‹ La France protestanteChapitre 29 sur 303 · ALDEBERT · texte numérisé non relu

ALDEBERT

ce fut sinon lui , du moins un gentilhomme de son nom qui, au rapport de Marguerite de Valois, éventa le projet d'évasion du duc d'Alençon et du roi de Navarre. « M. deMiossans, gentilhomme catholique, dit-elle, ayant ad vis de cette entreprise... m'en advertit pour empescher le mauvais effet qui eust apporté tant de maux à eux et à cet estât. » L'affaire, ajoute-t-elle, fut conduite avec tant de prudence, « que, sans qu'ils pussent sçavoir d'où leur venoit cet empeschement, ils n'eurent jamais moyen d'eschapper. » Le 4 juin 1574, Henri de Navarre chargea le baron de Miossens d'aller complimenter le roi de Pologne, Henri III, sur son avènement à la couronne de France. Au mois de janvier 1576, peu de jours avant de mettre à exécution son projet d'évasion, Henri de Navarre lui écrivait une lettre, dont la suscription porte : « A mon cousin, M. de Miossens, premier gentilhomme de ma chambre, gouverneur et mon lieutenant général en mes pays de Béarn et Basse- Navarre. » Henri, dans cette lettre, parle d'un frère du baron de Miossens, sur lequel on n'a aucun renseignement. « Lavardin, vostre frère, et Saincte Colombe, écrit-il, sont les chefz de mon conseil. » Le P. Anselme indique aussi un frère de M. de Miossens, mais sans avoir pu recueillir aucune autre notion que celle de son existence. On peut donc douter si ce n'est pas à ce frère du baron Henri de Miossens que doivent se rapporter une partie des détails qui précèdent. Quoi qu'il en soit, c'est sans doute de lui que parle Sully, dans ses OEconomies royales, lorsqu'il nous apprend qu'il y avait deux partis à la cour du roi de Navarre ; « l'un de catholiques, composé de MM. de Laverdin, Miossens, Grand-Mont, Duras , Roquelaure , Saincte - Goulombe . Begoles, Podins et autres [la plupart d'entre eux avaient abjuré]; l'autre de huguenots, composé de MM. de Thurenne, Mont-Gommery , Guitry, Lesignan, Favas, Pardaillan, et autres, lesquels par plusieurs fois faillirent d'en venir aux mains... »

Armes : Ecartelé au 1 de France et d'Albret, au 2 de sable à 2 lions léopardés d'or armés et lampassés de gueules qui est Aiguillon, au 3 de Bour-

bon, au 4 ecartelé de Foix et de Béarn.

ALBUS, nom porté par divers personnages français du XVIe siècle dont le nom véritable était probablement Blanc ou Le Blanc. Le religieux jacobin Albus, à Castres, prêcha la Réforme dans cette ville en 1549. 11 avait exposé ses idées dans une série de sermons sur Job ; aussi ne tarda-t-il pas à être obligé de s'enfuir pour échapper à l'Inquisition qui n'avait pas quitté le Languedoc depuis la guerre des Albigeois. — On trouve inscrits comme étudiants à Genève, au XVIe siècle : Joseph Albus, de Briançon, 1563; Jean, de Provins, 1564 ; Léonard, du Limousin, 1564 ; reçu habitant de Genève, 24 fév. 1573 ; Nicolas, 1568. — Albus, pasteur à Castres en 1549 (Bull. XXII, 50). — Pierre Albus, « admis en 1675 et donné à M. de Vignolles. »

ALBUSE (Alizette), d'auprès Uzès, réfugiée à Genève, avec son mari Jacques Brez, imprimeur, 1564.

ALBY (d') ou Dolby, lieutenant au service britannique, 1689 (Agnew II, 182).

ALBY (Alexandre) , « d' Aix en Provence, gantier, réfugié à Berlin avec sa femme, trois enfants et un apprentif, »

ALCAIS, 1628 [I, 249 a; VIII, 491a].

ALGAYE (Jean), à Florac, pendu en effigie, 1659 [IX, 193 a].

ALGOINE (Philippe), chirurgien, de Montagnac, reçu habitant de Lausanne avec sa femme, Isaac, Marie et Françoise, ses enfants, 25 janv. 1702.

Alcuin, pseudonyme et anagramme de Calvin [III, 110 a], voyez Calvin.

ALDEBERT (Pierre), à S.-Eutrope, 1578 (Reg. de Saintes).

ALDEBERT (Claudine), à Nîmes, 1650 [V, 355 a]. — (Pierre et Etienne), Milhau, 1686 [VI, 57 b]. — (François et Jean), 1713 [X, 403].

ALDEBERT, lieutenant d'infanterie au service britannique (Agnew II, 10 .

ALDEBERT (Jacou), 1699; — (Gaspard), 1700; — (Jeanne), 1701 ; tous trois de Sauve, assistés à Genève en passant par cette ville pour gagner un refuge à Schwabach ou autres lieux d'Allemagne. — Aldebert, de Sauve, 1672 |Vlil, 302/bJ.

ALDEBERTE — ALEAUME

ALDEBERTE (Madelaine), condamnée à l'amende pour s'être mariée par le ministère d'un pasteur protestant, et son mariage annulé; à Cette, 1750 Bull. XIV, 348).

ALDIX Jacques), de la petite ville des Vans, pour s'être marié par le ministère d'un pasteur, fut emprisonné dans la citadelle du S.-Espnt le 4 déc. 1740, et condamné 5 avril 1741, solidairement avec sa femme, Louise Domerc, à mille liv. d'amende, plus une aumône et les frais qui s'élevaient à "200 liv. Les deux époux restèrent captifs jusqu'à l'entier payement du tout, et il leur fut défendu de vivre ensemble tant que leur union ne serait pas réhabilitée par un prêtre catholique, qu'il leur fut enjoint de demander immédiatement, sous peine de 3,000 liv. d'amende et punition corporelle. Pradel.)

ALDRAX ou Hardran (Esther), v.

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