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BARBOT

avocat au Conseil privé du roi ainsi que son frère, Siméon-Joseph, dont le portrait a été gravé en 1691 par Von Schuppen ; tous trois portèrent le titre de seigneurs de l'Ardenne; le dernier avait sans doute changé de religion, de même que Gabriel Barbot {Bull. IV. 193) peintre du roi en 1096. A 1* époque de la Révocation, en effet, les uns prennent ce parti, les autres préfèrent s'expatrier.

T. Un Jean Barbot figure dans les listes de naturalisation de réfugiés protestants à Londres en 1686, un Jacques en 1688. Susanne Barbot. 71 ans, veuve d'un marchand de l'ile de Ré, est sur la liste des assistés de Londres en 1702. On voit encore figurer sur ces listes Jacob et Elisabeth Barbot en 1721. ■ Jean, et Marie Jourdaine, sa femme, de La Rochelle, naturalisés Anglais le 16 juill.

1696. » Ces derniers sont encore représentés de nos jours par un de leurs descendants M. Thomas Barbot Beale. juge dans le comté de Suffolk (Agnew II, •231; III, il. 46, 57. -205).

8. Les registres de l'état civil de La Rochelle offrent encore nombre d'indications analogues : Pierre Barbot quitte la France à la Révocation et ses biens, confisqués, sont mis en régie par le domaine royal. Les familles de Jacques et Gédéon Barbot (ou Barbaud), marchands à La Rochelle, u sont sorties du royaume le 12 oct. 1687 et se sont retirées dans les pays étrangers » laissant des maisons à La Rochelle et à S.-Rogatien estimées

15 livre=. David Barbot, sieur de la Richardière, né en 1616, marié en à Renée Caillaud, a entre autres enfants Jacques, sieur de la Porte et de la Richardière, qui était expatrié et avait pour fils David, né en 1659. marié en i Marie Brevet et qui mourut aux iles d'Amérique » en 1698; Voy. aux Archiv. de la Charente (Richemond .

9. Un Barbot de La Porte s'était enfui de La Rochelle, en 1690, y laissant trois filles (E 3376), et l'on retrouve plus tard l'une d'elles. Anne Barbot de laPorte.de La Rochelle, obtenant. 17-29. un certificat de catholique (Tr 254). Peut-être le père est-il le même dont Erman et Reclam (IX, 175; disent :« Jacques Barbot de La Porte fut employé par le Grand Electeur dans l'établissement de la com-

pagnie d'Afrique. Un de ses petits-fils est (1799) directeur de la Compagnie pour la pêche du hareng. » — Une des branches les plus distinguées de la famille est celle des Barbot de La Trésorière qui s'établit en Angoumois et qui embrassa aussi le catholicisme par contrainte. Elle a encore aujourd'hui plusieurs représentants à La Rochelle. L'un de ceux qu'elle a perdus naguère, le vicomte Marc-André Barbot de La Trésorière, était homme de lettres et a publié ou du moins commencé la publication à: Annales historiques des provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois (in-8°, 1857) qu'il avait en partie écrites «dans les intérêts de la réforme religieuse ». suivant sa propre expression (Lettre à MM. Haag, janv. 1856).

10. L'un de ceux que nous avons nommés comme ayant passé en Angleterre, Jean fugitif à la Ré vocation, javec son frère et son neveu, l'un et l'autre nommés Jacques, fut un voyageur célèbre ,Haag 1, 240]. Jusqu'en 1682 il avait été au service de la compagnie franc, des Indes qui l'avait chargé, à différentes reprises, d'inspecter ses établissements sur la côte d'Afrique et dans les Antilles. Après avoir quitté sa patrie, il consacra ses loisirs à écrire la Description des côtes occidentales d'Afrique et des contrées adjacentes, qu'il traduisit lui-même en anglais. Cet ouvrage intéressant a été inséré sous le titre : A description of the coasts oj north and of south Guinea. and of Efhiopia inferior, tulgarly called Angola, dans le cinquième vol. des Voyages de Churchill (Lond., 1732, 7 vol. in-fol.). Barbot y décrit les mœurs, les usages, la religion, le gouvernement des peuples qu'il a visités. Tout ce qu'il rapporte comme témoin oculaire est d'une fidélité scrupuleuse: mais on ne doit pas la même confiance à ce qu'il emprunte aux récits des voyageurs qui l'avaient précédé, d'autant plus qu'il ne fait pas toujours connaître ses sources. Sa description de l'Afrique va jusqu'à l'année 1682, époque de son dernier voyage. Dans un supplément assez considérable, il raconte sur la foi d'autres voyageurs, et d'après ses propres correspondances, les événements survenus dans ces contrées jusqu'en 1708. Il y a

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joint le Journal d'un voyage fait par son frère au nouveau Calabar, et la description d'un voyage de son neveu à la côte d'Angola, ainsi que des instructions nautiques sur la route à suivre de La Rochelle aux côtes de l'Afrique , et quelques notions sur Cayenne et les Antilles. 11 épousa en 1690 (Agnew II, 238) Charlotte-Susanne, fille du pasteur Laurent Drelincourt doyen d'Armagb.

11. Il y avait un grand nombre de familles du nom de Barbot en Anjou.

Gél. Port, dans son Dictionn. de Maineet-Loire, en cite onze. C'est à l'une d'elles qu'appartenait Girard Barbot, de Saumur, assisté à Genève d'un demi-écu et de quelques habits en 1709.

12. Un capitaine Barbot est inscrit, en 1686, parmi les réfugiés de l'élection d'Arqués dont on saisit les biens. — Jacob, «confesseur1,» assisté à Londres en 1702, est probablement le même qui l'était encore en 1706 en ces termes : « Jacob Barbot, de Normandie, 75 ans, médecin. »

Ce dernier est probablement le même aussi à qui les auteurs de la Biblioth. Anglaise, journal littéraire qui se publiait à Amsterdam, ont consacré (t. VII, année 1720, p. 538) un article pour annoncer un opuscule de 41 pag. in-4° qui avait paru à Londres, en 1714, sous ce titre : « Le médecin chrétien et sincère ou considérations préliminaires et générales sur les deux traités de la médecine du corps et de l'âme, par J. B. D. M. (J. Barbot, doct. médecin). » L'article dit que l'auteur, autorisé par 56 ans de pratique dans son art, a voulu par cette publication d'essai se recommander tant au public qu'aux éditeurs et qu'il faut louer la saine vigueur d'un homme de 85 ans qui propose avec cette fermeté, d'abord un traité des maladies du corps et des remèdes qui leur conviennent, puis, à la suite, un traité « des divers états de corruption ou de dérangement des malades spirituels», auquel il ajoute des formulaires de consolation et de prière.

BARBOTIN (Daniel), juge, ancien de l'église de Thors, député au synode de Jonzac, 1078.— (David), de Surgères, 55 ans, tonnelier, reçoit à (lenève un

1 Voy. col. 70, note \.

viatique de 8 écus pour passer en Angleterre, 1705; inscrit la même année à Londres parmi les assistés.

BARBOU (Chaeles% réfugié à Amsterdam en 1670 (Arch. n. E, 3356). .

BARBUOT (Claude), cordelier de Dijon voulant abjurer, assisté à Genève,

BARBUSSE (J.), du Languedoc, galérien, 1686. — (Antoine), étudiant en théologie de la province du Bas-Languedoc, en 1769, fut consacré en 1778. Il desservit successivement Lunel, Montarem, Saint-Quentin et surtout Gailargues où il était encore en 1790 (Pradel).

BARBUT (Jean), capitaine huguenot de Montpellier, 1595. — (Josué), étudiant en théologie à Nîmes, 1601 ; probablement le même qui était ministre d'Aumessas en 1619. — Un autre, ancien de Saint-Gilles, assiste au synode provincial du Bas-Languedoc, 1665. — (David), riche propriétaire et ancien de l'église à Marsillargues, né en 1638, marié, 1668, avec Marguerite Bernard, dont il eut deux fds : David et Isaac, plus une fille; remarié, 1685, avec Dauphine Peyre, dont il n'eut point d'enfants. En 1686, il s'enfuit avec sa famille et put gagner Berne où il séjourna six années, puis Berlin, puis vingt ans après l'Angleterre où il mourut. On a quelques détails sur les angoisses de son départ, écrits par son compatriote et parent Jean Durand, compagnon de sa fuite, et l'on a conservé treize lettres écrites par lui de 1688 à 1708, dans lesquelles éclatent son pieux courage, son désintéressement et sa résignation au milieu des amertumes de l'exil. Ces lettres qui font bien comprendre la misère matérielle des réfugiés français dans les villes étrangères, leur entassement et la peine qu'ils avaient à se procurer pour eux et leurs familles le pain de chaque jour, ont été développées par M. Phil. Corbière dans une série d'articles, publiés par lui sur Durand et Barbut dans la Revue intitulée « Chroniques du Languedoc » ( 1876). Voy.

aussi Bull. X, 67; XIV. 2Q2, — David Barbut, fds aine du précédent, rentra à Montpellier dès 1686pour sauver son patrimoine, et s'y maria, demeurant protes-

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tant de cœur; aussi subit-il comme mauvais converti plusieurs condamnations, notamment trois années de bannissement et 100 liv. d'amende, 1698. —(François), de Meyrueis en Cévennes, et Claude, du Languedoc, assistés à Genève, 1698 et 1700. — (Guillaume), négociant, naturalisé Anglais en 1690, se réfugia en Amérique; il habitait Boston, en 1696 et Rhode-Island en 1707. — Un Barbut, de Ximes. fut emprisonné pour la religion en 1746, et un Etienne Barbut était directeur de l'hôpital français de Londres, en 1763.

BARD (Jacques), pasteur de Mausé en Aunis {Bull. IV, 34;. — (Jacques), du Dauphiné, galérien, 16*5.— Moïse), de Mens en Dauphiné, assisté en passant à Lausanne, 1692; (Anne), id. allant en Hollande, 1

BARDE (Jean), de Corps en Dauphiné, assisté à Genève où son père venait de mourir à l'hôpital, 1688. — ^Marie veuve de Jacques), de Bosfres en Vivarais, avec 4 enfants, assistée à Londres, 1702-1706.— François, 61s de Pierre, originaire de Valence, reçu bourgeois de Genève le 2? août 1721 avec ses trois fils Pierre-Marc, Jean-François et Jean-Daniel. Sa famille, qui a donné plusieurs membres à la m trature genevoise, est aujourd'hui n sentée par M. Jean-Charles Barde, ancien pasteur, président de la Société des missions de Genève et par ses 01s Jean- Edouard, pasteur à Yamleuvres, et Jules-Auguste, docteur en médecine.

— Jacques Bardes et Sara de Prat, sa temme, à Castres, !

BARDEA1' (Jacob), à Paris, 1621 (Bull. IV, 91). — (Isaac), né à Montauban, 14 juin 1639, -appartenait à la famille du précédent. Sa mère Abigaïl Bérauld était fille de Théophile, iils aine du célèbre Michel Bérauld. Il fut Quercy, d'abord de Genebrières, 1667, puis de Xegrepelisse.

et deReyniès de 167 là l'avait épousé, i juill. 1670, Hélène Garrisson, fille d'un bourgeois de Montauban. A la Révocation, il se réfugia on Angleterre où il obtint la naturalisation,

1. BARDEL, massacré à Orange, 1570. — (David). d'Uzès, « nouvelle-

ment sorti de France et ayant fait réparation, » est assisté, à Lausanne, novembre 1698.

•2. BARDEL, famille noble du Dauphiné. =■ Armes : de gueules à la couleuvre ondoyante, couronnée, en pal, d'or ; alxàs de gueules au basilic ailé et tortillé d'argent, couronné d'or.

Georges de Bardel. sr de Montrond.

Remollon, Théus et Mereuil. fils d'Etienne et de Suzanne Martin de Champoléon, né vers 1540. épousa Françoise de Pierre, à Orpierre, en 1593, et testa le 24 juin 1619. Il fut capitaine de cavaliers sous les ordres de Lesdiguières. signa, en 1575, la lettre de protestation d'une partie des gentilshommes dauphinois contre le procès fait à Mont brun, 1581, et fut l'un des défenseurs de La Mure contre le duc de Mayenne. Les historiens font le plus grand éloge de sa valeur et le nomment simplement Montrond. Il laissa deux fils, dont l'un nomméCésar, mort en 1658 à Serres, et plusieurs filles ; l'une d'elles épousa André Armand de Chàteauvieux (voy. col. 349). — (Pierre), frère du précédent et capitaine comme lui, fut tué au siège de La Mure: il avait aussi pour femme une demoiselle Martin de Champoléon et laissa un fils, de même prénom, qui fut encore un courageux officier. — (Honoré), sieur de la Plaine, coseigneur de Mereuil, également frère des précédents, servit aussi dans les guerres de religion. Il épousa Baptistine de Rome, et mourut en 1590 : il ne parait pas avoir laissé de postérité. — Sur un registre de l'église de Serres, le baptême d'Alexandre, fils de Jean de Bardel, sr de Montégut et de Lucrèce de La Tour, fév. 1655.

— Pierre de Bardel, sr de la Plaine, capitaine, se déclarant réfugié de Maison en Provence, est admis à la bourgeoisie de Xeufchastel. 1710 (Bull. IX, 466).— Joseph de Bardel, après avoir servi en France comme enseigne au régim.d'Armenonville, était, en 1744, réfugié pour la religion et lieutenant au régim. de Mùnchow en Prusse

1. BARDET. Jean et George Bardet, frères, de Vaulvpierre enDauphiné, «faiseurs de draps. » reçus habitants de Genève, juin 1550. — (La femme d' Alexandre) et son enfant, assistés à Genève.

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