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BARBEVILLE

catholique, moyennant l'engagement qu'il prit en ces termes : « Je soussigné promets, autant qu'il dépendra de moy, d'exciter les demoiselles Gentillotte de se convertir à la religion catholique A. et R. et abjurer l'hérésie de Calvin ; et au cas où elles n'abjureroient et mourroient dans l'hérésie j'éviteray aussy, autant qu'il dépendra de moy, le scandale dans leurs funérailles ; faisant élection de domicile dans ma maison à Bordeaux, le 4 juillet 1705. Villote » (Archiv. nat. dossier Tï. -287, pub. en partie dans le Bull. VII, 3

3. BARBE (Charles) étudia en théologie à Franequer et fut reçu candidat au saint ministère en septembre 1714. Il fut élu pasteur de l'église wallonne de Boisle-Duc en mai 1717: puis de celle de La Brille, en août 1721. Mais, ayant reçu, quelques mois après, une vocation de l'église de la Patente à Londres, il quitta La Brille au commencement de l'année 1 7 22 , pour répondre à cette dernière vocation.

4. BARBE (Nicolas de), sgr. deRayssac et de Jannes, épousa, en 1620, Eléonore de Milhau qui lui donna Anne, mariée en 16"26 avec François de Gineste, sgr de Lissertel; et une autre fille, mariée avec César de Bevne.

BARBEREAU, pasteur del'Iie-Dieu,

Barderie, vov Barbarv, col. 771.

BARBEROÙSES (Jkakhh . de Puyiurens, reçoit à Genève 3 écus pour aller à Berlin, 1701.

B ARBET, à Paris, mis au For-1' E vèque, — Mari' , 73 ans, veuve d'un tapissier de Rouen, assistée à Londres, 1702. BARBERY .David), docteur en droit, son frère, cités devant le consistoire Mauvesin, 8 avril 1637, pour avoir «isté a un enterrement catholique. — ierre; fils d'Etienne et de Marthe Cairs, épouse à Mauvezin, janv. 1745, seau fille de Sébastien de Saiittntst et de Jeanne Cazemajor (Reg. du sert à la mairie de Vabre). — Michel irberie sr de S.-Contest, ver ,11. 442 b] et Agnew III, 208.

BARBETTE (Paul), célèbre médecin XVIIe siècle, qu'on dit natif de isbourg [Haag 1,231]. Il abandonna ins doute sa ville natale à l'époque de la réunion de l'Alsace à la France en

et alla s'établir à Amsterdam, où il exerça la médecine. Ses ouvrages ont eu un succès mérité, au jugement des meilleurs critiques. Ce sont un grand nombre de traités sur diverses maladies dont le plus ancien intitulé : De variolis et morbillis parut à Strasbourg, in-4°, en 1642, une Anatomia (4 éditions de 1657 à 1663), unrecueU de dissertations sur la chirurgie en 3 vol. in-12 et autres publications qu'on a réunies sous ce titre : Opéra omnia medica et chirurgica, Genève, 1682 ; Leipzig, 1718 (en allem.) ; un vol. in-4°.

BARBE VILLE (Jean), martyr, natif de la Normandie [Haag I, 231]. Il était maçon. En 1559, il était venu à Paris chercher un enfant qu'il y avait laissé pour l'emmener avec lui à Genève, lieu de sa résidence. On l'arrêta. Jeté en prison, l'horreur de la mort qui l'attendait ébranla d'abord sa constance ; mais Jean Morel. détenu dans le même cachot, lui inspira de si vifs remords de sa faiblesse, que, se surmontant lui-même, il déploya dès lors une fermeté et une présence d'esprit qui frappèrent sesjuges d'étonnement. Crespin nous a conservé en partie son interrogatoire. Nous y remarquons cette comparaison de Jésus- Christ et du pape : Jésus-Christ a été couronné d'épines, le pape est couronné de trois couronnes ; Jésus-Christ a lavé les pieds de ses apôtres, le pape fait baiser et adorer sa pantoufle, et « ainsi au long, ajoute Crespin, il faisait antithèse de Ji'îus-Christ au pape, pour montrer qu'il était vraiment antechrist. ■ Ses juges lui ayant objecté qu'il n'était qu'un âne qui n'entendait rien à la sainte Ecriture :« Bien, leur répondit-il, prenez le cas que je ne suis qu'une bête et un âne ; mais n'avez-vous jamais lu que Dieu ouvrit la bouche de l'ànesse du prophète Balaam pour la faire parler contre lui? Si Dieu a ouvert la bouche d'une bête, êtes-vous ébahis maintenant s'il ouvre la mienne pour me faire parler contre les faussetés et mensonges que vous semez entre le peuple de Dieu ? » Excommunié et déclaré hérétique par le tribunal ecclésiastique, Barbeville fut livré au bras séculier et enfermé à la Conciergerie, le 3 mars 1560. Dès le 6, la Grand'Chambre rendit son arrêt qui

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