‹ La France protestanteChapitre 24 sur 303 · ALARD — ALBA · texte numérisé non relu

ALARD — ALBA

nève, 0 déc. 1585. — (Jean;, de Mirepoix, étudiant à Genève, 1591. — (Antoine), fermier à Senas en Provence, massacré 1562 [X, 470]. — (Madelaine), femme d'Adrien Charnier, v. 1650 [III, 323 b].

— (Jacob), de Vendôme, id. 1623. — Un grand nombre de familles dauphinoises et provençales de ce nom passent à Genève de 1691 à 1717, la plupart pour se réfugier en Allemagne. Aussi Pierre Alart, de Sedan, réfugié à Berlin, 1698.

— Matelin Alart, naturalisé anglais, 21 mars 1682. — Elisabeth Alard, assistée a Londres, 1721.

ALARD1, pasteur à Jesne(ouGesne?), vers 1567 {Bull. IX, 295).

ALARD1N (Élie), à Montignac [II, 185 b, note].

ALARDY (Jehan), de Mirepoix, reçu habitant de Genève, 14 juin 1557.

ALARET (Jacques), de Milhau, étudiant à Genève. 1677. — (Pierre, fils de Pierre), « de Milhau en Rouergue, »

reçu bourgeois de Genève le 29 juin 1711.

,1. ALARI ou ALARY(q.q.f. ALL), (François), consul de Castres, 1585 [V, 191 b; VU, 92 a]. — avocat, 1596 [III, 218]. - Anne[I, 200]. — Olympe, [II, 259]. — Voy. encore [VII, 292 b, 375 b]. — Philippe d'Alary, seig. de Tanus, fds d'Olympe de Raba s te ri s- Paulin (veuve de George d'Alary -Tanus), épousa, 18 fév. 1613, Marguerite d Hébrail, fille de Marguerite de Blanquefort ( veuve de Jacq. Hébrail , seigr de Royre ). — Pierre Alary , seigr de Blanc, dioc. de Lavaur, fils de Jean- Jacques , sieur de Tanus et Blanc, et de Françoise du Base des Isles-Maison, épousa, 30 août 1680, Lucr esse de Comte fille de maître Jean Comte, receveur au grenier à sel de Sommières. (Pradel.)

2. ALARY (Jean), d'Issoire en Auvergne, orfèvre, reçu habitant de Genève vers 1625. — (Paul), de S.-Affrique, maître forgeron, réf. à Genève, 1693. — (Jacques), avec sa femme et un enfant, 1708. — (J.-B.), de Moustié en Provence, 1709, réfugiés et assistés à Genève. —

— Jean Allary et sa femme, assistés à Londres, 1721.

3. ALARY (Jean), docteur et référendaire à la chambre de l'édit de Languedoc, puis juge d'appeaux de Castres en 1623, exerçait encore cette charge en 1650.

Nous ne saurions dire quels rapports de parenté existaient entre notre Jean d'Alary et l'avocat du même nom qui dédia à la reine Marguerite le premier Recueil de ses Récréations poétiques...

Paris , 1605. Ce dernier, auteur de plusieurs autres ouvrages, était aussi originaire de l'Albigeois. Au reste, la famille Alary était très-nombreuse à Castres, comme le témoignent les registres de l'état civil des protestants du XVIIe siècle, conservés au greffe du tribunal de cette ville.

La femme de Jean d'Alary, Marguerite de L'Espinasse, ne lui donna que des filles. (Pradel.)

Alaudanus. Voy. L'Alouette.

ALAUMONT (Daniel d), sieur de Bantheville, v. 1640 [II, 137 b]; — (Françoise d'), sa fille [Ibid. et III, 434 aj.

AL A URINE (Isaac), au village d' Annov (Picardie), 1700 [IV, 299 a].

ALAUZI (Louis), galérien, 1687 [X, 410J.

ALAVOINE (Isaac), Saint-Quentin, 1679 [IV, 356b]. — (P.- Abraham), exilé, 1741 [IX, 91 a]. — (Pierre), directeur de l'hospice des réfugiés fr. à Londres, 1761.

1. ALBA (Martial), étudiant, natif de Montauban, martyr à Lyon, le 16 mai 1553, avec quatre de ses condisciples : Pierre Ecrivain, de Boulogne en Gascogne; Bernard Seguin, de la Réole en Bazadois ; Charles Favre , de Blanzac dans l' Angoumois, et Pierre Navihères, de Limoges [Haag I, 22].

Ils nous ont laissé la relation de leur arrestation et de leur jugement : « Après avoir demeuré, écrivent-ils, plus ou moins de temps à Lausanne, et nous être adonnés à l'étude des lettres tant divines qu'humaines, avant la fête de Pâques nous arrêtâmes entre nous de nous en aller, Dieu aidant, tous ensemble vers nos pays, selon les lieux d'où chacun de nous est natif, et ce pour servir à l'honneur et à la gloire de Dieu, et communiquer le petit talent que Dieu a donné à chacun de nous en particulier à ses parents, pour tâcher de les amener à la même connaissance que nous avons reçue de son fils J.-Ch., et aussi à tous ceux que notre bon Dieu eùl voulu appeler à soi et à la connaissance

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de sa vérité par notre moyen. » Leur résolution ayant été approuvée par l'église de Lausanne, ils se mirent en route, en passant par Genève : mais dès le lendemain de leur arrivée à Lyon, ils furent, tous cinq, arrêtés par les soins du prévôt de cette ville. « Et sans que nous eussions aucunement dogmatisé, continuent-ils, ni fait aucune chose contre les ordonnances du roi [Henri II, sans nous faire connaître notre partie adverse, et sans nous montrer aucunes informations, nous fûmes, contre tout droit de justice, menés aux prisons de M. l'official (1er mai 1552). » Interr le jour même, sur les divers points de controverse entre les deux Eglises rivales, ils maintinrent avec chaleur, et sans jamais varier dans leurs réponses, les doctrines orthodoxes de l'Eglise réformée. Crespin nous a conservé dans son Martyrologe leurs confessions de foi, que le juge leur avait permis de mettre par écrit. Enfin après plusieurs interrogatoires, comme ils persistaient dans leurs croyances, ils furent condamnés par arrêt de l'official à être livrés comme hérétiques au hras séculier :

arrêt dont ils interjetèrent appel comme d'abus. « Après la sentence de notre dit appel, écrit l'un d'eux, ils pensèrent enrager de grande colère. » Le juge Melier se plaignit vivement de ce qu'on ne faisait pas prompte justice de ces hérétiques ; mais l'official Buatier le rassura en lui disant : « Ils seront aussi bons d'ici un mois que maintenant. »

Ce ne devait être en effet qu'un sursis ; mais l'arrêt de la cour du parlement de Paris ne fut pas rendu avant le mois de février de l'année suivante. Durant ce temps, les cinq détenus jouirent au moins de la liberté précieuse de pouvoir converser ensemble, le Ions du jour, et même de correspondre avec leurs parents et leurs amis, au nombre desquels ils s'estimaient heureux de compter Viret et Calvin. Leurs lettres, qui se sont conservées, sont pleines de ferveur et de pieuse résignation. « Notre bon Dieu ne nous laisse point, disait Pierre Ecrivain à un de ses amis , il nous console et nous fortifie plus que jamais, tellement que ni menaces, ni tourments, ni mort ignominieuse ou cruelle qu'on

nous présente , ne nous peuvent faire perdre courage ni quitter la place à notre ennemi... Et considérant la cause que nous maintenons et à qui nous avons affaire, nous avons attendu notre délivrance plutôt par la mort que par la vie... •>

Vers le mois de février 1553, on les transféra à la prison de Roanne, où ils apprirent que leur mort était arrêtée.

Mais par suite de l'intercession des Seigneurs de Berne, ou pour tout autre motif qu'on ignore, leur exécution n'eut pas lieu avant le 16 mai. Ce jour-là, vers les deux heures de l'après-midi, on les tira de leur cachot « revêtus de leurs robes grises et liés de cordes. » Nous empruntons à Crespin le récit de leur supplice, en rajeunissant un peu son style. « Ayant été mis sur une charrette, dit-il, ils commencèrent à chanter le psaume XIe : De tout mon cœur t'exalterai, etc. Et quoiqu'on ne leur donnât pas le loisir de l'achever, ils ne cessèrent pas d'invoquer Dieu... Aux sergents et satellites qui souvent les troublaient, les menaçant s'ils ne se taisaient, ils répondirent par deux fois : « Nous empêcherez-vous, pour si peu que nous avons à vivre , de louer et d'invoquer notre Dieu? y> Etant arrivés au lieu du supplice, ils montèrent d'un cœur allègre sur le monceau de bois qui était autour du poteau. Les deux plus jeunes d'entre eux montèrent les premiers l'un après l'autre, et après avoir dépouillé leurs robes, le bourreau les attacha au poteau.

Le dernier qui monta fut Martial Alba, le plus âgé des cinq, lequel avait été longtemps à deux genoux sur le bois, priant b1 Beigneor. Le bourreau ayant attaché les autres, vint le prendre étant encore à deux genoux, et l'ayant soulevé par les aisselles, il voulait le descendre avec les autres ; mais il demanda instamment au lieutenant Tignac de lui accorder une grâce. Le lieutenant lui dit : «Que veux-tu? » Il lui répondit: «Que je puisse baiser mes frères avant que de mourir. « Le lieutenant le lui accorda, et alors ledit Martial étant encore audessus du bois, en se baissant, baisa les quatre qui étaient déjà liés et attachés, leur disant à chacun : « Adieu, adieu, mon frère! » Alors les quatre autres,

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retournant leur cou, s'entre - baisèrent aussi, en se disant l'un à l'autre les mêmes paroles : « Adieu, mon frère! » Gela fait, après que Martial eut recommandé ses frères à Dieu, et avant que de descendre et être attaché, il baisa aussi le bourreau en lui disant ces paroles : « Mon ami, n'oublie pas ce que je t'ai dit. «Ensuite il fut lié et attaché au même poteau, et alors ils furent tous entourés d'une chaîne autour dudit poteau. Or le bourreau ayant eu charge des juges de hâter la mort de ces cinq étudiants, leur mit à chacun une corde au cou, et toutes les cinq se rendaient à une grosse corde qui était sur un engin mù par des poulies, afin de les étrangler plus tôt. C'est pourquoi le bourreau, après avoir graissé leur chair nue et jeté dessus du soufre pulvérisé, et après avoir fait tous les apprêts, comme il pensait hâter l'exécution au moyen dudit engin, le cordage, fut incontinent consumé par le feu, tellement que ces cinq martyrs furent entendus quelque temps prononcer et réitérer à haute voix ces paroles d'exhortation : « Courage ! mes frères , courage! » Ce furent les dernières paroles entendues du milieu du feu, qui bientôt consuma les corps desdits cinq vaillants champions et vrais martyrs du Seigneur. » Dans une lettre adressée à ces martyrs, Calvin écrivait : « Puisqu'il plait à Dieu de vous employer jusqu'à la mort pour maintenir sa cause, il vous tiendra la main forte pour combattre constamment, et ne souffrira pas qu'une seule goutte de votre sang demeure inutile. Et bien que le fruit ne s'en aperçoive pas sitôt, toutefois il en sortira avec le temps plus abondant que nous ne saurions dire. » En effet , leur exécution n'avait pas encore eu lieu, que déjà un malfaiteur nommé Jean Chambon, détenu avec eux, s'était converti. Un sixième étudiant, nommé Louis Corbeil, arrêté avant eux, fut associé à leur captivité, mais ne fut pas supplicié parée qu'il fut prouvé qu'il était né sujet de Berne. Dans le courant de la même année, Pierre Bergier, pâtissier de Bar-sur- Seine, établi à Genève, Matthieu Dymonet, de Lyon, Louis- de Marsacet son cousin, gentilshommes du Bourbonnais, >/)p Grarot, de( lie n-sur-Loire, mon-

tèrent sur le bûcher, et bientôt après la place des Terreaux fut, encore témoin du supplice de Richard Le/èvre, de Rouen, orfèvre, et de Claude de La Canesière, de Paris, « excellent joueur d'instruments de musique, » qui fut arrêté à Lyon, au mois de mai I T> 3 f i , comme il se rendait avec sa famille à Genève pour y professer librement sa religion. Tous montrèrent en mourant le même courage, la même constance ; tous aussi nous ont laissé des professions de foi ou des lettres écrites pendant leur captivité, dans lesquelles respire un saint enthousiasme.

Le Martyrologe de Crespin a fourni tous les renseignements qui précèdent; ils ne sont pas les seuls qui existent sur le martyre des cinq étudiants. On conserve à la bibliothèque de la ville de S.-Gall un dossier provenant de marchands saint-gallois nommés Jean Lyner et les frères Zollikoffer, qui se trouvant à Lyon pour leurs affaires au moment'où s'instruisait le procès d'Alha et de ses compagnons, s'unirent aux efforts qui furent vainement faits pour les sauver. Ce dossier précieux1 contient:

1° une lettre de Jean Lyner à la seigneurie de Berne, avec la réponse de Berne en date du 10 juin 1&52, pour le remercier de son intervention et le prier d'avoir soin au nom de la seigneurie que les prisonniers « ne souffrent ni de faim ni de soif; » 2° les comptes du geôlier de Lyon qui avoue sans peine que « ce voyant sire .Jehan Lynard qu'ils estoient mal traitez, » il accorda avec le dit geôlier « de leur bailler une chambre pua* les mettre ensemble tant les susnommez que M. Loys Corbeil, pour chacun des quels auroit promis payer un sou par jour, tant pour la dite chambre que pour les autres services qui leur seroient faicts; » 3° cinq ou six lettres des étudiants à Jean Lyner principalement pour le remercier; trois de Louis Corbeil ; une de Calvm à MM . Zollikoffer. enlin une lettre; de Jean Alba, frère de Martial, qui était alors écolier -

' 11 a été anal;. m? et en partie publié dans un petii écrit intitulé : CorreipOlia'ante inédite des èhiq étudiants iKiutijVi I) ni lés e) l-'jtiii en I5S3 retrouvée dans tabiUtioth. de Fadiaa a .>.-(. ail. lictieu-, licruud, t!W, m 12. Sa pages.

: L'académie de Genève dalo du nioii lie M

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nève et qui écrit pour se faire renvoyer les papiers et les vêtements de son frère en « merciant cent mille foys » Jean Lyner dont il se déclare « l'humble serviteur, frère et amy à jamais (31 juill.

1553). •> Ce Jean Alba fut reçu habitant de Genève le 7 octob. 1555.

■2. ALBA (Jean), né à Montauban le 1 1 sept. 1596 [Haas I, 21 a ; — X. 323. 347:. probablement de la même famille que le martyr, pasteur à Tonnpins 1618- 1623, à Agen 1623-1645. à Sainte-Foy 1645-1650 et peut-être plus tard. Il fut choisi, en 1623, pour représenter la Basse -Guyenne au synode de Charenton , à qui les églises de Bordeaux et d'Agen le demandèrent à la fois pour ministre. Il fut accordé à celle d'Agen et député une seconde fois par sa province au synode national d'Alençon, tenu en 1637. Quelques années après, le maréchal de Turenne l'appela auprès de sa personne en qualité d'aumônier.

L'église d'Agen ne se sépara pas sans peine d'un pasteur qu'elle vénérait; cependant elle avait consenti à te céder au grand capitaine, lorsque celle de Sainte- Foy vint tout à coup s'opposer à son départ en le demandant pour pasteur au synode de Charenton, qui le lui accorda du consentement de Mademoiselle de Bouillon, agissant au nom de son frère.

Jean Alba est auteur de quelques ouvrages de polémique, savoir : I. Apologie pour les sacrements- dr l'Eglise chrestienne contre les additions, retranchemens et altérations du sieur Haraucourf jésuiste et de ses maître»; Sedan, 1634; 2" partie, Sainte-Foy, 1635, m-8°; il y dévoile les altérations introduites par l'Eglise romaine dans la doctrine et les rites du baptême et de l'eucharistie.

II. Apologie pour le sacrifice de la croix (Sainte-Foy, U>36.in-8°. : il y fait ressortir les différences notables qui existent entre le sacrifice eucharistique de l'ancienne Eglise et le sacrifice de la messe. III. La recheute du cèdre ou brie/ et clair indice de cent /autes notables au traitté publié par Cxsar Haraucourt jésuite lorrain; Montauban, P. Goderc, 1635; in-8° m et 12 p.)

Avant celte époque, la République n'avait que son collège de Rive.

3. ALBA (Eue), représenta en 16141a ville de Bergerac dont il était maire, dans les démêlés qu'eurent ses administrés avec les synodes de S.-Maixent et de Privas. Les protestants de Bergerac avaient fondé dans leur ville un collège qui, devenu florissant leur inspira l'ambition de le transformer en académie. Mais les synodes jugeant suffisant le nombre des écoles supérieures qu'on posséda opposèrent énergiquement et Bergerac dut renoncer à ses prétentions [Haag

4. ALBA 'Marc-David . pasteurdu désert, né à Angles en Languedoc.

TIaag 1.21 b\ On sait que, pour échapper aux persécutions, ces pasteurs se cachaient sous des noms supposés. Le nom de guerre d' Alba était La Source ; c'est sous ce nom seulement qu'il est connu comme membre de la Convention. Alba avait étudié à Lausanne: le certificat de sa consécration est du 18 juin 17^4. Le synode provincial du Haut -Languedoc , le 5 mai 1785, lui assigna l'église de La Caune dans laquelle il avait avant sa consécration exercé le saint min.

- accès. Le même synode lui accorda, 3 mai 1787, de permuter avec Lanthois.

pasteur de Roquecourbe etRéalmont. Il i comme secrétaire au synode provincial du Haut-Languedoc, tenu le 1" mai 1788.

Alba était pasteur à Angles, lorsque, en 1791, le département du Tarn le choisit pour son représentant à l'Assemblée législative. Nous nous contenterons de rapporter les faits, en nous abstenant de toute réflexion; mais, pour apprécier ave impartialité la conduite d'Alba dans nos assemblées politiques, nous pensons qu'on ne doit pas le séparer de son . Il avait servi dans cette noble milice du désert dévouée par le pouvoir à tous les supplices, et la violence appelle la violence. Doué d'une mâle éloquence et d'une grande facilité d'improvisation, La Source entraîna plus d'une fois les votes de l'assemblée. Réélu par son département à la Convention nationale, en 1792, il vota la mort du roi: mais, lorsque les appelants au peuple furent en butte aux dénonciations, il eut le courage de prendre leur défense. Ln instant, en avril 1793, il fut président de

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la Convention. Une motion pour l'arrestation du duc d'Orléans, et une attaque violente qu'il dirigea contre Robespierre, au sujet de la pétition des sections de Paris qui demandaient l'expulsion de la Convention de vingt-deux députés, au nombre desquels son nom se trouvait, achevèrent de le perdre. Compris dans la proscription du 2 juin 1793, plus connue sous le nom du 31 mai, il fut condamné par le tribunal révolutionnaire, le 30 octobre, avec les chefs de la Gironde. Lorsqu'il entendit son arrêt de mort, il prononça ces paroles prophétiques d'un ancien : « Je meurs le jour où le peuple a perdu la raison ; vous mourrez le jour où il l'aura retrouvée. » Il fut exécuté le lendemain avec ses collègues. Il avait environ trente et un ans.

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