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AMOUREUX — AMOURS

AMOUREUX (Amaury), sieur des Aulnais ; Normandie, 1561 [VI, 473 b].

AMOURS (Gabriel d') ou Damours [Haag I, 68. — II, 473 a; III, 296 a; V, 460 b; VI, 415 b; X, 270], seigneur de Malbert ou Malebert (Bull. XII, 490), était né à Paris et avait été étudier la théologie à Genève, de 1559 à 1562. Il est qualifié par d'Aubigné de « ministre et gentilhomme » et il appartenait en effet à une famille parisienne originaire du Perche, qui était parvenue aux charges de conseiller dans les parlements de Rouen et de Paris. = Armes .-d'argent à un porc-épic de sable passant, accompagné en pointe de trois clous de même rangés en pal.

Gabriel d'Amours, élu pasteur de l'église de Paris après son retour de Genève, exerçait le saint ministère au momen t de la S.-Bar thélemy et fut « préservé miraculeusement » du massacre. 11 put s'échapper et gagner le comté de Neuchâtel, en Suisse, où il trouva son frère, François, seigneur de La Galaisière, qui remplissait depuis plusieurs années dans ce pays, avec le titre d'ambassadeur, une charge de confiance du souverain, Léonor d'Orléans, dans laquelle il fut maintenu par la veuve de ce prince. L'influence de son frère fit élire Gabriel d'Amours , le 20 avril 1573, pasteur à Boudry, petite ville voisine de Neuchàtel. Dès le mois de mai 1575, il était le doyen, c'est-à-dire le président des pasteurs du comté, et figurait à ce titre dans les affaires publiques de quelque importance. Ainsi en 1576 et 15.77, il faisait partie de la commission chargée de débattre avec la seigneurie de Neuchâtel les moyens d'abolir la célébration de la fête de Noël « qui donnait lieu à des actes superstitieux et parfois à des scènes scandaleuses '. » L'église de Paris, dès qu'elle fut un peu remise des horreurs de la S. -Barthélémy, redemanda son pasteur ; mais les Neuchàtelois qui l'avaient déjà refusé à Théod. de Bèze, en 1579, pour l'église de La Rochelle, désiraient le garder, et ce ne fut qu'après de longues négociations que d'Amours, octobre 1584 , reprit le chemin de Paris.

* G. d'Amours d'après des docum. inédits, par H. le professeur Gagnebin. Bull. XII, 1863).

Rendu à sa ville natale et à ses fonctions, il était naturellement un personnage dans le parti, et le roi de Navarre l'attacha à sa maison. Ce fut lui qui, à la bataille de Coutras (20 oct. 1587), fut chargé avec son collègue Chandieu, de prononcer la prière, selon la coutume des huguenots, avant que les troupes marchassent au combat. « Là-dessus, raconte d'Aubigné, le roi de Navarre ayant fait faire la prière partout, quelques-uns firent chanter le psaume 118 :

La voici l'heureuse journée. Plusieurs catholiques de la cornette blanche crièrent assez haut pour se faire entendre : Par la mort! ils tremblent les poltrons, ils se confessent. » Mais ceux qui connaissaient mieux les huguenots ne s'y laissèrent pas tromper. Après avoir béni les troupes, d'Amours leur donna l'exemple en se jetant des premiers dans la mêlée, sans autre arme que son épée. Par bonheur, il ne reçut aucune blessure.

La victoire gagnée, il rendit grâces à Dieu sur le champ de bataille au nom de toute l'armée.

Il continua son belliqueux ministère à la» suite du roi de Navarre jusqu'à la prise de Chartres (avril 1591), remplissant notamment aux batailles d'Arqués (sept. 1589) et d'Ivry (août 1590), le même rôle qu'à Coutras; et sa charge de prédicateur n'y était point légère, si l'on en juge par une lettre du roi, qui écrivait à son fidèle ami Du Plessis-Mornay (du camp d'Etampes, 7 nov. 1589) : «Vous savez les exploits qui se sont passés; je n'en dirai rien davantage, si non que j'y ai grandement éprouvé la faveur et assistance de Dieu; et n'ai point intermis l'exercice de la religion partout où j'ai esté, tellement que telle septmaine sept presches se sont faits à Dieppe par le sieur d'Amours. Est-ce là donner argument ou indice de changement? »

D'Amours rentra dans Paris en 1591 au milieu des fureurs de la Ligue, afin probablement, de recruter pour le parti du roi de Navarre. Du moins, y attirat-il son propre frère, conseiller au Parlement, qui par faiblesse plus que par conviction, s'était jeté dans la Ligue.

Ce frère dont nous avons déjà parlé, était le sieur de La Galaiztère\ll\, 457 b], maître d'hôtel du due d'Aleneon, et

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