‹ La France protestanteChapitre 202 sur 303 · V. Thèses philosophiez inaugurales varûc · texte numérisé non relu

V. Thèses philosophiez inaugurales varûc

V. Défense de lamonarchie Sicilienne "de Ludwic] avec une Histoire abrégée de la controverse entre le pape Clément XI et le roi des Deux-Siciles .

tt-8».

VIL Explication de quelques mèdailles rares de Caligula.

XIII. Disquisitio historico-chronologica de successione anliquissimâ episcoporum romanorum indè à Petto usque ad Victorem, Utrecht, 1740.

in-*°.

Lorsque la mort le frappa, Baratier s'occupait d'un grand travail sur les hérétiques de la primitive Eglise. Il travaillait en même temps à une dissertation sur la vie et les écrits de St-Hippolyte, et à plusieurs autres ouvrages, parmi lesquels on cite : Observationes hieronymianv, les Fastes consulaires rf proconsul aires, un*1 Histoire

BARATIER — BARBANCON

de la guerre de Trente ans, une Histoire des Egyptiens qu'il comptait éclaircir par le .déchiffrement des hiéroglyphes, une Grammaire et un Dictionnaire grecs, etc.

Notices et portrait dans le Magasin pittoresque, 1840 p. 306; 1854, p. 297.

BARATZ (Jehan), lihraire de Genève ou plutôt colporteur de livres, poursuivi à Nantes, 1561, avec un sien compagnon du même métier, Florent Girard, pour avoir introduit dans la ville trois charges de « librairie réprouvée. » (Dom Morice, III preuves.) Baraud, voy. Barrau.

BARBA (David) « de Thonnins, »

longtemps malade à l'hôpital de Genève, 1683 ; — (la veuve de Jean), avec deux enfants, assistée à Genève, 1684.

BARBACANE (Moïse), de Tonneins, assisté à Genève, 1695.

BARBADE (Marie) épouse Jean Pandin sr des Paillaudières ; Poitou,

BARBANCON de Cany, famille puissante, originaire du Hainaut, où est située la terre de Barbançon, érigée plus tard en principauté [Haag I, 228]. = Armes : D'argent au lion de gueules, armé-lampassé-couronné d'or.

Par le mariage de Jean de Ligne, baron de Barbançon, avec Marguerite de Lamark, comtesse d'Aremberg, la terre de Barbançon passa aux comtes d'Aremberg, cadets de la maison. Les seigneurs de Cany résidaient en Picardie, où ils possédaient de grands biens. Michel de Barbançon, lieutenant du roi dans cette province à l'époque du gouvernement d'Antoine de Bourbon, l'époux de Jeanne d'Albret, eut entre autres enfants de Péronne de Pisseleu, sœur de la duchesse d'Étampes : Diane, dont le mariage avec Jean de Rohan, seigneur de Frontenay, deuxième fils de René JTer, vicomte de Rohan, et d'Isabelle d'Albret, fut célébré en 1561, à Argenteuil, près Paris, par Théod. de Bèze luimême, en présence de la reine-mère; Marie, dont nous parlerons plus bas ; Charles, sur lequel nous ne possédons aucun renseignement; François, désigné, sansdoute parinadvertance, comme le petit-fils de Michel dans les Mémoires attribués à de Thou, et peut-être

aussi Jean de Barbançon, évêque do Pamiers. Ce dernier fut au nombre des six prélats français cités en 1563 au tribunal de l'Inquisition, pour crime d'hérésie; les cinq autres étaient Odet de Châtillon, cardinal et évêque de Beauvais ; Jean de Saint-Chaumont , seigneur de Saint-Romain, archevêque d'Aix; Jean de Moulue, évêque de Valence; Jean-Antoine Caraccioli, évêque de Troyes, et Charles Guillard, évêque de Chartres. On sait que cette affaire n'eut pas de suite. Sur les remontrances énergiques de notre ambassadeur, Clutin d'Oisel, Pie IV jugea prudent d'arrêter la procédure. Jean de Barbançon n'en renonça pas moins à son évêché; mais il le fit, à ce qu'il parait, volontairement en faveur de Robert de Pellevé, frère du cardinal de ce nom, moyennant une pension, qui ne lui fut jamais payée. François de Barbançon ne se montra pas moins zélé pour la cause de la Réforme. Dès le commencement des troubles religieux, nous le trouvons dans les rangs des protestants. En 1561, il fut impliqué avec la douairière de Royé, Madelaine de Maïlly , le conseiller Robert de La Haye, et le vidame de Chartres, François de Vendôme, dans les poursuites dirigées contre le prince de Condé au sujet de l'affaire d'Amboise. Ce prince ayant été déclaré, par arrêt du parlement, « pur et innocent des cas à lui imposés, » ses coaccusés furent naturellement compris dans sa justification ; c'est-à-dire qu'ils jouirent comme lui du bénéfice de la mort de François H, et profitèrent du changement inespéré qui s'opéra dans la politique du gouvernement au début du nouveau règne, car le parlement eût condamné de même qu'il acquitta — par ordre. Barbançon continua de servir dans les rangs des réformés, jusqu'à la. bataille de Saint-Denis, où il rencontra la mort. On suppose qu'il fut emporté par un boulet; mais comme on ne put retrouver son corps, quelque recherche qu'on fit, « quelques-uns ont cru, dit de Thou, qu'il fut pris, et tué hors du champ de bataille.» Nous ferons remarquer qu'en faisant sortir l'année royale de Paris, le principal but du connétable (h1 Montmorency avait été de faciliter,

BARBANÇON

par cette diversion, l'arrivée du secours que Castelnau avait négocié auprès du duc d'Albe et qu'amenait par Poissy au roi Charles IX le eomte d'Aremberer, seigneur de Barbançon, « l'un des honnêtes seisneurs et bons chefs de guerre qui fussent dedans les Pays-Bas. »

D'Andelotet Montgommery avaient été envoyés pour l'arrêter . avec une bonne partie des forces dont disposait le prince de Condé. C'e^t Bans aucun doute à cette circonstance qu'il faut attribuer le sort du combat. François de Barbançon eut trois enfants à' Antoinette de Vassières. « riche héritière très-noble et très-vertueuse . » morte au commencement de vnne et Marie. 1° Louis, qui résidait habituellement dans son ehiteaude'Yaraneprès deNoyon, épousa, en 1588, Catherine de Sehomberg.

« Comme cette demoiselleavait l'honneur d'être filleule de la reine-mère, qui l'avoir tenue sur les fonts de baptême. Sehomberg voulut que les fiançailles se i à la cour et enprésence de Leurs Majes-

. ' évèquede Chartres en fit la cérémonie avec éclat, et lesoir, le roi, la reine et tous les seisrnrurs assistèrent au festin. » — 2° Anne de Barbançon épousa Antoine Duprat de Xantouillet, prévôt de Paris.

petit-Cils du célébra chancelier de ce nom; mais cette union ne fut pas heureuse.

toile rapporte, 10 nov. 15**, qu'elle fut annulée et qu'un jour, « un jeune homme monta en la chambre de cette dame, comme plie sp déshabilloit auprès du feu avec une ou deux de ses femmes, et lui donna un coup de dague dans la gorge, et après ce coup donné, se retira sans être vu ni retenu par aucun de la maison : on eut opinion que ce a voit fait faire son mari pour le procès de séparation, dans lequel plie le chargeoit de plusieurs crimes. '> Le chroniqueur ne nous apprend pas si elle mourut blessure; et quant aux Mémoires d Thou, ils se bornent à confirmer le fait, en le donnant comme un bruit répandu dans le public. — 3° Marie, née en 1567, eut un sort meilleur; elle épousa, en août 1587, Jacques -Auguste de Thou, l'illustre historien, que l'on serait tenté de ranger parmi les gloires les plus pures du Protestantisme, tantil était étranger aux passions, aux préjugés, à l'aveu-

glement de ceux qui le combattaient, et trop souvent de ceuxqtti ledéfenlaient. Ce mariage servit de prétexte à ses ennemis , pour faire planer sur lui un soupçon d'hérésie. Aussi Nicolas Rigault, l'auteur ou plutôt le rédacteur des Mémoires qui sont attribués à de Thou.

s en préoccupe-t-il pour repousser les calomnies qui troublèrent souvent la vie de son ami. « Quoique le père et la mère de la demoiselle, qui avoient autrefois été protestans, écrit-il, fussent rentrés depuis longtemps dans le sein de l'Église avec leurs enfans (c'est une erreur; le père était mort bon huguenot à la bataille de St-Denis), on voulut cependant lever jusqu'au moindre doute, et on fit examiner la demoiselle en particulier

Arnaud du Mesnil, archidiacre de Brie et grand-vicaire de l'évêque de Paris, qui la confessa et lui donna ensuite l'absolution. Après des formalités si exactes, qui ne seroit indigné de l'impudence de ces imposteurs qui , non contens de s'être efforcés de décrier 1 Histoire que de Thou nous a donnée, ont encore voulu pénétrer dans l'intérieur de sa famille pour le rendre odieux sur la religion ! « Le mariage fut célébré dans l'église - \ndré-des-\

après minuit « pour éviter la foule. » Marie mourut le 6 nov. 1601 et on l'inhuma dans la même église. C'est là que lui fut élevé plus tard par la main du sculpteur Fr. Artguier, un tombeau magnifique, aujourd'hui conservé au musée de Versailles. De Thou n'eut d'enfants que de sa seconde femme, Gasparde de La Châtre, fille de Gabrielle de Baternay, qu'il épousa deux ans après, c'est-à-dire vers 1603.

La sœur de François de Barbançon, Marie, avait épousé le seigneur de Neuvy, Jean des Barres ou de Barret , qui La

i veuve avant 1560. Elle est célèbre uans l'histoire pour sa défense du château de Bénegon en Berry, qu'avait investi, sur la fin d'octobre 1569, Montaré, gouverneur du Bourbonnais. Ce Montaré ne serait-il pas le même que le capitaine Montère « un des meilleurs qui se pût voir, » qui accompagna en France le secours envoyé à Charles IX par le duc d'Albe? De Thou raconte que Marie de Barbançon n'avait da.ns son château que

BARBANCON

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