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BARBOT

des Rivières , de Saint-Sauveur, de Sillac, de La [Trésorière , du Treuilgras, du Verger et du Vivier. = Armes : au chevron accompagné d'un crabe en tête et d'un batelet ou barbot en pointe (cachet de lettre, 1683). — Alias : au chevron accompagné de trois crabes, 2 et 1.

4. Jacques-François Barbot [Haag I, 239] bourgeois de La Rochelle et Perrette Bonnesseau, sa femme, eurent entre autres enfants : René, qui devint pair de la Commune, se convertît à l'Évangile, nous ne savons à quelle époque ; Jacques, sieur de l'Ardenne, pair en 1571, trésorier de la commune en 1577, échevin en 1579 et maire de La Rochelle en 1581 ; Jean, sieur du Treuilgras, pair en 1571 et plus tard échevin. Ce dernier avait épousé en premières noces, au temple, Mathurine Bousseau (ou Brussault), en secondes noces Marie Bouton, et il mourut le 6 mars 1594. De son deuxième mariage, il laissa six enfants, et du premier trois fils : Jacob et Jean, chefs d'escadre des Rochelais sous Henri de Coligny et Jean Guiton, puis Anos, le personnage le plus connu de cette nombreuse lignée. Jean, écuyer, sieur de Buzay et du Verger, pair de la commune en 1589 et maire en 1610, avait épousé, 1597, Suzanne Tallemant, qu'il perdit très-peu de temps après, et s'était remarié, 1er décembre 1602, avec Sara Baudier, qui lui donna dix enfants :

Suzanne, Abraham, Abdias, Daniel, Jehan, Zacharie, lsaac, Jacob, Marie et Jehanne. Il mourut en 1625.

5. Amos, baptisé au temple de La Rochelle le 9 nov. 1566, est qualifié : écuyer, sieur du fief Montauzier, avocat au siège présidial, juge de la mairie, et par lettres royales du 16 septembre 1589, bailli du grand fief d'Aunis. Pair de la commune depuis 1599, il fut député par ses concitoyens, en 1601, à l'assemblée politique de Ste-Foy; en 1605, à celle de Chàtellerault ; en 1611 à celle de Saumur, et fut plus d'une fois envoyé pour solliciter auprès duroiHenriIV.Enl610, il fut « coélu » du maire, son frère Jean, et en 1622 membre de la chambre de justice. Il avait épousé, 25 mai 1591, Esther, fille du notaire Salleau, et mourut, sans enfants, en 1625. On a de lui une

chronique, restée manuscrite, dont l'original se conserve à la Bibl. nat. (mss S. Germ. franc. N° 1060, nunc 18968). En voici le titre : Invantaire des tiltres , Chartres et actes concernant les ■privilèges, octrois, concessions, usances et longues observances de la ville de La Rochelle, des maire, échevins, pairs, bourgois et habitans d'icelle, plus de son pays d'Aulnis et gouvernement, etc.

Dans cet ouvrage , l'auteur raconte , année par année, d'après d'anciennes chartes ou d'autres documents authentiques, tous les événements arrivés à La Rochelle depuis 1199 jusqu'à 1575.

L'oratorien Arcère lui rend ce témoignage qu'il s'y montre écrivain sincère, ingénu et impartial. On trouve, en outre, à la Bibl. nat. (mss. anc. fonds fr., n° 9576, 3, 4; nunc 4797) une copie fidèle de cette chronique. L'exemplaire qui existe à la biblioth. de La Rochelle n'en est que la reproduction. Ce vieil historien, qui n'a jamais été publié n'est pas sans utilité ni sans mérite; mais ses dires ont besoin d'être vérifiés parce que la science de son temps, en matière d'histoire , était bien arriérée encore.

Nicole Gilles et Belleforestsont pour lui des autorités auxquelles il fait plus d'un emprunt. Du moins peut-on lui rendre ce témoignage que son livre est trèsprécieux pour l'histoire de La Rochelle et ajouter, comme le fait le père Arcère de l'Oratoire (Hist. de La R. et d'Aunis, 1759; I, 569) que c'est un annaliste respectable.

6. Pendant le cours du XVIIe siècle on voit la famille Barbot prospérer, soit en restant à La Rochelle dans le commerce ou d'autres professions et les charges municipales, soit en s' étendant ailleurs. Ainsi Pierre Barbot, sr du Jard, chirurgien, s'allia avec une famille d'artistes en épousant au temple de Charenton, fév. 1630, Marie fille de Ferdinand Elle; Jean Barbot, sr de La Brisaye (lisez probablement dé Buzay), 63 ans, est enterré au cimetière des SS. Pères, oct.

1654; Jacques, banquier à Paris, fils de Jacques sr de Treuilgras et de Louise Elle, épouse à Charenton, juin 1682, Constance fille de Jean Beck résident de Brandebourg. Jacques, fils de Daniel, assesseur criminel à La Rochelle, était

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