BARRE — BARRÉ
1773: à Nîmes, 1803 (Bull. XIX, 33).
4. BARRE Adrien), Nantes, 1664. — (Jacques), pasteur à Nîmes, puis à Nantes, fit partie de la municipalité de cette dernière ville élueconstitutionnellement le "29 janv. 1790. Son nom figure, avec son titre de ministre, sur les planches de cuivre scellées dans les fondements de la colonne élevée à Louis XVI entre les deux cours S. -Pierre et S. -André. Il fut député deux fois à la Convention, avec Letourneur. Admis, ainsi que son collègue, à la séance, il y prononça un discours sur les massacres de Machecoul et supplia l'assemblée de sauver la ville de Nantes alors en grand péril. La Convention décréta l'impression de son discours et félicita les administrateurs de leur dévouement. Le 10 oct. 1793, Barre fut nommé substitut du procureur de la Commune, mais à l'arrivée de Carrier il donna sa démission en la motivant sur un appel qu'il avait reçu de l'église de Bordeaux. Il fut remplacé par ordre de Carrier le 23 brumaire an II (Ya.ub.igaud).
1. BARRÉ, capitaine en Normandie, 1502 [VI, 279 a]. — (Jean) sieur de Passavant, du pays de Bassigny, 35 ans, inhumé à Paris, nov. 1635. — Pierre et Jean) persécutés par l'intendant de Poitou, 1081 (Benoit, éd. de N.;. — La deux filles de M. Barré, seigneur de Bousson, reçoivent à Genève un viatique de Oécus pour aller en Allemagne, 1693. — (lsaac), de Tours, 27 ans et sa femme 30 ans, avec un enfant malade, assistés à Londres, 1706.
2. BARRÉ (Nicolas), o un des plus signalés personnages pour le pilotage et art de naviguer qui fust denostreaage», dit le célèbre voyageur André Thevet.
En 1555, il accompagna Durand de Yil-
non au Brésil et remplit dans la colonie les fonctions de lieutenant du gouverneur. C'est le titre que lui donne Léry, l'historien de l'expédition. De l'île ou fort Cohgny, Barré écrivit un o Discours sur la navigation du chevalier deVillegagnon » qui, publié d'abord à Paris en 1558, puis traduit en latin, a été inséré dans la collection des voyages de Bry sous le titre a Exemplar duarum litterarum. » On ignore à quelle date Barré quitta l'Amérique méridionale et revint
en France. En 1561, nous le trouvons dans la Floride avec Jean Ribaul. Il fut l'un des vingt-six que celui-ci laissa à Charles-Fort sous les ordres du capitaine Albert (col. 86). Celui-ci ayant été tué, 1562, par ses hommes mutinés, Chauveton rapporte que ceux-ci « élisent un nommé le capitaine Nicolas pour leur chef qui s'en acquitta si bien qu'ils vécurent paisiblement pendant qu'ils furent là. » On lit au même propos dans Charlevoix : « Le choix que l'on fit d'un successeur fut plus sage qu'on ne devoit l'attendre de gens dont les mains fumoient encore du sang de leur chef. Ils mirent à leur tête un fort honnête homme nommé Nicolas Barré, lequel par son ordre et sa prudence rétablit en peu de temps la paix et le bon ordre dans la colonie. » La famine ne tarda fias à se faire sentir dans cette petite troupe. On se décida à repasser en France dans une misérable embarcation et, après des souffrances inouïes, les infortunés parvinrent à prendre terre en Bretagne. Il y a toute apparence que Barré vit l'Amérique pour la troisième fois dans le second voyage de Ribaut en Floride, l'an 1565, et qu'avec tant d'autres il y trouva une fin tragique. Cest du moins ce que dit Thevet, qui en le mettant au nombre des plus habiles marins de son temps, ajoute que les Espagnols l'ont « fait mourir en la Floride » P. Roget).
3. BARRÉ, nom d'une famille protestante de Pontgibaud, près La Rochelle, dont plusieurs membres s'établirent en Irlande vers 1721. Pierre Barré, laissant en France son frère, Jean, qui mourut sans enfants en 1700, alla fonder à Dublin une grande fabrique de toile et devint alderman de cette ville. 11 épousa dans sa nouvelle patrie une courageuse fugitive, aussi de Pontgibaud, MUe Rabotteau et en eut un fils nommé Isaac né en 1720. Isaac Barré devait d'abord étudier la jurisprudence, mais il préféra les armes. Pendant la guerre d'Amérique le général YVolfe lui fit obtenir le grade de major. A la prise de Québec, son protecteur fut tué, lui-même perdit un œil ; mais il n'en continua pas moins sa carrière. En 1701, il était adjudant-général et gouverneur de Stirling. Cependant sur les instances de i. -29