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BARON

ministère. Chassé parles catholiques, en 1571, il se retira à Meauzé près La Rochelle où il termina sa carrière, en 1590. Il avait eu une fille que baptisa, fév. Jean Boisseul, son collègue de Guérande. — Gilles Baron, sieur de La Perdrilaye et François Baron, sieur du Coudray.

son frère, déclarés usurpateurs de noblesse et condamnés à 400 1. d'amende, 15 sept. 1669.

3. BARON (. ..»«), seigneur de Malportel [Haag 1, 260] , viguier de Pamiers lors de la sédition qui ensanglanta cette ville, en 1566. Cette sédition fut excitée, nous raconte Olhagaray, « par un petit mutin et séditieux homme de peu, trop néantmoins puissant en vices, qui, pensant relever sa misère et pescher au bourbier du désordre, se résolut aux carrières naves de dresser les danses publie; On sait que la reine Jeanne les avait sévèrement défendues par ses édits. Pour se faire une juste idée de cette mesure qui pourrait paraître trop rigide, on doit dire que « c'était l'usage dans le royaume do Navarre, que les jours de srandes fète.s, le peuple à la suite des processions courut par les rues, précédé de bannièiansant, mangeant et buvant jusqu'à l'ivresse. La populace effrénée se livrait alors à des joies licencieuses et les manifestait dans des danses dont l'obscénité révoltait également la pudeur et la raison » Hist. de J. d'A. par M e Vauvilliers). C'est cet usage que Jeanne d'Albret avait voulu déraciner. Trop faible pour faire respecter son autorité, le viguier de Pamiers appela à son aide le seigneur de Senier, Ramond La Parre avec d'autres gentilshommes de la Religion, et accompagné d'une nombreuse escorte, il se porta au-devant des bandes tumultueuses qui parcouraient les rues. Les plus échauffés se réfugièrent dans le couvent des Augustins et dans la maison du consul La Brousse où ils se barricadèrent. Désirant éviter l'effusion du sang, Baron envoya le capitaine Sainf-Just jour les engager à ne pas lui opposer une résistance inutile, mais un coup de feu tua le parlementaire. L'indignation des protestants ne connut plus alors de bornes : ils incendièrent la maison où les rebelles s'étaient enfermés, et tous ces malheureux périrent dans les

flammes. Tel est le récit d'Olhagaray.

Davila présente ce déplorable événement sous un autre jour. Selon lui, ce fut par les intrigues de la reine de Navarre que les Huguenots prirent les armes à l'occasion de la procession du Saint-Sacrement: ils attaquèrent les catholiques, massacrèrent les prêtres, détruisirent et brûlèrent les maisons. On sait que, quand ii s'agit de peindre les

g des Huguenots, l'historien de nos guerres civiles ne se fait pas scrupule de rembrunir ses couleurs. Ce qui parait certain, c'est que dans cette circonstance, comme dans mille autres, les haines religieuses entraînèrent l'un et l'autre parti aux actes les plus criminels.

Charles IX ayant appris ce qui s'était . donna des ordres sévères pour le châtiment des coupables, mais l'exécution n'en était pas facile. Après d'inutiles efforts pour entrer de vive force dans Pamiers, ses généraux eurent recours à une indigne supercherie : ils persuadèrent aux protestants de se soumettre et de sortir de la ville, leur jurant qu'après cette satisfaction donnée au roi, ils seraient libres d'y rentrer dans trois jours. Ils sortirent donc sans rien emporter de ce qui leur appartenait, pleins de confiance dans la parole des chefs catholiques. Mais à peine furent-ils dehors, qu'on saccagea leurs maisons et qu'on leur défendit, sous peine de mort, d'approcher des murs de la place. Ce ne fut qu'au bout de douze ans qu'ils parvinrent à rentrer dans leur patrimoine.

i. BARON Pierre), professeur à l'université de Cambridge,

- I. •261). Le surnom de Stempamis qu'il prenait, indiquerait qu'il était originaire d'Étampes. Baron fit ses études à Bourges où il prit le grade de licencié es lois. Chassé de sa patrie par les persécutions religieuses, il passa en Angleterre où son mérite lui fit obtenir, quelque temps après, une chaire dans l'université de Cambridge. Partisan des opinions pélaaiennes, il ne vécut pas longtemps en bonne intelligence avec son collègue Whitaker qui avait des idées plus rigides sur la prédestination. La querelle ne tarda pas à passer de l'école dans le temple où, du haut de la chaire évangélique, les deux adver-

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