‹ La France protestanteChapitre 42 sur 303 · ALLEMAND — ALLIX · texte numérisé non relu

ALLEMAND — ALLIX

ALLEMAND de Champs (Justine;, 1550-1588, la femme dévouée du brave Montbrun [IV, 464 a]. — (Blanche , v. 1600 (m, 218 b).

ALLEMAND ou Alleman, seianeurs d'ÀJUières, XVI* siècle [II, 181, 371, 373: IV, 457 1): VII, 445 b]. —(Jacques d'), sieur de Mirabel, 1611 [VIII, 460 a].

— Voy. Falentin.

ALLEN (Marthe), réfugiée de Bretagne à Londres, 53 ans, et assistée. 1702 : encore à Londres et assistée en 1721. — (Catherine, v. 1750 [VIII, 275 b]. — (Elisabeth), naturalisée anglaise. 1696. — ). épouse de l'historien Sismondi, 1819 [IX, 284 b].

ALLENEÏ (J*àH),de Saintonge, 1563, condamné à mort [VIII, 507 b].

ALLEXETTE. de Saintonge, réfugié en Irlande v. 1700 IV. 224 a].

ALLÉON ou Aléon (Marie . femme de René Thellusson, à Genève, v. 1600 [IX. 363 b . — Jean), tanneur à Annonay ; information contre lui pour propos injurieux au roi, annonçant son dessein de sortir du royaume, 1685 (Arch. gén.

Tt . — Louis), d'Annonay et sa femme, chaussetiers, réfugiés à Génère, 1699- 1709. — (Théodore) et sa femme, passant à Genève pour se réfugier en Allemagne, 1701. — (Louis), commerçant à Annonay, obtient du roi de France et du conseil de Genève la permission de venir se marier à Cologny près Genève avec Louise, tille de Joseph-René Lombard de La Tune et de Maudeleine Alléon,

ALLENS (... d), capitaine, 1587 [III.

ALLEOUD (Louis d'), du Dauphiné, 16-2-2 [III. 218 b].

AL LU >l.'D Pierre, Antoine et François), tous trois de Poyols en Dauphiné, reçus habitants de Genève en 1739, 17 il et*1747.

ALLEROX (Ambré), d'Orléans, réfugié à Genève et reçu habitant v. !

ALLEU Anse), Poitou, v. 1560 [MIL 401 a]. — [Jean), de Languedoc, ébéniste;

— (Jacques), de Montpellier, serrurier, réfugié à Halle, 1700.

ALLEE R d'), réfugié français tué à la bataille de Kollin en Bohème. 18 juin 1757 Erman I\

ALLE YG RE (Berthou.emv, filzdp feu

Jacques , orfèvre, natifz de Tholoze, reçu habitant à Genève, 9 sept. 1550.

ALLEYNE Rebecca),1751 [IV. -235b].

ALLIAN Nicolas, fils de feu Guillaume et de Clauda deChapays), deCrestdes-Arnauds en Dauphiné, réfugié à Genève où il testa âgé de 18 ans en Sa sœur Jeanne était veuve de Jean Aubret. — (Pierre), du Dauphiné, réfugié à Magdebourg, 1700.

ALLIAUD Jaoc. b Vallées, ré-

fugié et assisté à Genève, 1685. — (Catherine), d'Orange, uL, 1703.— Madelaine).

assistée à Londres. 1721.

ALLIÉ (Louis), de Cal visson. charpentier, réfugié à D^rotheestadt avec sa femme et son beau-frère. 1698.

1 . ALLIER (Lotis), de Nimes, réfugié à Genève, Il ^.— Jean), de Tresclou, galérien. 17i5 [X, 405, 426].

-2. ALLIER Zacharie), de Toulouse, docteur en droit, réfugié à Genève et assisté dans cette ville de 4 écus d'abord, puis de 8 écus pour se rendre en Allemagne: 1705.

ALLIER (Lubind), avocat v. 1560 [VII, 371 a]. — (Marthe d"), v. 1750 [IV. 40 a].

ALLIE RI-> bmocsOT d). « Innocentius Allerianus Delphinas Gratianopolitanus, » étudiant à Genève, 1601.

ALLIES (Gédéon , fermier, âgé de 80 ans. et Susannesa femme, réfu Londres, ! *

ALLEN", galènes, 1708 (Bull. XVIII,

ALLIoN Gédéon), pharmacien, réfugié en Allemagne, v. 16.% [III, 216 a].— (Anne), vivant" vers 1630 [IV, 82 b]. — (Elisabeth), v. 1650 Vi

ALLIOT(Jean , du Dauphiné, chirurgien, Magdelaine, sa femme et deux enfants, réfugiés et asi Londres, 1702-1705. — (Françoise, veuve de Charles . d'Autun au Perche. 61 ans. i<l.

1. ALLIX Jkab . pasteur à Dan geau, 4610, 1638, puis à Marehenoir [I, 61 b, note: IV, 420 a : VI. 104 b; VIII. 42 b; IX. 195a; X. 318,343). Il était néà Sullysur-Loire et avait fait ses études aux frais de l'église d'Orléans (Voy. Lettre de Maillard à Du Plessis-Morna

-2. ALLIX Pierre , pasteur d'Alençon.vers 1635 11.516 : IV, 278 b. Il avait fait sps étudps à Sedan où il soutint trois

ALLIX

thèses qui sont publiées dans les Thèses Sedanenses. L'une, en 1634, De monarchia totius ecclesise militantis quas a Petro jingitur in successores transmisse sous la présidence de Rambour ; l'autre De cultu creaturarum en 1635, et la troisième De reliquiis sanctorum et eorum cultu, sous la présidence de Du Moulin, en 1636. Il avait épousé Madelaine Alissot.

On a de lui un : Catéchisme auquel les fondements de la religion et de nos principales controverses sont établis et défendus contre les impies et les adversaires; Paris, 1658, in-8°.

3. ALLIX (Pierre^ savant controversiste, fils du précédent, naquit à Alençon en 1641 et mourut à Londres le 3 mars 1717 [Haag I, 61. — IV, 11 b ; VI, 151b].

Son père, qui exerçait le saint ministère avec honneur, le dirigea lui-même dans ses études, qu'il lui fit compléter aux universités protestantes de Saumur et de Sedan. Le jeune étudiant passa sa thèse (ayant pour sujet De ultime judicio) à Saumur, sous la présidence d'Amyraut, puis fut nommé pasteur à S.-Agobille en Champagne par le synode provincial qui se tint à Vitry le 16 mai 1655 (Arch. gén. Tt, 288). En 1671 il fut appelé à desservir l'église de Charenton.

C'était un éloquent prédicateur (voy.

Chauffepié), un homme de grande mémoire et d'érudition profonde, qui possédait très-bien l'hébreu, le syriaque et le chaldéen. Il publia un grand nombre d'ouvrages de controverse et travailla aussi, avec le ministre Claude, à une nouvelle traduction française de la Bible.

A la révocation de l'édit de Nantes, le 22 octobre 1685, tous les ministres de Charenton ayant reçu l'ordre de quitter Paris dans les 24 heures et le royaume dans 15 jours, Allix se retira d'abord à S. -Denis, et après avoir obtenu avec beaucoup de peine un passe-port pour sortir de France, il passa en Angleterre et y fut naturalisé avec sa femme et trois lils qu'il avait alors : Jean, Pierre et Jacques, le 5 janvier 1688. Jacques II lui accorda une patente pour fonder à Londres une Eglise française du rite anglican. Trois ans après son arrivée dans

le pays, il s'en était rendu la langue assez familière pour écrire un livre en anglais : Defence of the Christian Religion, qu'il dédia au roi comme un témoignage de reconnaissance pour l'hospitalité accordée aux réfugiés de France.

Après la révolution, en 1690, il fut nommé, à la recommandation de l' évoque Burnet, chanoine et trésorier de la cathédrale de Salisbury; de plus, les universités d'Oxford et de Cambridge lui donnèrent un témoignage public de leur estime en lui conférant le grade de docteur honoraire en théologie ; mais le clergé d'Angleterre lui-même l'honora au point de le charger d'écrire une histoire des Conciles. Cette histoire devait former 7 vol. in-fol., mais le projet ne recutpointd'exécution.Cesavanthomme, dans la seconde partie de sa carrière, s'exalta dans le sentiment religieux avec une telle intensité que sa raison en fut légèrement altérée. L'abbé de Longuerue avec lequel il avait eu beaucoup de relations et qui le regardait comme le plus éminent des ministres de Charenton de son temps, dit crûment (voyez Longueruana) qu' « il devint fou quand il fut en Angleterre, mais fou à faire des prophéties. » — Les nos XXI et XXII ci-après de ses œuvres attestent en effet cette déviation d'une belle mais trop candide intelligence.

Allix termina sa studieuse carrière à l'âge de 76 ans, laissant trois fils et deux filles de sa femme, Marguerite Roger, fille de Jean Roger, marchand à Paris, et de Rachel Croyè. Il l'avait épousée à Charenton en 1678 (Reg. de Charenton).

Ses fils furent Pierre, Jacques, né le 23févr. 1682, et Thomas, présenté au bapt. lel2oct. 1684, parThomas Allix capitaine aurég.deLanguedoc. Pierre Allixmarcha sur les traces de son père. Après avoir pris le grade de docteur en théologie à Cambridge, il remplit les fonctions de chapelain ordinaire du roi et pasteur à Castlecamp, Cambridgeshire. En 17-29, il devint doyen de Glocester et l'année suivante, d'Ely. Il mourut en L758 et c'est de lui que descendent deux notables familles anglaises actuellement, existantes : les Allix de Willoughby- Hall et les Allix de SwafJ'ham Aunevv, Prétest, exiles front France .

ALLIX

Voici les ouvrages du pasteur de S.- Agobille et de Charenton :

I. Ratramne ou Bertram, prêtre ; Du corps et du sang du Seigneur, Lat. et franc.; Rouen, 167*2, in-12.

Ratramne ou Rertram était moine de l'abbaye de Corbie et vivait vers le milieu du IXe siècle. C'est à la demande de Charles le Chauve qu'il composa son livre De corpore et sanguine Domini.où il se prononce contre la présence substantielle ou réelle du Christ dans l'eucharistie. On comprend combien cet écrit était favorable aux doctrines protestantes. MM. Haag, après avoir mis cette traduction en toute assurance, à la tête des ouvrages de M. Allix. sont revenus sur cette opinion [VI, 151 b] par la raison que Rarbier dans son Dictionnaire des Anonymes l'attribue au pasteur M. A. de La Bastide. La question reste indécise.

H. Dissertatio de Trisagii origine, auctore P. A. V. D. M. (Petro Allixio, VerbiDiviniministro); Rothomairi. 1674, et in-4°.

UI. Dissertationes très: 1° De Sanguine I). X. J. Ch. ad epistolam 1 M S. AuLrustini, qua num adhuc existât, inquiritur: 2° De Tertulliani vita et scrip- ' De Conciliorum quorum vis detinitionibus ad examen revocandis, Paris, 1680, in-S. — Ces dissertations parurent séparément. Rarbier dans son Dict. des Anonymes assigne à ''die sur Tertullien la date de 1678; une trad. fran parut dans l'Apologétique de Tertullien. trad. par l'abbé Girv ; Amst.. 17<U, in- 12.

IV. Anastasii Si/iait* anagogieariim contemplationum in hexahemeron libri XII. gntc. et lat., ex versione et cum notis Andréa- Dacerii; cui premissa est Expostulatio de S. Joannis Chrysostomi epistola ad Cesarium monachum adversus Apollinarii hseresin, à parisiensibus aliquot theologis non ita pridem suppressa; Lond. 1682, in-4°. — Ce qui inspira à Allix lidée de son ouvrage, que quelques-uns ont attribué à tort à Justel, ce fut la suppression qui fut ordonnée de la lettre au moine Césaire dans l'édition que le savant Emeric Digot publia, en L680, de la Vie de S. Chrysostome par Pallade, en grec et en la-

tin. Plusieurs passages de cette lettre sont, en effet, contraires à la doctrine de la transsubstantiation.

V. Douze sermons de P '. A. sur divers textes. -2e édition. Rotterdam, Reinier Leers, 1685. in-12, 522 pages. — La première édition était sans doute une impression non autorisée des six premiers discours dont il est fait mention dans un avis de l'imprimeur au lecteur placé en tète de cette seconde édition. MM. Haag disent que deux autres sermons de P.

Allix avaient déjà paru en 1676. à Charenton. Ce sont peut-être les deux que voici et qui ne sont point deux autres car ils figurent dans le recueil des Douze imprimés à Rotterdam en 1» B

VI. Les malheurs de Vimpènitence ou Sermon sur ces paroles du liv. des Proverbes au ch. I, v. 2 1-28, prononcé à Charenton le 28 déc. 1675, jour de jeûne.

Charenton, Oliv. de Varennes,

VII. Les devoirs du saint Ministère ou Sermon sur les paroles de S. Paul à Tite, au chap. II. v. 7 et 8. Prononcé à Yitryle-François le 12 mai 167"). en présence du synode et pour l'imposition des mains du sieur Droûet. ministre à Epense. Charenton, O. de Varennes . 1676, in-8°, 54 pages y compris l'acte de l'imposition des mains.

VIII. Rêjlexions critiques et théologiques sur la controverse de l'Egl* Xous trouvons l'indication de cet ouvrage d' Allix dans le Dictionnaire de Chautfepié. Ce savant critique en cite une édition de 1686, mais il ne pense pas que ce soit la première.

IX. Déterminât in F. Joannis Pariv Prxdicatoris , de modo existendi

corpus Christi in Sacramento Altaris , alio quam sit ille quem tenet Ecclesia. nunc primum édita ex MS. cod. S. Vict. Paris. ; cui pnefixa est Pnefatio historica de dogmate transsubstantiationis; Lond. 1686. in-8°. — Dans sa préface historique. Allix cherche àprouver qu'avant le concile de Trente. l'Eglise romaine ne tenait pas la transsubstantiation pour un article de foi.

Page 1