‹ La France protestanteChapitre 34 sur 303 · ALÈS ou Alliez (René d'), Touraine, vers 1620 [V, 435 b · texte numérisé non relu

ALÈS ou Alliez (René d'), Touraine, vers 1620 [V, 435 b

ALESTI (Pierre), avocat à Nîmes, 1554 [IV, 222 a].

1. ALEXANDRE (Paons), d'Arles, pasteur v. 1560 [III, 120: IV. 244 b\ — (Marc), de Chaumont en Bassigny, reçu habitant de Genève, 28 septembre 1573.

— le capitaine), de Florac, tué en 1628 [VIII, 490 b|. — (Charles), de Mets, v. 1640-1707 [VI. 445 a]. — (Paul), de Montpellier, assisté en passant à Genève pour se réfusier en Allemagne, 1708.

2. ALEXANDRE André et Salomon), naturalisés anglais, 11 mars 1700.

ALEXIS (Gervais), entretenu à l'académie de Die par le colloque de Diois en 1611 et reçu au saint ministère en 1612, exerça le pastorat à Briancon de 1612 à 1618 [X, 329, 331J, à Rosans de 1618 à 1622. à Livron de 1629 à 1641. L'évêque de Valence se fondant sur la déclaration royale du 14 avril 1627, qui défendait aux ministres étrangers de remplir leurs fonctions en France, enjoignit en 1630 à Alexis de quitter son diocèse. Ce dernier s'y refusa et aurait été arrêté par l'évêque s'il n'eut pris la fuite.

Il parait du reste qu'Alexis n'était pas étranger, car le roi à qui son affaire fut renvoyée, ne ratifia pas la sentence épiscopale. Il avait résumé en 1641 Lafoy fondée sur les Saintes Ecritures, de Daillé. Gaspard Fallot, curé de Livron, y opposa sa ■ Réponse au livre de la foy fondée de Daillé, ministre de Charenton, transcrit et abrégé dans la lettre d'Alexis, ministre de Livron, contenant la défense de M. Véron : Lyon, 1641, in-8°. » La « Lettre » d'Alexis n'a pas été retrouvée. (Arnaud.)

Au mois de mai 1655. Jean Alexis, avocat au pari, de Paris, fils de Gervais Alexis, ministre à Vinsobres, et de Madelaine Samuel, épousa Aimée de Bot tin, dame de Vilaines, veuve de Jean de Godes, sieur de Ruet, capitaine exempt des gardes du corps (Reg. de Charenton .

1. ALEYRAC. Le château d'Aleyrac {de Alariaco , commune de S. -Vincent de Barrez (arr. de Privas, canton de Ro-

chemore). a donné son nom à une ancienne famille qui parait être une branche cadette des anciens barons d'Aigremont au diocèse de Nîmes, du nom de d'Aleyrac. Le dernier de cette illustre race (on a une donation en date du 1er mars 1244, où il est question d'un Pons d'Aleyrac mourut en 1549. ne laissant de son union avec Marguerite de Cambis, qu'une tille nommée Marguerite comme sa mère. Cette héritière épousa, le 15 août 1561 [VIII. 459 b], Thomas de Rochemore et porta tous les biens de sa maison, avec le château de Calviac (Gard), qui depuis a passé à la famille des Hours, dans la famille de Rochemore.

Au milieu du XVIe siècle, le même fief se retrouve dans une autre famille d'Aleyrac (ou Daleyrac) du Colombier (Haag IV, 365) ou plutôt de Colombiers.

2. Claude Daleyrac, frère cadet de Pons, sr de Colombiers et bailli du Vi varais, épousa Jeanne de Mercoyrol, dont il eut trois fils, notamment Guillaume, chef de la branche de Chambeson et Guinot chef de la branche de Fougères.

3. Guillaume d'Aleyrac de Colombiers, seigneur de Chambeson, se distingua à Moncontour à la tète de cinquante hommes d armes; puis, comme capitaine d'une compagnie d'infanterie, il mérita en 1598 les éloges de Henri IV pour sa conduite contre les ligueurs. 11 avait été député à l'assemblée de Milhau, en 1573. et mourut en 1606 ou 1607.

D'Anne de Sybleyras, fille d'un bailli de Privas et dTsabeau de Chàteauneuf, il eut : David Daleyrac, sr de Chambeson, homme d'armes de la compagnie de Vendôme en 1609, capitaine d'une compagnie qui guerroya dans la Savoye en 1616; mort en 1649.11 laissa de son mariage avec Suzanne, fille de Jean de Jullien, sr du Fraisse. et dilsabeau de Chambaud, six enfants dont quatre filles, Paule, Anne, Geneviève et Judith d'Aleyrac. Son second fils Jean mourut en Italie à 19 ans, capitaine d'infanterie, 1640. L'aîné. Etienne d'Aleyrac, plus connu sous les noms de Colombiers ou de Chambeson, servit d'abord au siège de Perpignan, 1641 : il fit ensuite les campagnes d'Italie comme capitaine. A la Révocation il n'hésita pas, malgré

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