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BALICOURT

BALASCOU (Marie de) fait un legs à l'église d'Orthez, 1669.

BALAY (Le capitaine de) défenseur de Sedan en 1588.

BALAZARD (Marguerite;, veuve de Louis Espérandieu, de Serviers, et Elisabeth Balazard, furent prises dans une très-nombreuse assemblée religieuse de protestants tenue le 20 novembre 1750.

Un jugement de l'intendant de Languedoc, du 24 déc, les condamna à six mois de prison pendant lesquels « il sera plus amplement informé contre elles. »

BALBAULT (Elisabeth, 61 ans, veuve d'un droguiste de Marennes, assistée à Londres, 1702.

BALDARE, famille huguenote de Caraman dont les biens furent confisqués par ordonnance du sénéchal de Toulouse et Albigeois, 8 juin 1622.

BALDA (de), famille figurant comme protestante sur les registres de baptême de La Rochelle dès 1566. — Inhumation d'un Balda à Paris en 1600. (Bull. XII. 34.) — En 1610 Bernard Balda de Lastre sr d' Aigrefeuille était échevin de La Rochelle; Pierre de Lastre, son fils, secrétaire du roi; en 1681, Balda de Lastre sr de Montlieu descendant de Bernard.

BALDE de Bellecourt ( Hyacinthe de), né à Grenoble [Haag 1, 218]. Entré d'abord dans l'ordre des Dominicains, Balde se convertit 1632 au protestantisme. Il exerçait les fonctions pastorale- à Nîmes en 1650, puis fut ministre et régent du collège à Cas'res; plus tard il retourna au catholicisme et composa même un poème latin. Lysiados, en l'houneur de Louis XIV. D'après les actes du synode de Loudun, Balde était un homme de peu de jugement. Sa nouvelle conversion eut heu le 22 avril 1658, avec celle de sa femme, Jeanne Drougas, de Grenoble, et de leurs enfants ; elle est consignée dans le a Livre des abjurations d'hérésie faites à Paris depuis 1645»

qui lui donne pour prénom : Clav.

BALDI ou Baldy, ancien de l'église de Vendemian, député au synode du Bas-Languedoc, L664; —Autre, ancien de Suimnières, député au synode convoqué dans cette ville le 13 déc. 1720. — (David), pasteur de l'église française de Norwicb, 1693-1700. — (Pierre) et

Dauphine sa femme, chef d'une nombreuse famille de cultivateurs émigrés du Languedoc au pays de Vaud en 1730.

BALDIX (Francisque), Florentin, exjésuite, demande à être reçu dans l'église; sera assisté et envoyé à Genève, 21 fév. 1607 (rég. du ^onsist. de Ximes).

BALDRAX Dcras), né à Chaudesaigues en Auvergne, marié à Antonie de Fabresse, de Pausan en Cévennes, était ministre de Ste-Marie d'Oloron en 1580.

On a son testament fait à Oloron en — (Isaac), ministre à Ste-Marie d'Oloron en 1594 (Arch. des B.-Pyr.

Î01). H assista au synode de La Rochelle, mars 1607, comme ministre de Lescars et laissa pour enfants: Isaac, Jacques, Pierre, Zacharie et Judith. — Baldran, principal du collège d'Orthez en 1613(76. B :

BALÉOX La dame de) au diocèse de Gominges, nièce du maréchal de Gassion, abjure le 13 avril 1670 (Gaz. de France. 10 mai).

BALER1 (La veuve de Pierre), d'Aubusson. réfugiée (4 pers.) à Berlin, 1700. BALGUERIE de Chaltabd (Jean), pasteur de l'église de St-Jean à Londres, se présente devant le synode assemblé à Rotterdam, le 9 septembre

1712, et lui fait voir des témoignages avantageux qui lui ont été donnés par

-lises qu'il a servies en Angleterre jIY, 187», note 2], ainsi que son acte de démission. 11 demande et obtient d'être déclaré appelable dans les églises wallonnes. L'année suivante, 7 septembre

1713. le synode approuve son élection dans l'église wallonne d'Ostbourg, en Zélande. Il n'y resta pas longtemps; en mai 1715, il accepta une vocation de l'église de Ziericzée, aussi en Zélande.

Rappelé à Londres dans l'été de 1 7 quitta Ziericzée et alla finir ses jours au service de l'égl. de la Patente (Gagnebin).

BAL1COURÎ Sébastien), né à Verdun en 1660, pasteur aux environs de Metz en 1685. L'ordre ayant été donné aux ministres de Metz de sortir de France, Balicourt y désobéit et il continua à prêcher en prenant toutefois les précautions nécessaires pour ne point être arrêté : mais il ne put échapper longtemps aux recherches de la police.

Traqué de tous côtés et sur le point d'ê-

BAL1C0URT — BALLODES

tre pris, il se réfugia chez un épicier, prétendu converti, qui le cacha et lui fit passer la frontière dans un tonneau. Balicourt arriva heureusement à Berlin.

On lit dans les listes de Dieterici que « M. de Balicourt fut ministre de la colonie des François réfugiés à Boucholtz et Pancow en 1698. » Il y resta jusqu'en 1707 [II, 127 b]. En 1716, il remplaça Jean de Convenant comme ministre de la Friederichstadt, et y mourut le 4 fév. 1731. Il laissa un fils qui, ayant passé en Angleterre, mourut à Londres en 1757, et deux filles dont la plus jeune, Marie- Caroline, mourut en 1784. L'aînée Sara, morte en 1811, avait épousé John Wilkinson Long, à qui elle donna un fils, John Long, qui a raconté les souffrances de son aïeul dans son livre inti tulé : « Account of the reformed church of France, » 1819 (Haag).

Nicolas Balicour, de Verdun, « traitteur, » réfugié à Berlin, 1780.

BALEINS, capitaine huguenot dont l'historien de Thou raconte une terrible anecdote [Haag II, 84]. Il était gouverneur de Lectoure en Armagnac immédiatement avant Astarac de Fontrailles (voy. col. 415). C'était un homme violent, élevé au métier dos armes dans les guerres contre les Turcs. Un gentilhomme du pays, avec lequel il était lié d'amitié, ayant abusé de sa confiance pour séduire sa sœur, cette malheureuse, informée que son séducteur venait de se marier, alla tout éplorée trouver son frère et lui révéla ce qui s'était passé. Baleins lui ordonna de dissimuler. A quelquesjours de là, il invite à dîner le gentilhomme avec quelques autres de ses amis. Le dîner terminé, Baleins prend son hôte à part, lui fait mettre les fers aux mains et aux pieds, et lui-même, se plaçant dans un fauteuil, commence à procéder à son interrogatoire. Aucune formalité n'est omise. Les témoins sont entendus, les dépositions mises par écrit et signées ; et finalement une condamnation à mort est prononcée. «Alors, le même homme, continue de Thou, qui avoit été l'accusateur, le témoin et le juge, voulut encore être le bourreau : il poignarda lui-môme ce malheureux, qui réclamoit inutilement Dieu et les hommes, et qui se plaignoit de l'infraction des droits de

l'hospitalité. » Le corps fut renvoyé aux parents. En même temps Baleins manda au roi de Navarre tout ce qui s'était passé, en lui faisant tenir copie des pièces du procès. Henri fut effrayé de î'énormité de cette action ; mais comme il craignait, en lui refusant sa grâce, de porter le gouverneur de Lectoure à quelque extrémité, il la lui accorda ; toutefois, il fit partir un homme de confiance chargé de prendre possession du château. Baleins le remit sans difficulté et se retira avec sa famille dans une terre qu'il possédait aux environs de la ville.

BALÈS (Michel), jeune garçon qui accompagnait le pasteur du désert François Rochette et devait lui servir de Suide, lorsque celui-ci subit l'arrestation qui le conduisit à la mort. 1761.

BALIGOU (Marie), 73 ans, veuve d'un avocat de Poitou, assistée à Londres, 1710-1721.

BALLE (Denis), habitant de Clermont de Lodève, incarcéré à Gabian, puis à Pézénas en 1579 et rançonné par les catholiques. — Moïse Bal, de Romans, assisté à Lausanne, 1688. — Paul Balle, 54 ans, tailleur, de Saint-Marcellin en Dauphiné, et sa femme, avec 4 enfants, assistés à Londres, 1702-1721.

BALLET (Anne), assistée à Lausanne, 1689. — (Jeanne) épouse à New- York, 1 692, Pierre Das; tous deux étaient réfugiés de Saintonge. Ils s'établirent plus tard à la Nouvelle-Rochelle. Le nom de cette famille aujourd'hui américaine s'écrit Daw et Dawes. — Isaac Balet de Pont-de-Veyle, avec femme et enfant, assisté à Genève, 1693. — Marie épouse de Thomas Ballet, du Havre, 33 ans, femme de service chez la reine, assistée avec ses trois enfants à Londres, 1705. — (Jean), laboureur de la paroisse de Mainxe en Aunis, poursuivi pour avoir assisté aux prédications du désert et y avoir fait baptiser son fils,

BALLODES, famille noble de Saintonge. = Armes: d'hermine à la bande de pourpre. En 1582, André de Ballodes sr d'Ardennes. En 1586, Racfiel fille de Joachim de Beaumont et de Jeanne de Ballodes ; en 1593 Jacques, fils de Jean de Saint-Mathieu et de Anne

BALLODES — BALSAC

de Ballodes (regist. des bapt. de Pons) ; parrains et marraines : Jacques de Beaumont sr de Rioux, Rachel de Poulignac et Rachel de Fedicq dame de Yibrac. — (Jacques de) sr de Montereau (Crottet, Hist. des éid.de Pons. etc.). — Ajoutez Bull. XI, 349.

BALLON (Nicolas , de Brueil-Barret en Poitou, retiré à Genève pour y professer librement la religion qu'il avait embrassée. Dans son zèle pour la propagation des doctrines évangéliques, Nicolas Ballon faisait de fréquents voyages en France, où il avait déjà répandu un grand nombre de Bibles ou d'autres livres religieux, lorsqu'il fut arrêté à Poitiers en 1556. Condamné à mort, il appela de cette sentence au parlement de Paris qui finit par la confirmer sur l'ordre exprès du roi. R parvint cependant à s'échapper età regagner Genève.

Le danger qu'il avait couru ne refroidit point son zèle. Il revint encore en France et fut arrêté une seconde fois à Châlonssur- Marne. «On eût pu. observe Grespin, l'accuser de témérité d'être rentré aux périls desquels Dieu l'avoit ainsi retiré miraculeusement ; mais il se défendoit disant que Dieu l'avoit appelé à cette vocation. >■ On le mena à Reims et de là à Paris où il ne tarda pas à être reconnu pour le colporteur qui, deux ans auparavant, avait été enlevé à ses gardiens. Son procès fut bientôt instruit.

La Grand'Chambre le condamna à être mené aux Halles, un bâillon dans la bouche, pour y être étranglé, jeté dans un bûcher et réduit en cendres voy.

ci-après Guenon). — Judith Ballon de Baix en Vivarais, assistée à Genève, 1701, pour aller à Cassel.

BALLUST ou Ballute. Esther-Madeleine Ballust était femme d'Antoine Cordes, médecin, réfugié du Languedoc à Charleston (Caroline du Sud' vers 1686. Judith Ballute, peut-être sa sœur, épousa Benjamin Marion, un des ancêtres du fameux général américain. Francis Marion (C. W. Baird). — Judith et Pierre Ballut assistés à Londres, 17-21.

BALMARET (Jean), massacré à Annonav, 1562.

BÀLMEFRESOL, famille deRouergue; Jean, assisté à Genève, 1698; Jacques, id., 1704.

BALMEMARIN (de), ancien de Gabriac, 1666-1* "

BALMES. famille protestante du lieu des Courts près Aulas. Laurent Balmes, habitant les Courts, mort avant 1581, avait épousé Anthoinette d'Assas; ils eurent six enfants : Jehan, Guillaume, Guitard, Estienne, Delphine femme d'Antoine Noguier, d' Aulas, et Orable femme, en 1581, d'Antoine de La Cour, aussi d' Aulas. Le fils aîné, Jehan, seigneur des Courts, y habitant, testa le 7 juin 1591. Pascal, fils aîné de Jean, seigneur des Courts et y habitant, père de Suzanne qui épousa le 15 mai 1610 Paul de Surville : le même jour. Pascal lui-même épousait Marie de Surville, veuve de Jacques Câbla t et sœur de Paul, son gendre. De ce second mariage de Pascal naquit Marie, née le 8 juillet 1613, qui épousa Etienne Balsin. A partir de cette époque on perd de vue cette famille; on retrouve seulement en 1687 Jean et en 1703 Pierre Balmes, ses descendants, encore établis à Aulas et professant la religion réformée.

Papiers de la famille Quatrefases, du Fesq iCuujs).

PALMIER Antoine, ancien d'Aumessas, 1666. — (Simon d'Uzès, avec sa femme et deux enfants, fait réparation en passant par Lausanne (d'avoir abjuré) et y est assisté, novemb. 1698. — (Pierre). d'Uzès. assisté d'habits et d'argent à Genève, 1704. — (Pierre et Simon) asà Londres. 1721. — Le parterre du Parnasse Jrançois, recueil de vers publié par BoHq/b?/x à Amsterdam, 17 lu.

en C vol. in-8, contient plusieurs pièces d'un Balmier sur les glorieux succès de la Grande-Bretagne et de ses alliés, lesquels témoignent d'une haine profonde contre Louis XIV.

BALSAC ou Balzac ; Jean ou Pierre?) de la branche des Balsac-Montagu [Haag I . -219], chevalier du St-Esprit. d'abord chambellan du duc d'Alençon, entra plus tard comme lieutenant dans la compagnie de Henri de Condé qui le fit surintendant de sa maison et lui témoigna une confiance dont il ne parait pas s'être montré digne. Ce prince lui donna, en 1577, le commandement de Brouage dont il venait de dépouiller injustement Mirambeau. A peu de temps de là, nous

BALSAG — BALTHASAR

raconte de Thou, Balsac ayant été fait prisonnier dans une affaire de peu d'importance, en prit occasion pour quitter le service et se retira chez lui, après en avoir toutefois obtenu la permission de Condé. Cette démarche fit naître naturellement des soupçons contre lui. On crut qu'il avait été pris parce qu'il avait bien voulu se laisser prendre, et on le soupçonna d'entretenir des relations avec les catholiques pour leur livrer la place importante dont la défense lui avait été confiée. Condé se vit donc forcé de lui ôter le commandement de Brouage pour le donner à Montgommery. Selon La Chesnaye-Desbois , Balsac aurait été gouverneur de St-Jean-d'Angély avant de l'être de Brouage. Il mourut, le 8 déc. 1581, à l'âge de trente-six ans et fut enterré dans l'église des Célestins de Marcoussis.

BALSET (J.), ministre de Pragelas, déposé par le synode de Charenton de

BALSIN, famille d'Aulas qui embrassa la Réforme dès le début. Thomas Balsin, mort avant 1569, fut père de six fils : Jehan aliàs Thomas, Philippe, Antoine, Estienne, Brengon, et Pierre dont deux furent d'abord pourvus de bénéfices dans l'église catholique : Antoine , encore prêtre à Saint-Jean de Bruel, en 1561, embrassa les idées protestantes en 1562, car il est mentionné dans les actes à cette époque avec ce titre: « Jadis prêtre; » il épousa Marguerite Aude et tous deux vivaient encore en 1585. Son frère Estienne Balsin est qualilié de chapelain d'Aulas en 1566 et 1580. Philippe testa le 18 juillet 1580, alors âgé d'environ 80 ans (Corbetes, notaire). — Jehan aliàs Thomas fut père d'Anthcine, François et Agnès. François, marchand au Vigan, puis capitaine, commandait en 1569 la garnison protestante d'Aulas. Son frère aîné A.\thoine, marchand drapier, fut presque toute sa vie membre du consistoire et consul d'Aulas depuis 1564 jusqu'en 1613. Il signa en 1594 le serment d'union des églises du colloque de Sauve et du Vigan. 11 avait épousé en L552 (A. de La Cour, not.) Catherine de La Salle dont il eut huit enfants. — Pierre, le sixième fils de Thomas, eut également

une postérité nombreuse, parmi laquelle figurent : Anthoine qui faisait la guerre dans les troupes protestantes en 1580 et qui épousa, 1591, Marie Cabanis (Corbetes, notaire), et Guillaume, marchand drapier à Bréau, qui avait épousé Françoise Vivarèze dont il eut deux filles : Marie, femme en 1580, de François Quairefages, et Jehanne, femme en 1589 de Jehan Maïsire, de Bréau. La malheureuse désignée par le nom de Balsine, qui fut mise à mort au Vigan en 1686, pour avoir assisté à une assemblée religieuse [X. 401], était une femme de la famille Balsin. Cette famille est aujourd'hui éteinte.

Papiers Qnatrefages (Cazaus).- Archives d'Aulas (Teis-

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