BATZ
de Genève et de Sardaitme à Amsterdam , qui ont été l'occasion de ce] récit fait par M1Ie Liotard. [* Tournée de M. le pr J.-P. Hugues en Hollande », 1856 :
Bull. Y, 5 8()i. — On trouve en effet mentionnés, de 1660 à 1673, sur la « Liste des nobles protestants » rouennais au XVIIe siècle {Laperséc. faite à V église de Rouen, pub. par M. Lésons, in-4°, 1874) quatre écuyers du nom de Congnard : les sieurs du Coudray, de Rombosq, du Fossé et de Tournebucq audiencier en la chancellerie de Rouen.
BATARAXltX Henri), de Contran s. sralérien, 1756.
BATE RE AU (Estienne). « libraire natifz d'Anjou », reçu habitant de Genève, septemb. 1554.
BATET (Joseph , emprisonné à la Bastille, 1685 |X, 434].
BATEUX ou Batteux (Jean;, de St-Quentin, Picardie, 55 ans, avfemme, Elisabeth, et six enfants, réfugié et assisté à Londres. 1702.
BATIGNE Paul , médecin. L'a mie de Montpellier, où il avait pr:decrés, le nomma membre correspondant, lorsque le désir de professer librement sa religion l'eut décidé à ailtablir à Berlin. H était agréaé au colléee supérieur de cette dernière ville, et médecin des maisons de charité frani lorsqu'il mourut, à la Heur dp l'àee. en t )n a sous son nom : Essai sur la digestion et sur les "principales causas de la vigueur et de la durée de la vin, Berl., 1768, in-12 : Par [Haas II, 18". — Un Batigne, de 1 mont, était réfugié à La Haye en — \ln autre Batigne ou des Batignes, marchand des environs de Castra fugié à Londres en 1706 (Pau
BAT1X (Richard), fut un «les premiers Français qui s'établirent dans la Caroline du Sud; il était propriétaire à Charleston en 167 C. — Jean Bâton et Marie Fosteen sa femme s'établirent à Charleston en 1677. Plus tard, Isaac Bâton u natif de i'Eschelle.en Picardie » se joignit avec sa famille à cette colonie (C. \V. Baird).
BATRY, Elisabeth veuve de Jacob Batry, de Guise, 73 ans, assistée à Londres,
BATSALE, ancien de l'église d'Or-
thez, 1663 (Tt 236).— Zacharie de Batsale sieur de Castilhon, v,
enri de) capitaine au régiment de rre en 1683 [IV, (Ber-
lin à l'époque de la Révocation et incorporé dans les grands mousquetaires de Brandebourg. — Un Batsale, de Pau.
abjure en 1685.
BATTE :'Jeax\ consul de Ximes.
1619; obtient un banc au temple. ' mort, 1643. — Autre, riche paysan des Cévennes, fusillé en 17«V2 [III.
BATTU François, Marianne et Elisabeth Batti ou Baty, assistés à Londres, 17-21.
1. BATTIER, famille originaire de St- Saphorin près Lyon, qui dès la fin du XVIe siècle alla s'établir à Basle et de là fournit à l'Allemagne, jusque vers la fin du XXIIIe siècle, un grand nombre de savants et de professeurs.
Eloge de Samnel Battier par Roques l.Voar. BibllntK germanique, t. III).
2. BATTIER (Pierre), d'Annonay. réfugié de l'armée du Piémont à Genève, v reçoit un viatique pour Maçdebourc.
BATUT (Jean), « collégial de St-Martial ;>. et Raymond Batut. condam mort par le parlem. de Toulouse,
— Henri Batut ou du Batut. sieur de La Roche, natif de Turenne, étudiait à Genève en 1 1 rutus Turenensis et non Turonensis, liv. du H.); il fut pasteur à Arpentât, colloque de Limosin, en I6S i 1649 (IV, 3!
(Pierre) sieur de La Roche, natif d"E\met en Périsord, pasteur de Cardailha^ en 1687 et 1644 (Aymon I. 303; 11.694).
— Une famille Batut était à Puylaurens au XYP siècle et y subsiste encore.
BATZ (Jean de), seigneur de Monon . II, 18] et neveu de Manaud de Batzqui, bien que catholique, fut un des plus fidèles serviteurs de Henri de Xavarre et combattit à ses cotés à la chaude affaire d'Eause, où ce prince courut les plus grands dantrers. Jean de Batz, né
•c. épousa dans cette ville, en Anne de Gamardes, sœur du capitaine Jacques de Gamardes. En 1596, ii vait, comme homme d'armes, dans la compagnie d'ordonnance d'Albret-Miossens. Par son testament, daté du 5 - 1614, il demanda à être enseveli dans le
BATZ — BAUCHENU
cimetière des Réformés. Il laissa un fils et cinq filles, dont trois moururent sans alliance; les deux aînées épousèrent, Susanne, un habitant de Nérac nommé Matthieu Du Luc ; et Olympe, Barthélémy de La Rivière. Quant au fils, appelé Joseph, seigneur du Guay, de Laudibat et de Gontaut, il prit pour femme, en 1619, Marie-Rachel de Vaqué, fille d'un avocat au parlement de Bordeaux.
En considération de ses bons services, Louis X11I lui accorda, en 1628, une sauvegarde pour les biens qu'il possédait en Guyenne, et le nomma, 1634, capitaine d'une compagnie de cent hommes de guerre, dans le régiment de Castelnau. Il mourut à Calais deux ans plus tard, laissant trois fils qui faisaient, comme lui, profession de la religion protestante. On ne connaît que le nom du second ; il s'appelait Joseph. L'aîné, Jean, suivit la carrière des armes, et se signala dans les guerres de Guyenne, notamment à l'attaque des retranchements de La Bastide. 11 mourut, vers 1684, et selon sa recommandation, il fut enterré dans le cimetière des Réformés. Il avait épousé, en 1654, Marie, fille de Samuel Lormier, avocat au parlement de Bordeaux, et de Marie de Barrière. Elle était veuve de... Du Long, et mourut en 1680, lui laissant trois fils et deux filles. L'aîné, Samuel, resta célibataire. Joseph se réfugia en Allemagne, servit avec distinction dans les grands Mousquetaires, et mourut, couvert de blessures, à Berlin, 1730. François, né en 1670, baptisé, le 16 juin, dans le temple de Nérac, abjura vers 1685, ainsi que ses deux soeurs, Olympe et Susanne.
Le troisième fils de Joseph de Batz, Charles, sieur de Laudibat, fut nommé, en 1651, capitaine dans le régiment d'infanterie de Jonzac, à la tête duquel il reçut, en 1666, une blessure qui le mutila. Six ans auparavant, il s'était marié avec Marie de Parabère, fille de Samuel de Parabère, receveur général d'Albret, et de Jeanne de Morin. Outre une fille, nommée Jeanne, qui vécut jusqu'en 1743, il en eut trois fils qui, après la révocation de Ledit de Nantes, offrirent leurs services aux États généraux. Ils passèrent en Angleterre avec le prince d'Orange et furent tués tous
trois à la bataille de la Boyne, en 1690, étant capitaines d'infanterie.
BAUCHE, famille d'artistes parisiens dont nous ne connaissons que le fragment suivant de son état civil, tiré des registres de Charenton.
Pierre Bauche, sculpteur, épouse, au mois de nov. 1629, Marie NoretouNouret ou Noiret. Ils ont pour enfants :
1° Mathias, nov. 1630 ; 2° Jacob, juin 1634; 3° Pierre, mars 1635 ; 4° Marie, mars 1640 (parrain, Sylvain Bauche; marraine, Clauda Charles), qui épousa Charles Michelin, peintre, et en 2es noces Bonaventure Champion; 5° David, décemb. 1644 (parr. Jean Marof; marr.
Anne Bauche), mort en 1646; 6° Germain, août 1646; 7° Catherine, avril 1648; 8° Marie -Madeleine, juill. 1649, mariée, 26 fév. 1673, à Thomas Lemoine, marchand de Rouen ; 9° Anne, mariée avec Jacques de Maugès, horloger, fils de Pierre de Maugès, graveur à Poitiers. — Le deuxième de ces enfants, Jacor, sculpteur et peintre, épouse à Charenton, en mai 1661, Marguerite Herbinot ou Harbunot (voy. ci-dessus Arbunot), fille de David, passementier, et de Catherine Chauve, dont il a : Jacques, juill. 1662 (parr. Jacques Rousseau, peintre; marr. Marie Briot); Pierre- Marguerite, juin 1669 (parr. Pierre Briot peintre; marr. Marguerite Michelin); Thomas, juin 1672; Georges-Louis, août 1676 (parr. Georges de La Court, sculpteur) ; Paul, nov. 1677 (parr. Paul de Ry, architecte); Catherine, mai 1680; Marie- Anne, oct. 1681. — Toute cette lignée descendait peut-être de Pierre Bauche, sculpteur ornementiste picard dont on cite (De la Fons de Melicocq, «Les artistes du nord de la Franco») de magnifiques dressoirs exécutés en 1410 pour la ville de Béthune.
BAUCHENU, lieutenant-général do Pontoise en 1562 [Haagll, 19]. — Nous lisons dans le journal de Pierre Bruslart, abbé de Joyenval, sous la date du 20 juillet 1562 : « Le lieutenant-général de Pontoise, nommé Bau chenu, fast exécuté par justice et arrest de la Cour, et fust pendu en Grève, pour avoir faicl prescher soubs le nom du roy dedans la ville de Pontoise et lieux circonvoisins, en autre forme que l'Église ancienne. »
BAUCHENU — BAUDAN
A cette époque, une violente réaction s'opérait contre les huguenots. Le parlement de Paris avait décrété de prise de corps toute personne soupçonnée de professer la religion nouvelle, et la populace se livrait à tous les excès autant par amour du désordre que par fanatisme. « Pour estre jeté en la rivière, dit Crespin, au lieu d'estre conduit en prison, il ne falloit qu'estre appelé huguenot en pleine rue, de quelque religion qu'on fust. « Dans les environs de Paris, la position des protestants n'était pas moins misérable. Pour ne parler ici que du Yexin, dont Pontoise était la capitale, les châteaux d'un grand nombre de gentilshommes furent saccagés, heureux encore les propriétaires quittes pour la perte.de leurs biens : Pendant l'absence du sieur de Berti. qui avait sans doute suivi Condé à Orléans, sa maison fut assaillie par une bande de forcenés qui égorgèrentun de ses fils, accablèrent de mauvais traitements sa femme et ses domestiques, et les jetèrent dans une prison d'où ils ne sortirent qu'à la conclusion de la paix. Le seigneur de Bantelu ne fut pas mieux traité. Celui de Haudrru court se vit attaqué dans son château, quelques jours après son retour d'Orléans, par tout une compagnie de gens de pied qui escortait l'artillerie destinée au siège de Rouen. Quoiqu • avec ses deux filles, il se défendit avec tant de vigueur que les assaillant -
rant de forcer la maison, y mirent le feu. Chassé par les flammes, il s'élança par une fenêtre, gagna le bord de
S ine, se jeta .à la nage, et déjà il touchait à l'autre rive, lorsqu'une balle lui fracassa la tète. Quant à ses tille^ pouillées jusqu'à la chemise, elles furent conduites dans les prisons de Vernon ; mais le lendemain on leur rendit la liberté.
BAUDAN, nom d'une nombreuse et importante famille de Nîmes [Haag U, 19]. = Armes : Paie d'argent et de sable, écartelé d'azur à un cerf rampant d'argent, au cnef cousu de gueules à un croissant d'aruent.
Branche de St-De.\is. 1. Pierbe Baudan, seigneur de St-Denis, épousa.
4 nov. 1515, Barthélemie Riveirolles. Il assista aux diverses délibérations du
conseil de ville tenues en 15GÛ, 1561, 1562 en faveur de la Réforme. Au mois de septemb. 1560 il fut un des membres du conseil adjoints aux consuls pour répondre au maréchal de Joyeuse qui se plaignait des assemblées et des prêches que les Nîmois tenaient alors et pour avertir les consuls d'avoir à les faire cesser. Ceux-ci répondirent : « Il est vray. Mgr, que les assemblées pour respect de la Religion en maisons privées où se font presches, prières, mariaiges et baptesmes et aussi sépultures publicques en cymitièressans prebtres se continuent, et y a plus grand nombre et affluence de gens que ne y eut jamais, sans toutes foys aulcun port d'armes prohibées. Bien y a quelques gentilshommes voysins qui assistent pourtant leurs épées, etc. Au reste, Mgr, l'on y vist en grande paciffication et obéissance du roy et de la justice. » Pierre de Baudan fut élu ancien du Consistoire de Nîmes en 1578. Sa femme lui donna plusieurs fils : Maurice, Guichard, Guillaume, Biaisa, etc.
2. Maurice Baudan, sr de St-Denis, contrôleur et conseiller du roi, ancien du consistoire en 1580, épousa, sept.
157 î. Etiennette Tutelle, et mourut le 13 avril 1002. Il eut treize enfants : 1° Pierre, né en fév. 1570, maître des comptes à la cour de Montpellier; 2° Jacques, o< grand voyer de
France en la généralité du Languedoc et intendant des gabelles; 3° Jean, septemb. 1581, conseiller du roi au bureau du domaine en la sénéchaussée de Beaucaire et de Nîmes et doyen du présidial et sénéchal; mari, 30 avril J610, de Marthe de Moncalm-Gozon, mort le 8 mai 1659, laissant neuf enfants nés de 1010 à 1622; 4» Louis. 1583; 5° Guillaume, 1585; r," Lovsk, 1587; 7° Emile,
: 8° Claude.
1593; 10° Daniel, 1505-1058, marié en 1025 à Rose de Tournier, dont il eut entre autres enfants Pierre et Jacques.
Pierre, né on 1027, avocat, marié en 1652 a Marie, tille du pasteur Rosselet. mort le 28 nov. 1713. Il avait subi la conversion, mais son curé lui refusa la sépulture ecclésiastique estimant que sa mort n'avait pas été catholique. On a de lui un écrit intitulé : Pièces justificafi-
BAUDAN
ves de la sédition arrivée à Nîmes le 4 septembre; Paris, 1650, in-4°. Jacques, frère de Pierre, né en 1631, était seigneur de Cabanes et ne nous est connu que pour s'être marié trois fois, en 1662 à Gabrielle de Bouzanquet, de Sommières, en 1660 à Judith Illaire, et en janv. 1680 à Gabrielle de Fontfroide. — 11° Marthe née en 1596; 12° Maurice, en 1597; 13°, Charles, 1598-1600.
3. Guichard de Baudan, maistre des ouvrages et bastimens royaux en la sénéchaussée de Beaucaire et de Nîmes.
Nommé ancien de l'église le 24 déc.
1597, il refusa cet honneur et fut souvent en démêlés avec le consistoire qui entre autres le suspendit publiquement delà Cène en 1605 pour avoir envoyé son fils aux jésuites de Tournon. Il fut marié à Clauda de Brueys et en secondes noces à Honorade de Villages, morte le 8 juin 1620; il mourut luimême le 4 juillet suivant. De son premier mariage il avait eu huit enfants : 1° Léonarde, janv. 1580 ; mariée à M. de Lauzière conseiller du roi, morte en 1622; 2° Antoine, mars 1584; 3° Guillaume, 1587 ; 4° Anne, mai 1590 ; mariée, 6 août 1623, à Guy Astier, pasteur d'Uzès; 5° Jean, 1592; 6° Denis, 1593; 7° Gabrielle, 1598; 8° Blaise, 1596-1602. — Le deuxième de ces enfants, Antoine, succéda à son père dans la charge de maistre des bâtiments. Ce n'était pas un ingénieur sans mérite car il avait pensé avant Biquetti à creuser le canal du Languedoc, et il avait exposé ses idées à ce sujet dans un Avis au cardinal de Richelieu pour la jonction de la mer Océane avec la Méditerranée; Paris, 1633, in-8°. 11 épousa Isabeau de Valès et il en eut, de 1620 à 1628, cinq enfants : Isabeau, Alix, Tristan, Claude et Jean. Ce dernier, sieur d'Harcourt, fut marié en 1 668 à Marthe de Lageret, puis en 1683 à Marguerite de Roux, de Montpellier.
4. Guillaume de Baudan, seigneur de Villeneuve; probablement celui dont il s'agit dans les articles suivants des registres du consistoire : <* Guillaume Baudan, capitaine, cité pour avoir joué au ballon » 4 avril 1584; censuré pour avoir dansé, mars 1585; censuréàdeux autres reprises pour la même faute ; accusé et
vivement censuré pour avoir dansé chez le lieutenant Bozel, fév. 1589, Il épousa Jacquette du Solier, dont il eut ^Charles, sr de Villeneuve, né en 1604, diacre en 1652-54; marié à Gabrielle de Barnier, puis, en juin 1 060, à Lucrèce d'Orgères, de Grenoble; 2°Loyse, 1605; 3° Jacques, 1608, marié à Catherine de Montmejan; Pierre, 1611-avril 1616; Pierre, septemb. 1616; Alix, 1619. — Un Guillaume de Baudan, qui est peutêtre le même que ce sieur de Villeneuve, avait épousé, 18 oct. 1594, Alix de Favier, de laquelle il eut un fils, Jean, baptisé à Nîmes, le 4 septembre
Branche de "Vestric i. 5. Jacques de Baudan, seigneur de Vestric, était 2e consul de Nimes en 1586, diacre de l'église en 1614 et 1615; il mourut le 5 septemb. 1618, laissant de son mariage avec Jeanne de Barrière, morte en 1619, huit enfants : Jacques, 1576; Maurice, oct. 1578; Marguerite, 1580-96; Louis, ,1583; Esther, 1585; Françoise, 1587; Guillaume, 1592; Léonarde, 1596. — Le second de ces enfants, Maurice, seigneur de Vestric, docteur es droits, conseiller du roi, viguier de Nîmes en 1613, 1er consul en 1653, épousa Gabrielle de Montcalm-St- .
Véran et mourut le 10 avril 165'.). Il eut douze enfants : 1° Jeanne, née en 1606, mariée en 1631 à Isaac Fournier, pasteur de Clarensac ; 2° Marthe, née en 1608, mariée à Pierre de Morice ; 38 Loys, sr de Vestric, 1611-1683, père de Pierre, pasteur; 4° Suzanne, 1612 ; 5° Madeleine, 1614, mariée en 1645à Barthélémy Icard, avocat ; 6° François, 1616, marié, 1665, avec Anne de Roux, de Montpellier; 7° Henri, né en 1618, marié, 1652, à Jeanne Imbert, d'Anduze, et pasteur de Nîmes; 8° Jean sr de Fontenille, 1620-1684, capitaine de cavalerie, diacre de l'église de Nîmes, 1680-83, marié à Madeleine de Cappan,; 9° Susanxe, 1631 ; mariée, 1645, à François de Mirman; 10° Charles, né le 19 fév. 1623; 11° Maurice, né en 1630, seigneur de Trescol, capitaine de cavalerie, marié en 1680 à Marie de Domergvc , veuve du conseiller du roi, François de
1 \ L'^liic et Caudiac forment une commune du ennton de Vauvert.
BAUDAN
Baudan. Le douzième enfant de ce mariage, Antoine, qui naquit à une date de nous inconnue, embrassa la carrière pastorale. Il fit ses études dans sa ville natale, Nimes, fut reçu ministre au synode du bas Languedoc tenu à Uzès le 19 juin 1642et desservit successivement de 1642 à 1648 les églises de Bellegarde, Bouillarsrue, Redessan : Ai crues-Mortes (16 I 4-45) et Anduze (1 Ll fut
alors appelé à Nimes pour aider Jean Chauve que la vieillesse accablait. Il quitta Nîmes en 1'
Antoine et son frère Henri mentionné plus haut (n° 5 au 7°) furent donc pasteurs à Nimes à la même époque, mais le premier ne figura qu'à titre secondaire et passager. Henri de Baudan, au contraire, fut un pasteur des plus notables que Nimes ait autrefois possédés. Le consistoire envoya trois de ses membres le demander au synode de Florac en 1649, et sollicita, l'année suivante, au synode d'Uzès, pour le garder. En 1651, les registres portent par deux fois le témoignage du « contentement que la compagnie reçoit de M. Baudan et prie Dieu pour la continuation de son ministère. » Au mois de juillet de la même année, ces registres reçoivent la transcription d'une lettre du roi au ministre en félicitation de sa « fidélité et affection. » Nouvelle lettre, deux ans après, dictée par le même sentiment, qui était la reconnaissance du gouvernement pour les protestants influents qui travaillaient à prévenir les agitations et à calmer leurs frères, cette dernière dépêche :
De par le Roi. Cher et bien aimé, ayant été avertis des mouvemens et levé gensde guerre qui se sont faites dans notre pays de Yivarez et provinces voisines par nos sujets de la R. P. R. et considérant combien il est important a notre service et au repos de nos dits sujets de prévenir les mauvaises suites qui pourroient arriver, nous envoyons par delà sur cette occurrence le sieur de la Tilonière lieutenant dedes de la Reine, notre très honorée dame et mère ; nous avons voulu vous faire cette lettre par lui pour vous mander et ordonner d'ajouter toute créance a ce qu'il vous dira de notre part; vous assurant que vous employant pour faire et accomplir nos intentions, nous vous en reconnoitrons par
les effets de notre bienveillance aux occasions qui s'en offriront. N'y faites donc faute, car tel est notre plaisir. Donné à Paris, ce 4e jeur d'aoust 1653. Louis. — Pheli] peaux.
MM. Erman et Réclam qui ont publié cette lettre » ajoutent : « Cet homme respectable à plus d'un égard avoit servi comme pasteur, pendant près de 50 ans, -•lises du Languedoc, et en particulier celle de Nimes. 11 passa par Francfort-s.-M., en 1686, avec quatre fils : Jean-Henri, pasteur à Bagars; Henri, .rà Moissac; Louis, lieutenant de cavalerie au régim. royal étranger, marié à Susanne de Mirmand et mort à txe parvenu au grade de major ; Maurice, cadet de la compagnie de- Gentilshommes à Brissac. En MM. de Baudan père et fils allèrent aider dans leurs fonctions les pasteurs de Ma^lebourg. »
7. Nous avons nommé (n° 5, au 3°) Pierre Baudan, pasteur, fils de Louis de Yestrie. En 1671 [15 avril) il se présenta au synode du bas Languedoc, à Nimes. postulant son admission au saint ministère; mais il n'avait pas alors la sévérité de conduite qui était requise; il avait été censuré pour fréquentation des « cabarets » (reg. du consist. 23 mai i il échoua, et ne put obtenir que la charge défaire les prières aux malades. 11 passa en Angleterre. Là il reçut l'ordination (en 1674) des mains de l'évéque de Winchester, exerça quelque temps le ministère, et revint amendé. « Accordé au sieur Baudan, proposant, un témoignaue de sa bonne vie et mœurs » (reg. 20 juin 1674). Il se représenta au synode de bas Languedoc (Montpellier, 8 sept.
1677) et fut admis l'année suivante (par i. de Nimes . A la Révocation, il était ministre de « Severs en bas Languedoc •> (c'est ainsi qu'écrit le consistoire). Il arriva à Amsterdam en avril et alla se fixer à Harlem où il fut mis au nombre des pasteurs pensionnaires de la ville, chargés des services extraordinaires institués pour les Réfu- 11 jouissait d'une certaine fortune, car en 1692, voyant la situation péni-
• Ainsi que la précédente, 111, 373. Conf. la lettre pareille adressée au past. Asiinont; ^oy. aussi, plus loin, l'article Campet, et autres.
BAUDAN
ble de deux de ses collègues réfugiés, Jean Barbin et Samuel de Brais, qui étaient chargés d'enfants, il leur céda sa pension. On a de lui un sermon qu'il prononça en 1686 dans l'église wallonne de Delft et qu'il fit imprimer plus tard, sur les instances, dit-il, de personnes « très-versées dans notre langue et n'ayant pas moins de savoir que de délicatesse d'esprit. » C'est un livret de 8 et 70 pag. in-12, portant pour titre: « Les devoirs des ambassadeurs de Christ par Pierre Baudan de ^Vestric. » Il paraît avoir passé de l'église de Harlem à celle de Delft. Du moins a-t-on de lui un : « Recueil de prières pour l'usage des particuliers et des familles, par Pierre Baudan de Vestric, prêtre de l'église anglicane; Delft, 1745, » dansla préface duquel il apprend au lecteur qu'il en a donné déjà une première édition en 1705, « parce que plusieurs fidèles du Languedoc, pensant qu'on pourrait en toute sûreté le leur envoyer par Toulon, le demandoient alors avec instance. » A la fin du volume, se lit cet avis : « On avertit tous les hommes en général, de quelque religion et de quelque pays qu'ils soient, que MM. lespasteurs de Delft donnent en pur don ce livre à quiconque leur en demandera un exemplaire pour soi eu pour autrui. »
Ce recueil a été souvent réimprimé; nous en connaissons une édition de
8. Branches diverses. Biaise de Baudan épousa Bernardine de Rozel, dont il eut Pierre, né en 1G04; puis, en secondes noces, Catherine de Reynaud, dont il eut, de 1610 à 1613, trois filles.
— Jacques Baudan, suspendu de la sainte Cène pour s'être battu en duel (reg. duconsist., 5 avril 1651). — Jeande Baudan d'Arcourt reçoit de feue dame Marthe de Préneuf, femme de messiro Alexandre de Brueys sr de Gatigues, un legs consistant en un tombeau au cimetière de la Couronne à Nîmes, fév. 1G63.
— Charles de Baudan, seig. de Montaud, de la ville d'Alais, épousa Madeleine de Paillier dont il eut une fille, Louise, qui fut mariée à Alais, fév.
1680, à Etienne de Ribot sr du Plan, présents Guillaume et Daniel deBaudan srs de Montaud. Cette brandie de Mon-
taud se réfugia à Berlin (Erman ][I et IX). — Deux frères Baudan emprisonnés à Pierre-Encise pour crime d'assemblée religieuse, en 1687. y étaient encore en 1694 (Arch. M 670).
BAUDART (Daniel), pasteur à Pontl'Evêquo en 1620.
BAUDE (Claude), Issoudun, 1562 [I, 137 bj. — (David) aveugle, venantdu Languedoc avec son fils, assisté à Genève pour aller en Allemagne, 1G96. — Etienne de Baude, de Villeperdier en Dauphiné, avec femme et enfant, réfugiés à Bourg en Brandebourg, 1698.
BAUDEAN, illustre maison du Bigorre, qui se prétendait issue des anciens rois de la Navarre [Haag II, 20]. Deux de ses membres ont joué un rôle assez considérable dans l'histoire de nos guerres de religion ; c'est Pierre et Jean de Baudean, seigneurs de Parahère, fils de Bernard de Baudean et de Jeanne de Caubiot ou Cambion. = Armes : Ecartelé aux 1 et 4 d'or àl'arbre de sinople (Baudean) ; aux 2 et 3 d'argent à deux ours rampants do sable (Parabère).
1 . Pierre de Baudean, seigneur de Parabère, homme d'un mérite singulier, disent les chroniqueurs du temps, fut élevé comme page dans la maison de Montmorency. Cette particularité nous explique ses liaisons avec d'Amville qui le nomma gouverneur de Beauoaire, eu 1574, c'est-à-dire, à une époque où le soin de sa propre conservation forçait le maréchal à rechercher l'alliance des protestants. Quatre ans plus tard, sous le prétexte queParabère ne maintenait pas une discipline assez sévère parmi les soldats de sa garnison, d'Amville voulut le déposséder; il excita donc en sous main les habitants de Beaucaire et les poussa à une révolte qui coûta la vie au gouverneur, le 7 septembre 1578. Ce meurtre faillit demeurer inutile. Averti par le tumulte, Paul Baudonnet, lieutenant de Parabère, se hâta de se mettre en défense et repoussa toutes les attaques dirigées contre le château. 11 lit, en même temps, demander du secours à Clnitillon, qui réussit à se jeter dans la place à la tète d'un nombreux corps de troupes. Cependant après avoir vainement, essayé dans une sortie de dissiper