. — Baille, ancien de Saint- Pargoire, assiste aux synodes prov. du Bas-Languedoc, 1664, 1665.
3. BAILLE ou de Baille, fahricant de papier, avait cru trouver une sécurité refusée en France aux gens de sa religion, en transportant à l'étranger sa manufacture. 11 s'était établi en Espagne avec sa nombreuse famille et plusieurs associés parmi lesquels était son frère. Il réussit trop bien. L'ambassadeur de France à Madrid le sut et avertit les ministres de ce crime. Baille « dont le crime est d'avoir voulu établir des manufactures hors du royaume, » dit le ministre Pontchartrain, reçut avis par des lettres d'un autre ministre, M. de Seignelay, que s'il voulait revenir en France il y trouverait la bienveillance du Roi et un établissement avantageux.
Il se laissa séduire, rentra en France et immédiatement fut incarcéré à la Bastille. C'était peu après le mois de juin
« Le Roi trouve bon que la femme de Baille lui parle : seulement pour ses affaires domestiques, octob. 1692; » — « Baille est chargé de famille et fait compassion; s'il peut donner caution de rester dans le royaume, Sa Majesté veut bien le faire mettre en liberté, » 13 déc. 1692; — « 11 coûte au Roi 892 liv. par an : si on a dessein de le garder, il sera mieux dans un château pour la moitié de ce qu'il coûte à la Bastille. » — 11 est transféré au château d'Arqués le 4 juin 1693. puis au château de Caen le 22 nov. 1694. Libéré le 28 mars 1696.
4. BAILLE Ésaïb), né vers 1560 à Anduze [Haag I. 216], ministre à Carresse dans le Béarn, 1590-96, puis à Anduze, 1596-1603. Cette dernière année, il fut député au synode national de Gap qui
lui ordonna d'aller remplir à Lyon les fonctions pastorales jusqu'au prochain synode. « Son ministère avait été trèsfructueux et de grande édification : »
l'énlise de Ximes le demandait, mais le synode de La Rochelle (auquel il fut député de nouveau plus tard, 1607, avec le pasteur de l'église de Gex, Daniel Du Piotay pour la province de Bourgogne) l'accorda définitivement à l'église de Lyon en 1604. Baille était un savant homme et connu pour avoir l'habitude des travaux littéraires. 11 fut envoyé en 1611 à l'assemblée politique de Saumur qui le chargea avec d' Aubignè. Rivet, Armel et La Milletière, de dépouiller les mémoires des provinces et de lui présenter un rapport sur les plaintes des éclises. L'assemblée de Grenoble, en 1615, le nomma pareillement membre de la commission des. pétitions.
Celle de Nistnes lui confia une mission importante à Montpellier. Lorsqu'elle se transporta à La Rochelle, Baille l'y suivit et il continua à prendre une part fort active à ses travaux. Nous lisons, en effet, dans les procès-verbaux manuscrits de cette assemblée : « La compagnie, pesant les termes de la lettre dernière de ses députés à la conférence et les advis qu'elle a de divers lieux des grands préparatifs que les adversaires font durant ceste trêve , considérant aussi les actes d'hostilité desjà faicts et autres auxquels tout ouvertement on s'achemine, et recognoissant la n site qu'il y a de promptement pourvoir à choses tellement importantes et pressantes, a nommé commissaires pour y adviser et luy en faire rapport , les sieurs de Blainrille, de Genouillé, Bayle. Chaufepié, La Milletière et Bonenconfre. » Colomiès lui donne place dans sa GalliaOrientalis, à cause de quelques vers hébraïques qu'il composa sur la mort de Théodore de Bèze. On a aussi de lui un petit livre in-16 intitulé : L' Antidote d'ignorance contre ceux qui défendent au peuple de lire l'Ecriture sainte. Paris. Aubery, 1612.
Baille exerça les fonctions pastorales à Lyon jusqu'à un âge extrêmement avancé. Son acte mortuaire porte : « Du 2e octob. 1647 est décédé M. Esaye Baille, pasteur de nostre églize, âgé de