XXXIII. Descriptio christiani; Amstel. 1660, in
XXXIV. De mysterio Trinitatis, deque vocihus ac phrasibus quilms tam in Scriptura quam apud Patres explicatur, dissertatio spptem partibus absoluta; Salm. 1661, in-8° ou in-12. — Dans la l1*6 partie, l'auteur traite de l'unité de
l'essence de Dieu ; dans la 2e, de l'infinité de Dieu; dans la 3e, de la révélation de ce mystère dans la dispensation de la nature; dans la 4e, des commencements de cette révélation dans l'A. T.
Cette quatrième partie a été insérée par Wagenseil dans ses Tela ignea Satanx.
La 5e est consacrée à suivre les progrès de la révélation de ce mystère dans le N, T. ; la 6e, à l'examen des expressions bibliques qui révèlent la Trinité; la 7e enfin, à la discussion des locutions analogues dans les Pères. C'est de cet ouvrage que parle dans sa Bibliothèque rabbinique (part. IV), le savant bernardin Bartolocci, qui, trompé sans doute par le prénom de Moïse, fait d'AmyrauL Un juif converti. Il qualifie ce livre de dissertation très-érudite et catholique.
XXXV. Paraphrasis in Psahnos DaïnrEyunacum annotationibus et arguments; Salm. 1662, in-4° (précédé d'une longue épître à Charles II, roi de la Gr. -Bretagne); ouvrage estimé dont Michaélis, juge compétent en cette matière, faisait beaucoup de cas. Il est précédé d'une préface où Amyraut disserte longuement sur les divers effets de l'opération du Saint-Esprit. Il s'y prononce plus fortement que jamais pour l'obéissance passive. Plusieurs bibliographes, entre autres Walch, dans sa Biblioth.
theologica, prétendent qu'il en a été publié une traduction française. Il nous a été impossible d'en découvrir la moindre trace. Il en existe une seconde édition, (editio altéra nitidior, emendatior et auctior), revue et augmentée, avec une préface nouvelle de J. Cremer; Utrecht, 1769. in-i".
XXXVI. In orationem dominicain exercitatio ; Salm. Dan. de Lerpinière, 1662, in-8°. Dédié àl'évêque de Durham.
XXXVII. Insymbolum Apostolorum exercitatio; Salm. 1663, in-12; avec une épître dédicatoire à J. Cappel. Réimpr.
avec le précédent; Utrecht, 17118, in-8°.
XXXVIII. Vie de François de La Noue, depuis le commencement des troubles religieux en 1560 jusqu'à sa mort ; nouv. édition, Leyde, 1601, iu-4°. — Nous citerons, sauf toutes réserves, le jugement porté sur cet ouvrage, qui est fort rare, par la Biographie universelle : « Le style est lourd, les réflexions communes; l'au-
AMYRAUT
teur y prodigue ù son héros des louanges exagérées pour les actions les plus ordinaires ; mais on doit lui savoir gré d'avoir rédigé, dans un ordre chronologique, les actionsd'un guerrier également estimé des deux partis, et dont la vie intéresse tout bon Français. » Ce jugement un peu sévère n'est que la reproduction, faiblement dissimulée, du jugement porté par Ànquetil sur le livre d'Amyraut. jugement qui se trouve dans les Observations critiques de l'auteur de l'Esprit de la Ligue mises en tétê de son ouvrage.
XXXIX. Thèses Sabnurienses; Salm., 1600. in-i°. Edit. augm., 1664, in-i°.
Réimpr. à Genève, 1665, in-l°. Ouvrage fort estimé, composé par Amyraut, La Place et Càppel. Amyraut y eut cependant la plus grande part. C'est de sa plume que sont sorties, entre autres, les thèses De peccafo in Spiritum Sanctum, qui furent publiées à Saumur en 1653, in-8°.
XL. Consilium quo modo se gererê debeat apud illos quibuscum habitat is qui divers;e religionis est et quales pra> ficiendi ecclesi;e ministri ab alterius religionis patronis. Cette dissertation a été insérée par Gesenius dans son traité De unione ecclesiastica ; Hermop. 1677, in-'i°.
Les ouvrages d'Amyraut, — et la même observation peut s'appliquer à ceux de tous les écrivains réformés de la France, — sont extrêmement rares ; on a même quelque sujet de s'étonner de l'oubli dans le quoi ils sont tomliés. Sans doute la forme en est peu agréable, le style un peu suranné: mais sous cette enveloppe il se cache tant de jugement, de finesse d'esprit, d'érudition, que de nos jours encore ils peuvent être étudiés avec fruit, surtout par les théologiens, à qui il n'est pas permis d'ignorer l'influence exercée par le professeur de Saumur sur les doctrines reeues dans l'Eglise protestante. Sa théorie, en etl'et. après avoir rencontré une ardente opposition, fut adoptée par Mestrëzat, Le Faucheur, Blondel, Daillè, Claude, Du Bosc; elle pénétra jusque dans l'université de Genève, et par les réfugiés elle se répandit dans tous les pays protestants.
3 -De son màf\ai°evLxec Elisabeth Aubyneau, de La Rochelle, Amyraut eut deux
enfants : une tille, qui épousa Bernard de Haumont, depuis avocat du roi à Saumur, et mourut au bout de dix-huit mois de mariage, en 1615, et un Bis, avocat distingué au parlement de Paris, qui se réfugia en Hollande à la révocation de l'édit de Nantes. Ce fils s'appelait aussi Moïse et était seigneur de Champrobin en Anjou. De sa femme, Marie Thêard, qui se convertit, avec ses enfants, lorsqu'il quitta le royaume, il avait eu :
1° Moïse, né en 1660, mort en 1670 ; 2° Marie, née en 1661, morte en 1680 ; 3° Elisabeth, femme, en 1678, de François Hardy ; 4° Moïse, baptisé le 3 juillet 168-2.
1 . Moïse Amyraut, le théologien , n'était pas fils unique. Nous trouvons en effet, dans le Mercure des mois de mai et de juin 1682, cités parmi les protestants qui se laissèrent convertir par le P. Alexis" Du Bue, le missionnaire à la mode, une Rachel Amyraut, nièce du ministre de ce nom, et un nommé Boisnier, sieur de La Mothe. petit-fils du ministre de Bourgueil. de La Gable [de La Galère, selon Aymon] et neveu d'Amyraut, ministre de Saumur. A ces deux abjurations, le Mercure ajoute celles de Salomon Morin, neveu du ministre de Caen, et d'Isabelle Aubestin, nièce du ministre Aubestin [vraisemblablement Aubertin] . en s'écriant d'un air de triomphe : « Quand des personnes qui touchent de près les plus éclairés de ceux de la R. P. R.
renoncent à leurs erreurs, on peut dire qu'elles sont bien convaincues des vérités de la nôtre ! » — Ajoutons que toute une famille, composée: 1° de Moïse Ajnyraut, 2°de Marie Amyraut et de ses deux enfants, Henry et Marie-Anne, figure dans une liste de réfugiés naturalisés anglais le 11 mars 1700 (Agnew 1
Registre! de l'Acad. prot. de Saumur, mss à l'hôpital de Saumur. — Moïse Amyraut ; sa vie et son temps, par Edm. Saigey; Strasbourg, 1M9, in-*>. — Spécimen ethico-theologicum de Moyse Amyraldo ethices christitinir doctore...publlco ttc solemni examini submittet Arentius Drost, Anistelodami, 1859, in-8*. — DU tionn . histor. de Mai)ie-et-Ijoire (187*, in-*«), par Cel. Fort.
AM YRA UT (Balthas ar-Octa viax) , né à Anspach en 1615 [Haag I, 70b;. Il fut élevé à Hanau, continua ses études à Genève et exerçait les fonctions de chantre et de lecteur à Bâle, lorsqu'il y fut consacré au saint ministère, en 163t,
AMYIUUT
et mis de suite en fonctions. Au commencement de l'année 1640, il fut adjoint au pasteur Valier et chargé de l'aider dans les devoirs de sa charge. Ce dernier lui avait accordé peu auparavant l'une de ses deux filles, Esther Valier, et il mourut au mois de février 1641 , lui laissant la place libre dans l'église de Bâle. Il n'y resta cependant pas longtemps car on le trouve pasteur, en 1651, de l'église de Ste-Marie-aux-Mines. C'est là surtout qu'il remplit sa carrière pastorale quoiqu'il eût vivement désiré passer à l'église de Metz, auprès du digne pasteur Paul Ferry, pour lequel il avait une vénération particulière et qu'il appelait son père. On a conservé (Biblioth.
Athan. Coquerel) une douzaine de lettres adressées par Amyraut à Ferry de 1641 à 1658, dans lesquelles il s'épanche à cœur ouvert et laisse voir à nu les soucis de son ministère. Uniquement tourné vers la France par son origine, son nom, ses aspirations, et placé sur les confins de l'Alsace au moment où Louis XIV francisait le pays, il avait à lutter contre l'influence allemande, contre les luthériens, contre les anabaptistes; il se plaint même des Gueux; et l'église de Metz avait refusé de l'admettre en le traitant d'allemand. Il se consolait par la pratique du pastorat et par les travaux littéraires. On lit dans ses lettres à Paul Ferry : «... Ceux de Strasbourg et deWirtemberg, de Turlach etdeSaxe (les luthériens) veulent continuer dans leur aversion. Sciens loquor, par ce que j'ay fait essay si je serois agréé en suivant les expressions de Saulmur, non comme les approuvant mais comme esprouvant si elles seroient approuvées.
Je m'en vay bien irriter les guespes par mon Traicté que j'envoye a Genève pour y estre imprimé » (3 janv. 1652). — Les motifs d'une longue absence qu'il vient de faire ont été de solliciter à Paris pour les droits de M. le comte de Ribaupierre, son maître , devenant non sujet mais vassal de la couronne de France, et le faire rétablir dans ses libertés et privilèges tels qu'il les possédait sous la maison d'Autriche. 11 ajoute : « Durant mon séjour à Paris, qui a esté de quatorze septmaines, j'ay preschédix fois, quatre fois à Charenton, six fois chez monsieur
l'ambassadeur d'Hollande. Le succès a esté tel que je ne sçaurois assez en louer Dieu. Les pasteurs mêmes me veulent persuader qu'ils en ont eu quelque satisfaction., .et j'ay es té forcé de promettre de donner au public ces foibles productions de mon esprit. J'y travaillerai s'il plaist à Dieu aussi tost à mon arrivée à Ste- Marie. Je leur ai montré cest escrit que vous m'avez fait la grâce de corriger. Je vay le faire imprimer puisque leur charité est égale à la vôtre au regard de l'approbation. Je vous envoyerai s'il plaist à Dieu mon Commentaire sur l'Apocalypse que j'ay achevé à heures
desrobbées à Paris Amyraldismus
nullius est momenti apud populum Parisiis qui ejus modi novis loquendi modis non gaudet. Abbas de Marolles me certurum esse voluit fore, ut Jansenismus brevissimereflorescet; qui (licet ex parte tantum) pro nobis est, non contra nos est. Perficiat Jehova opus suum ad sui hominis gloriam et ecclesise aedificationem ! » (Thou \TouT\, 3 mars 1655).— « Voicy d'autres nouvelles. Il y après de quatre mois que je receus une lettre de Paris par laquelle on me donnoit advis que l'église de Londres me demandoit et avoit donné ordre de me sonder làdessus... Mais apprenant que c'estoit pour supplanter M. d'Elmè, un de leurs pasteurs, je les ay remercié; je n'en veux point à ce prix là, quand même je pourrois obtenir mon congé d'icy. La condition seroit bonne pour l'éducation de ma pauvre famille, mais Dieu ne le veut point encore... Je croiois avoir achevé pour ceste feste de Strasbourg mon catéchisme des Pères et mes sermons sur les deux derniers chapitres de l'Apocalypse qui composeront le Traicté de La Jérusalem céleste, Dieu aydant; mais je n'ay pu encore estre prest. »
(27 déc. 1656.) — a ... Dieu m'a donné depuis cinq septmaines en ça tant d'occupations contre les anabaptistes qu'en fin bénissant mon ministère en voila desja deux assez considérables qui furent baptisez solennellement et en public, dimanche dernier, loué soit Dieu ; il y en a trois autres qui se préparent a recevoir ceste mesme grâce... J'ay dressé un catéchisme anabaptiste en allemand, pour instruire les uns de leurs 'erreurs
AMYRAUT — ANCILLON
et prémunir les nostres contre ces ministres de Sathan qui se transforment en ministres de justice. Je l'envoyé à Zurich ; je ne sçay si on l'imprimera. Tout tel qu'il est il a desja faict du fruict, loué soit Dieu. Mon Eglise me prie de le luy donner aussi en français ; je le feray Dieu aydant. Je vous le communiqueray aussitost... » (30 juin 1658).
B.-O. Amyraut, en cette même année 1658, fit imprimer à La Haye un ouvrage que MM. Haag appellent a bizarre » [I, 79 b] non sans raison, car il est intitulé : Introduction à l'exposition de l'Apocalypse, en forme de traités géométriques, en propositions et preuves.
Sa femme lui donna pour enfants (d'après les reg. de l'église française de Bâle) : 1° Esther, baptisée le 26 janv. 1640; 2? Anne-Marie, née en 1641; 3° Sara, née le 1er sept. 1643; 4° Suzanne, bapt. le 3juill. 1645; 5° Marguerite, bapt. le "25 mars 1647 ; 6° Philippe, baptisé le 1er fév. 1649.
Nous n'avons pu trouver les armoiries des Amyraut, de Bourgueil, seigneurs de Yausoudan, de Champrobin , etc., mais Balthazar-Octavien cachetait ses lettres d'un : Coupé à une étoile en chef à senestre et une étoile en pointe àdextre, accompagné d'une barre de gouvernail posée en pal entre les deux étoiles.
6. AMYRAUT ou Amirault, Admirauld, etc., est un nom qui se rencontre fréquemment dans l'ouest de la France et qu'ont porté diverses autres personnes de la religion sans que nous sachions à quelle famille précisément les rattacher. — Isaac Amirauld, procureur au parlement de Paris, épousa Jeanne Chantereau dont il eut : Elisabeth , femme, en janv. 1668, de Daniel Birot, sieur de La Cour, fils de Jean Birot, docteur en médecine et de Louise Bouquet; ce dernier était alors âgé de 22 ans et il avait un frère aine, Pascal Birot. docteur en médecine à Angoulème. Isaac.
baptisé à Charenton le 20 avril 1656, par Amyraut (Balth.-Oct.), pasteur de Ste- Marie-aux-Mines ; Jacques, baptisé le 15 sept. 1658; Charles, né le 23 janv. 1661, mort en 1664; Jeanne, morte en 1663; Jeanne - Marguerite , baptisée le 24 févr. 1662; Antoine, baptisé le 26 fév. 1673. — Louise Amyraut, de Couhé.
veuvede60ans,eti!faWe-4/m/?-ai^,veuve avec une fille, étaient réfugiées et assistées à Londres en 1702-1705.
AXASTASE ou Anastaise ou t.uze.
— (Thomas;, pasteur à Roure et Yillaret. en Dauphiné, 1603-1607; à Oulx.de 1607 à 1616, année de sa mort [X. 272].
— (Jehan et Estienne), natifs de Maringues en Auvergne, reçus habitants de Genève, 15 oct. 1557; imprimeurs dans cette dernière ville [Y, 12 b], — (Jehan) « natif d'Oulx en Dauphiné et de son jeune aage jusques à présent résident de Marin gués en Auvergne. >» reçu habitant de Genève, 26 sept. 1558. — (Jehan; « d'auprès de Clermont en Auvergne, » id., 3 aoust 1574.
AXCEL (Guillaume), 1596 [HI, 447 b].
— (Jean-Louis), d'Embrun, étudiant en théologie à Genève, 1711. — Marguerite), classée comme réfugiée de Montpellier en
Tt).
AXCELME (Pierre d'), habitant d'Avignon, avait embrassé le parti de la Réforme, et ce fut dans sa maison qu'un certain nombre de membres du conseil communal complotèrent, en 1578, de livrer la ville aux protestants. Pour ce fait, il fut puni de mort à Marseille en 1581.
ANCERYAL (Jeanne d'}, Picardie, v. 1570 [Y, 513 b].
ANCET, ministre à Montfrin etS.- Quintin, 1637 [X, 345].
AXCHE Matthieu d'), ministre déposé. 1563 [IV, 322 b; X, 66].
ANCHE (Claude du Bellay, seigneur d'), gentilhomme angevin, réfugié à Berlin |YII. 425 aj. R fut d'abord chambellan de l'Electeur de Brandebourg, puis gouverneur des trois jeunes margraves, Albert- Frédéric , Charles - Philippe et Chrétien-Louis. On trouve son épitaphe dans Alt. und Neu Berlin (I, 69), par Kùster (Erman IX, 5).
AXCHE RIX (d") ou Des Ancherins.
famille protestante de Yerdun.l'ime des plus anciennes de la ville. Guillaume dAncherin, seigneur de La Tour de Fresne, 1560 {Bull. XI, 431).
AXCHOX (Estyenne), réfucié sur les terres de Berne en 1572 (Bull. X, 233).
ANCIEN YILLE (d'), capitaine, 1567 [II, 457].— ^Claude d'), 1621 [YIII, 364 a].