‹ La France protestanteChapitre 260 sur 303 · BAYARD · texte numérisé non relu

BAYARD

brilles, de laquelle naquirent : 1° Charlotte mariée, 5 mars 1772, à Marc-Antoine Dusserre sr de Caudaval;2°MARiE qui épousa au désert César Hugonin d'Escambons, le 27 août 1761; 3° Jeanne, mariée à Jean de Corbières-Valès (Pradel et carrés d'Hozier).

11 faut tenir compte aussi d'un Michel de Bayard, peut-être le même que cidessus, qui avait épousé Madelaine de Canaye et eut d'elle deux fils : Louis baron de Ferrières, et Pierre, sieur de Castelnau [II, 59 a] ; 2° d'un Nicolas de Bayard, sr de Son, écuyer, mari de dlle Elisabeth de Morlet, 1695. Enfin Marie de Bayard baronne de Ferrières est citée {Erman IX, 22) comme réfugiée du Languedoc en Allemagne, et morte à Berlin à l'âge de 45 ans, en 1703.

6. Parmi les huguenots des Cévennes contraints à l'abjuration, qui périrent de la main vengeresse des Camisards, l'historien Brueys cite un « ancien ministre » du nom de Bayard, sincèrement converti, dit-il, et qui remplissait les fonctions de premier consul de La Salle.

7. Bayard, d'Amérique. Vers le commencement du XVIIe siècle, Balthasar Bayard quitta la France, où il était soit pasteur, soit professeur de théologie, et se retira en Hollande. Nous le croyons le même qui, pasteur réfugié aux Pays-Bas, signa Lazare Bayard les articles du synode de Dordrecht, 1608. H eut trois fils Balthasar, Nicolas et Pierre, plus une fille. Cette fille, Judith, épousa à Amsterdam, vers 1646, Pierre Stuyvesant, qui venait d'être nommé directeur de la colonie hollandaise de Nieuw-Nedeslandt (New-York).

Les frères accompagnèrent leur sœur en Amérique l'année suivante; Balthasar s'adonna au commerce et amassa une fortune considérable. Nicolas s'occupa des affaires publiques. Homme de parti dans un temps très-orageux, il mena une vie active et troublée, surtout après que la province hollandaise où il avait débarqué fut abandonnée en 1664, aux Anglais, qui lui donnèrent le nom d'Etat de New- York. Pierre, le plus jeune, se transporta au Maryland, et y acheta un grand domaine, dont une partie est encore aujourd'hui entre les mains de quelques-uns de ses descendants. Cha-

cune des trois branches de cette lignée franco -huguenote a produit des rejetons américains ' dignes de mention dans l'histoire de leur patrie nouvelle. Nous en signalerons seulement quelques-uns.

John Bayard [Haag II , 59] , patriote aussi zélé que chrétien fervent, né le 11 août 1738 dans le Maryland, mort le 7 janvier 1807. 11 était négociant à Philadelphie, très-estimé pour sa probité, et ancien de l'église presbytérienne de cette ville. Lorsque le célèbre "Whitefield visita les Etats-Unis, une affection mutuelle les rapprocha,, et Bayard accompagna, dans plusieurs de ses excursions apostoliques, l'éloquent prédicateur. En 1776, lorsque éclata la révolution, il prit les armes, et servit avec honneur sous Washington. « C'était, dit l'historien Bancroft, un patriote d'une pureté de caractère et d'un désintéressement singuliers; homme de grand courage, réfléchi, zélé, pieux. » 11 commandait le 2e bataillon de la milice de Philadelphie, et il assista à la bataille de Trenton. Il lit partie du Comité de sûreté, et en 1785 il prit place dans le Congrès. Trois années plus tard, il alla s'établir à New-Brunswick, où il fut maire, juge de la cour des plaids communs, et toujours ancien de l'église. — James Ashton Bayard, né en 1767, avocat éminent de l'État de Delaware, membre du Congrès pendant nombre d'années, membre de la Convention qui signa, 1814,1e traité de Gand; mort en 1815. — Samuel Bayard, avocat à New- York, l'un des fondateurs de la Société d'histuire (New-York historical Society) et de la Société biblique américaine (American Bible Society), l'un des directeurs du collège de New-Jersey et de l'école de théologie de Princetown, membre du conseil général de l'église presbytérienne des États-Unis; mort en 1840. — George-Dashiell Bayard, jeune officier dans l'armée de l'Union pendant la guerre civile : né en 1835, mort en 1862 par suite d'une blessure qu'il reçut à la bataille de Fredericsburgh.

Il venait d'être nommé général de brigade. Sa patrie n'a perdu, dans ces premiers jours de la guerre, aucun plus digne soldat (G. W. Baird).

Le même nom existait à la même

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