Albiac (Paul), de Revel, abjure. 1 685 [IX. 341 a
5. ALBIAC ou Dalbiac (Charles, fils de Henri d'), de Nîmes. « fabricant dé bas de soie, » reçu habitant de Genève le 16 mars 1722.
Les Dalbiac ou d'Albiac de Nîmes ont prospéré en Angleterre. On lit dans Agnew (II, 304.) : « Cette famille fut presque exterminée à l'époque de la Révocation. Le père, la mère, quatre Bis et trois filles périrent; un cinquième liis abjura et garda le patrimoine : un sixième put envoyer ses deux fils en Angleterre en les cachant dans des paniers. Ces deu\ enfants furent les auteurs des deux branches anglaises de la famille : l'une à laquelle appartiennent deux Simon
ALBIAC
ALBRET
Dalbiac qui furent directeurs de l'hospice des Français réfugiés l"un en 1755 l'autre en 1758; l'autre branche eut pour chef Jacques Dalbiac, marié en 1720 à M"e Delaporte et mort en 1 749. Charles. second lils de Jacques ,1721)- 1808), épousa 1° une D"e DrvLsme; 2° Dlle Le Bas : de ce dernier mariage il eut une fille. Henriette, qui devint lady Piteairn, et deux iils, dont le second. Georges Dalbiac. fut père du lieut.-général sir James Charles Dalbiac mort en 1.817. La fille unique de ce dernier, Stephana, a épousé en 1836 le sixième lord duc de Roxburghe. »
ALB1É(Jean h'}. 1057 (et J. -Jacques .
1685 VI. 136 b].
ALBIGES (Madeleine), 1668 \ .
AEHIGÈS J.). de Réalmont. salérien, 1754, libéré en 1702 [\l. 548 b; X. 405. L28],
Ai.niGNAC, vov. Bedos.
ALBIGNY (n . 1577 [III. 432 a].
ALBIN DE VALZERGUES (Anne, lille de Louis d'), 1597 [V11I, 284 a].
ALBON (Charles-René d'), de Montauban en Dauphiné. réfugié en Prusse en 1080 (Erman IX. 3. — Un autre d'Albon. réfugié en Angleterre à la Révocation, y fut lieutenant-colonel du ré" giment de Sibourg et signa en cette qualité la capitulation d'Alicante en 1708 Agnew, Protest. Exiles .
1. ALBOUY ou Alblys François, fils de Pierre), « paulmier, » reçu habitant de Genève le 24 août 1551 etboui^
le 2 mai 1555. Sa descendance y a subsisté jusqu'au XVIIe siècle.
2. ALBOUY le capitaine Constant dit,, 1022 [IV, 20 a. désigné par erreur à cet endroit comme père du suivant].
3. ALBOl'Y (IsaacJ, ou Alboy [IV, 356 a; VII. 399 aj comme on écrivait à Montauban, était né dans cette ville, le 1er mai 1022, de <■<■ feu Me Isaac Alboy advocat et de dlle Anne de Lalause. mariez. » Il était étudiant en théologie à l'académie de Montauban en 1044, et pasteur à Claye en 1049. à M eaux en 1055 et à Guisne en 1001. (Mich. Nicolas.)
A Guisne, Isaac Albouy fut emprisonné à la citadelle pour ses prédications dénoncées comme séditieuses parle curé du lieu. On l'accusait d'avoir invité les tidèles de son église à prier pour les
Hollandais opprimés et pour leurs frères de Fiance dont on démolissait les églises, afin que Dieu touchât le cœur du roi, leur promettant que s'ils se repentaient de leurs péchés , Dieu leur susciterait des libérateurs, des Jéroboams, des Jephtés. des Mardochées. des K-thers, pour externtinpr et détruire ceux qui leur voulaient du mal. Albouy fut mis en état d'arrestation. Pour se justifier il adressa au roi une supplique avec la copie de ses discours, démontrant ainsi qu'ils n'avaient rien de répréhensible.On a conservé ces diverses pièces et voici textuellement ce qu'on lit dans le sermon : « 11 touchera le cœur de ce grand et auguste monarque soubz qui nous vivons, comme il fit celuy de Cyrus, d'Artaxerxes et de Darius: il nous suscitera auprès luy quelque Néhémie, quelque Mardochée ou quelque Esther pour travailler au rétablissement de l'église. » Il y a loin de là à des menaces de destruction et de révolte. Mais le curé pensait sans doute que la fin justifie les moyens. Nous ne connaissons pas d'ailleurs le résultat du procès Arch. yen. Tt).
I . ALBRET (maison d'). Elle tirait son origine d'Amanieu. sire d'Albret, mort en 1060, et s'éteignit, dans la ligne masculine, en la personne du marquis d'Albret, mort en 1078. Le vicomte d'Albret. anciennement Lebret (Leporetanus paville principale Xérac, érigé en duché par le roi Henri 11 (29 avril 1550), fut réuni à la couronne de France au mois de juillet 1607. — En 1484, la maison d'Albret acquit le royaume de Navarre par le mariage de Jean d'Albret avec Catherine de Foix, héritière de cette couronne ; mariage qui fut célébré en 1491. La Navarre française ou Basse- Navarre avait 8 lieues de long sur 5 de large, avec Saint- Jean-Pied-de-Port pour capitale ; la partie espagnole du royaume ou Haute-Navarre, située sur l'autre versant des Pyrénées, avait 30 lieues de long sur 24 de large, capitale Pampelune. En 1512. Jean d'Albret fut dépouillé, comme allié de Louis XII et excommunié par le pape, de toute la partie espagnole de ses Etats que Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, envahit, et jamais la maison d'Albret, ni par les négociations, ni par la ruse , ni par la force , ne put en re-
ALBRET
prendre possession. — La principauté de Béarn, qui relevait en partie de la Navarre, en partie de la France (26 lieues de long, 22 de large; capit. Pau), fut réunie à la couronne de France avec la Basse-Navarre en 1620.
2. ALBRET (Jeanne d'), et sa maison [Haag I, 31-59. — I, 144, 253, 260; II, 131, 165, 168, 429, 435, 437, 454,463, 474, 515 ; 111, 2, etc. etc. — (Jean et Honorée d'), III, 47; — (Isabelle d') 1, 229; — (Louis d) III, 374 a; — (Hercule d') V, 279 b).
Armes : Albret primitif, de gueules pur et sans pièce. Au XVIe siècle, écartelé de France et de gueules ; puis coupé de 8 pièces, 4 en chef et 4 en pointe. Au 1 du chef de Navarre, au 2 de Bourbon, au 3 écartelé de France et d' Albret, au 4 d'Aragon; au 5 ou 1 de la pointe écartelé (au 1 et 4 de Foix, au 2 et 3 de Béarn), au 6 écartelé d'Armagnac et de Rhodez, au 7 d'Evreux, au 8 écartelé de Castille et de Léon ; brochant sur le tout, de Bigorre (Le P. Anselme). — Ce blason est un peu différent sur la monnaie de Jeanne d' Albret, mais non moins compliqué.
3. Jeanne d' Albret naquit le 7 janvier 1528 de Henri II, duc d' Albret, roi de Navarre, prince de Béarn, et de Marguerite d'Orléans-Angoulême, sœur du roi François Ier. Elle était l'aînée de quatre enfants, dont deux filles mortes en naissant et un fils, Jean, qui ne vécut que deux mois. Une si grande héritière unique ne pouvait être élevée loin des yeux du roi de France : avant l'âge de trois ans, elle fut amenée au Plessis-lez- Tours, où elle passa son enfance, confiée à des femmes d'une vertu éprouvée et à un sage gouverneur, Nicolas Bourbon.
Ces soins ne furent pas perdus : dès l'âge le plus tendre, Jeanne fit paraître une âme élevée, une raison forte, une sensibilité profonde. Favoriséepar d'heureuses dispositions et par une excellente mémoire, elle répondit à l'attente des maîtres habiles que sa mère lui avait donnés; elle savait le français, le béarnais, l'espagnol ; elle apprit le latin et le grec ; sa plume annonce un esprit exercé ; elle se plaisait aussi, imitant sa vertueuse et savante mère, à « composer en rime françoise. » On a d'elle quatre sonnets inter-
calés dans un petit poème de Joachim du Bellay, intitulé : « Sonnets à la Royne de Navarre aux quels cette Royne fait elle mesme response. » Prosper Marchand rapporte aussi, à la suite de son Dictionnaire, des vers de cette princesse, et il s'en trouve quelques-uns dans les manuscrits de laBiblioth. nationale (Béthune 8527, 8703).
A peine Jeanne d' Albret fut- elle âgée de douze ans que sa personne commença d'entrer dans les combinaisons politiques et d'y compter à son insu. François Ier, malgré elle et malgré ses parents, la maria le 15 juillet 1540 avec Guillaume, duc de Clèves, dont il s'assurait ainsi l'alliance contre l'empereur Charles-Quint. Mais, aussitôt après les noces, pompeusement célébrées à Châtellerault, l'épousée, vu sa grande jeunesse, fut emmenée par ses parents en Béarn pendant que le mari retournait dans son duché. Pourtant, au bout de trois ans, il fallut exécuter les engagements solennellement pris, et Jeanne reçut l'ordre de partir pour aller joindre son époux. Elle dut se soumettre, malgré sa répugnance, lorsqu'au moment d'atteindre le terme de son voyage, elle apprit, comblée de joie, que son mariage était rompu. La politique venait de défaire ce que la politique seule avait fait. Guillaume de Clèves, battu par Charles- Quint, avait abandonné François Ier, et le mariage n'ayant pas été consommé, ce ne fut qu'une affaire de chancellerie papale de le faire déclarer nul. Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, né en 1518, qui dans l'esprit de François Ier avait déjà balancé la préférence donnée au duc de Clèves, l'emporta cette fois sur d'autres compétiteurs, sur le prince de Joinville, que poussait la maison de Lorraine, et sur Philippe d'Espagne, fils de Charles-Quint, vers lequel les intérêts de la couronne de Navarre faisaient incliner ses parents. L'autorité du roi (c'était alors Henri II) décida dans l'intérêt de la France, et le mariage, où cette fois la politique et les cœurs étaient d'accord, fut célébré à Moulins le 20 oct. 1548. Jeanne perdit sa mère l'année suivante. Elle donna le jour (21 sept. 153 1 . à un fils, le duc de Beaumont, qui mourut dans sa deuxième année, puis à un
ALBRET
autre fils qui ne vécut pas non plus, enfin (le 13 décembre 1553 à celui qui devait être Henri IV. Le 25 mai 1555, elle entra, par la mort de son père, en possession de tous ses Etats et domaines.
Dès le règne de Marguerite, mère de Jeanne, la Réforme s'était introduite peu à peu dans ce petit pays. C'est sous les auspices de cette princesse que la Bible avait été traduite par Lefêvre d'Etaples, et les psaumes de David mis en vers par Clément Marot ,« ces deux livres étaient devenus comme des livres de famille. »
Indépendamment de tout motif politique, l'éducation libérale que Jeanne avait reçue, et l'exemple de sa mère devaient la rendre très-favorable aux idées nouvelles. Elle eut. aussi bien que son mari, dit Olhagaray (Hist. des comtes de Foix, etc.), beaucoup d'indulgence pour la religion réformée ; et il y a beaucoup d'apparence qu'ils n'eussent guère tardé à la professer publiquement, si les menaces du roi de France, et celles que le cardinal d'Armagnac leur faisoit de l'indignation du pape, ne les eussent tenus en bride. » Mais, dès l'année 1555, « la prédication fut ottroiée, au rapport de Bèze, en la grande sale du chasteau [de Nérac] par le roy et la reyne de Navarre, commen- . ans à gouster aucunement la vérité, qui print dès lors telle racine en toute ceste contrée-là combien qu'il ne fust encores mention d'aucun ministre ordinaire) que jamais depuis elle n'en a peu estre arrachée. »
Chaque jour, Jeanne donnaitdans l'administration de son royaume des preuves de sagesse et d'habileté, qui contrastaient avec l'incapacité notoire de son mari. C'est ainsi qu'elle sut détourner des Etats de sa domination le fléau de l'Inquisition, à l'époque où tout le reste de la France était couvert de bûchers. A la suite de ledit de Blois. appelé la loi des suspects, le cardinal Georges d'Armagnac avait reçu la mission de purger les provinces du Midi du poison de l'hérésie. Or, le Béarn et la Basse-Xavarre lui offraient un trop beau champ à remuer pour qu'il négligeât d'y appliquer le remède souverain dont use en pareil cas un grand inquisiteur. Il y vint donc; mais, au lieu d une faible femme que la menace sub-
jugue, il trouva une reine jalouse de ses droits et capable de les faire respecter. Le ministre Boisnormand , autrement dit Le Guay ou La Pierre, Normand d'origine, et La Gaucherie, précepteur du jeune prince de Navarre, ayant été excommuniés, eux etleurs adhérents, par le prélat, la reine n'en tint aucun compte ; le ministre Henri Barran ayant été arrêté et jeté en prison par ordre du cardinal, la reine le fit remettre en liberté. Elle résista de même aux exigences du gouvernement français qui lui avait demandé l'extradition des ministres Pierre David, Arnaud-Guillaume Barbaste. François Boisnormand, Théodore de Bèze, et plusieurs autres retirés dans ses domaines, pour les livrer à ses tribunaux et les faire condamner comme hérétiques. Elle se contenta de les éloigner de sa cour de Nérac.
Survint la conjuration d'Amboise et son déplorable résultat. Malgré les pressantes sollicitations de Jeanne, le prince de Condé, retiré dans la Navarre, s'était rendu aux ordres qui le rappelaient à la cour ; Antoine avait accompagné son frère. Après leur départ de Nérac, la reine de Navarre se retira dans le Béarn. Elle ne tarda pas à y apprendre l'arrestation du prince et les périls que courait son mari. L'ordre même avait été donné d'envahir ses propres Etats et de l'arrêter avec ses enfants. Une armée espagnole était déjà en marche. Pressée par le danger, la reine se multiplie; ellemême voit tout, pourvoit à tout; elle garnit ses frontières de ses meilleures troupes, approvisionne ses places, et, après avoir pris toutes ses dispositions pour conjurer une agression armée, elle se renferme avec ses enfants dans la place de Navarreins.
La mort de François II (5 déc. 1560) changea subitement la face des choses.
Antoine de Bourbon, nommé lieutenant général du royaume, appela Jeanne auprès de lui avec ses enfants. L'habile reine mère joignit ses instances aux siennes ; elle lui écrivit qu'elle désirait ardemment de la voir à la cour, elle et ses enfants qu'elle appelait siens, et que, pour resserrer de plus en plus l'amitié qui l'unissait à elle, elle lui proposait, de concert avec Antoine, de marier son se-
ALBRET
cond fils, le duc d'Anjou, avec sa tille Catherine d'Albret.
La reine Jeanne partit donc avec ses enfants. Parmi les personnes de sa suite était le ministre Jean de La Tour, qui avait été désigné pour prendre part au fameux colloque de Poissy. Mais le ciel ne tarda pas à s'assombrir. Les habiles menées de l'ambassadeur d'Espagne et du légat, secondées par les Guises et la reine mère, avaient réussi à détacher Antoine du parti de la Réforme, et à l'éloigner de la reine, sa femme, qu'on lui persuada même de répudier.
Jeanne, le cœur brisé, quitta la cour vers la mi-juillet ; elle dut se séparer de son fils, qu'elle laissa à Paris avec le précepteur.LaGawc/iene.Une suite nombreuse de gentilshommes protestants et catholiques s'étaientjoints spontanément à elle. Montluc, qui commandait dans les environs deNérac, avait reçu, ditron, l'ordre de l'arrêter au passage. Instruite à temps de cette perfidie de son mari, Jeanne en donna avis à ses sujets du Béarn, « qui soubs la conduite du sieur d'Audaux, l' allèrent accueillir au rivage de la rivière de Garonne. » Montluc, dont les forces étaient trop inférieures, n'osa rien entreprendre.
L'arrivée de la reine servit beaucoup ceux de la religion qui, poursuivis par toute la France, se retiraient en Béarn comme en un asile. Les menaces de Montluc la forçaient bien de leur faire commandement de vider le pays, mais secrètement elle leur faisait dire le contraire. Le roi, son mari, en ayant été averti, dépêcha JeanLescripvain, son secrétaire, avec mission de faire chasser tous ces étrangers par le parlement de Béarn et d'interdire tout exercice de la religion réformée dans le pays, et il avait ordre de ne rien communiquer de sa charge à la reine. Mais Jeanne sut tout, et le secrétaire n'eut pas plutôt mis le pied en Béarn qu'elle le ht constituer prisonnier avec ses lettres, instructions et commissions. Elle fit enfin un éclat public. « L'an 1501, à la cène de Noël, elle abjura à Pau la religion romaine et rei 'fust la réformée, et après avoir fait confession de sa foy, communiqua au sacrement de la sainte cène suivant la forme de ladite religion. » (Bordenave.)
La sourde lutte entre le mari et la femme cessa l'année suivante par la mort d'Antoine, frappé d'un coup de feu au siège de Rouen (19 nov. 1562). Dès lors, Jeanne donna libre cours à ses desseins. « Elle deffendit absolument partout, dit Olhagaray, l'exercice de la religion romaine, fit abbattre les images et les autels, et envoya à Genève pour avoir le sieur du Merlin [Raymond Merlin]; et peu de temps après à grands frais, elle rappela une vingtaine de ministres béarnois pour prescher en la langue du pays, et quelques basques pour instruire sa Basse-Navarre, et surtout deffendit toutes processions publiques. » Un synode s'assembla à Pau (sept. 1563) et dressa un corps de discipline ecclésiastique (que l'on a encore, aux Archives des Basses -Pyrénées). Les monastères, pour la plupart abandonnés, furent transformés en écoles ; les églises en temples protestants ou consacrées aux deux cultes ; les biens ecclésiastiques réunis aux domaines de la couronne. Jeanne appliqua une partie de ces revenus au soulagement des pauvres, à l'entretien des ministres et à la prospérité de son collège d'Orthez. Cet établissement de haute instruction avait d'abord été fondé à Lescar; Jeanne le transféra àOrthez, et y appela des professeurs distingués. Après sa mort, Henri de Navarre ne fit sans doute qu'observer ce qu'elle avait institué elle-même, en entretenant constamment dans cette « université bien pourveuë de gens doctes, »
dit Du Plessis-Mornay, « cinquante escoliers en théologie, chascun l'espace de dix ans, pour servir au ministère de l'Evangile. »
La reine créa aussi un conseil ecclésiastique pour administrer les biens provenant de la dépouille des églises. Ce conseil ne pouvait rien décider que par l'ordre immédiat de la cour souveraine et de la reine. Tout était si bien prévu, les pouvoirs si bien distribués, que les pauvres, les écoles, les hôpitaux, les ministres, l'entretien du culte, furent abondamment pourvus, et que la mendicité même, cette plaie sociale, n'exista plus dans le royaume de Navarre. Gest alors que Jeanne conçut le projet de faire traduire en langue basque le Nouveau Testament, ainsi que le catéchisme et la li-
lui
ÂLBRET