I. Thèses theol. de scriptura sacra; Gen. 1638, in
II. Traité dam lequel toute la matière des traditions est amplement et solidement examinée ; Sedan, 1657, in-4°. — C'est la relation de ce qui s'était passé dans une conférence qu'il avait eue avec Bédacier, doct. de Sorbonne, évoque d'Aoste et suffragant de l'évèque de Metz. Ancillon avait disputé avec ce prélat en présence d'un grand nombre de personnes ; mais au mépris de ce qu'ils avaient accordé entre eux , que les actes de cette conférence ne seraient pas livrés à la publicité , un moine avait eu l'impudence d'en donner une fausse relation où il entreprenait de persuader au public que l'adversaire de l'évèque avait été vaincu sans ressource. C'est ce qui détermina Ancillon à publier cet ouvrage. Le P. Clivier, minime et provincial de son ordre, chercha à le réfuter dans son Fort des traditions abattu par les maximes de M. David Ancillon.
III. Apologie de Luther, de Zwingle, de Calvin et de Bèze; Hanau, 1666, in-12. Réponse au vie ch. de la Méthode du cardinal de Richelieu. Lorsque cette Méthode parut, Ancillon s'était aussitôt mis en devoir d'y répondre ; mais ayant appris que le professeur Martel l'avait prévenu, il supprima sa réponse dont il ne publia que ce fragment.
IV. Les Larmes de S. Paul; Paris, 1676. — Sermon sur v. 18, 19. ch. III de l'Epître de S. Paul aux Philippiens, prononcé à Metz un jour de jeûne. C'est le seul
de l'Eglise réformée, » on força le graveur d'y ajouter après coup le mot « prétendue. » C'est pour éviter ce déboire qu'on prit le biais de la phrase lutine dans laquelle il n'est pas fait mention d'Eglise. (0. Civier.)
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sermon d'Ancillon qui ait été imprimé.
V. L'idée du fidèle ministre de J '.- Ch.. ou la Vie de Guillaume Farel (anonyme) : Amst. 1691, in-i?. — Edition unique, désavouée par l'auteur. Ancillon avait communiqué son manuscrit à Conrart, son ami intime, qui y avait mis quelques remarques de sa main. C'était, au jugement de son fils, un ouvrage digne de voir le jour; mais on ne put le décider à le publier. Ce qui fut cause qu'on en tira une copie pleine de fautes qu'un libraire de Hollande fit paraître sans l'aveu de l'auteur. « On a été surpris, écrit Ancillon, de voir une édition aussi difforme qu'est celle-là, et si un jour on fait imprimer le même livre sur la copie revue par M. Conrart, on verra que cette pièce est si mutilée qu'elle n'est pas reconnoissable. »
VI. Réponse à r Avertissement pastoral, aux Lettres circulaires et aux Méthodes, que le Clergé adressa aux Réformés de France en l'année 1682. — Il ne parait pas que cette réponse ait jamais été publiée. Ancillon raconte que son père la tint cachée dans son cabinet jusqu'à ce que des personnes de considération l'ayant obligé de la mettre au jour, il l'envoya à M. Turretin, professeur en théologie à Genève, son ancien ami, avec la liberté d'en disposer comme il jugerait convenable. On ignore ce qu'est devenue cette copie.
3. Ancillon (Charles), fils aîné de David, né à Metz le 28 juillet 1659, et mort à Berlin le 5 juillet 17 15. 11 avait épousé la fille aînée d'Elie Benoit, morte en Hollande avec les deux enfants qu'elle eut [II, 174 b[, et il se maria en secondes noces avec une de ses cousines, ainsi que nous l'indiquerons à la fin de cet article, col. *225. On a son portrait gravé par W. de Broën.
Après de premières études au collège de Metz et à Hanau, Ancillon se décida pour la carrière du droit. Il écouta successivement les professeurs de Marbourg, de Genève (1 67 '0 et de Paris. Ayant pris ses degrés, il retourna dans sa ville natale, en 1679, et y fut attaché au barreau. A la révocation de l'édit de Nantes, les réformés de la ville le députèrent à la cour pour y représenter que cet acte ne devait pas les atteindre, protégés
qu'ils étaient par les privilèges du pays ; mais il ne put rien obtenir ; on n'accorda même pas que les quatre pasteurs, qui étaient âgés, attendissent jusqu'au retour du printemps pour sortir du royaume.
« Quoi ! Monsieur, lui répondit Louvois, ils n'ont qu'un pas à faire pour sortir du royaume, et ils n'en sont point encore dehors? » Ils durent donc partir sans délai, malgré la saison avancée. Ancillon ne tarda pas à rejoindre son père dans l'exil. Il l'accompagna dans le Brandebourg, et fut établi juge et directeur de la colonie française de Berlin. L'électeur Frédéric, depuis roi, lui continua les bontés de son père, Frédéric-Guillau mêle-Grand. En 1695, il lui confia une mission importante ' en Suisse. Dans ce voyage, Ancillon eut l'occasion de connaître le marquis de Bade-Dourlach, qui conçut tant d'estime pour lui qu'il le choisit pour son conseiller, et pria l'électeur de le lui laisser pendant quelque temps. Ancillon ne retourna à Berlin que sur la fin de 1699. La place de juge supérieur avec le titre de conseiller de cour et de légation fut la récompense de ses services. Après son couronnement, en 1701, Frédéric Ier le choisit pour son historiographe. La Société royale de Berlin l'admit aussi au nombre de ses membres. Quoiqu'il soit devenu auteur plutôt par circonstance que par vocation, comme il le dit lui-même, Charles Ancillon n'a pas laissé que de beaucoup écrire.
I. Réflexions politiques .par lesq. on/ait voir que la persécution des Réformés est contre les véritables intérêts de la France (anonyme) ; Cologne, 1685,in-12. — Bayle avait commis une erreur en attribuant cet ouvrage à Sandras de Courtilz.
IL L'irrévocabilitt de ledit de Nantes prouvée par les principes du droit et de la politique, par C. A., doct. en droit et juge de la nation française à...; Amst. 1688, in-1-2.
HI. Histoire de l'Etablissement des François réfugiés dans les Etats de S. A. E. de Brandebourg; Berlin, 1690 *, in-8° ; dédiée à Frédéric HI , margrave de Brandebourg. — Cet ou-
1 Voir aux Additions, à la fin du volume.
*- Ou s'est trompe en attribuant à Ancillon : la France intéressée à rétablir l'édit de Nantes (anonyme). ArasC, 4690, in-12.
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vragfl est divisé en quatre parties. L'auteur examine successivement : 1° l'état des gens de lettres, parmi lesquels il comprend les pasteurs, les jurisconsultes, les médecins; 2° l'état de ceux qui font profession des armes; 3° l'état des manufacturiers, des négociants et des artisans ; 4° l'état de ceux qui sont sans profession et sans biens, de quelque qualité qu'ils soient. Nous saisirons l'occasion qui nous est offerte de faire connaître par quelques détails cet intéressant épisode de notre histoire. Plusieurs années avant l'édit de révocation, un certain nombre de réfugiés français s'étaient déjà retirés à Berlin sous la protection de l'électeur Frédéric-Guillaume, et y avaient fondé une église.
Ahbadle et Fornerod (jusqu'en 1682), la desservaient. Après la révocation, l'électeur rendit un édit (29 oct. 1685) en faveur des réfugiés qui affluèrent dès lors dans ses Etats. Cet acte n'était pas seulement une bonne œuvre, c'était une mesure de bonne politique. Aussi doit-on remarquer que depuis cette époque la puissance du Brandebourg grandit d'année en année, tandis que celle de Louis XIV déclina de plus en pins. Le grand électeur s'exprimait ainsi dans le préambule de son édit : « Comme les persécutions et les rigoureuses procédures qu'on exerce depuis quelque temps en France contre ceux de la religion réformée, ont obligé plusieurs familles de sortir de ce royaume et de chercher à s'établir dans les pays étrangers, Nous avons bien voulu, touché de la juste compassion que Nous devons avoir pour ceux qui souffrent malheureusement pour l'Evangile et pour la pureté de la foi que Nous confessons avec eux, par le présent édit signé de notre main, offrir auxdits François une retraite sure et libre dans toutes les terres et provinces de notre domination, et leur déclarer en même temps de quels droits, franchisesetavantages, Nous prétendons de les y faire jouir pour les soulager et pour subvenir en quelque manière aux calamités avec lesquelles la Providence divine a trouvé bon de frapper une partie Bi considérable de son Eglise. » Notre auteur remarque, à la louange du grand électeur, « qu'au lieu que les autres
souverains se sont contentés (Je recevoir dans leurs Etats ceux qui s'y sont retirés et de leur accorder leur protection, lui, il les a appelés, et a pourvu à leurs besoins. » Son ministre d'Etat, M. de Grumbkow, chargé des soins de leur établissement, s'acquitta de cette tàcho difficile avec un zèle, une patience et une charité dignes des plus grands éloges. L'électeur étant mort en 1688, son iils et successeur accorda de nouveaux bienfaits aux réfugiés. Nous exposerons brièvement leur organisation. Parmi les émigrés, on comptait des hommes de toutes professions et. de tous états, la plupart sans autres ressources que leur industrie. On les répartit sur divers points. Dix colonies furent ainsi créées. La principale, celle de Berlin *, contenait plusieurs milliers d'individus. Elle possédait deux temples, au service desquels étaient attachés neuf pasteurs ; un hôpital, avec un pasteur spécial ; une maison de charité pour les réfugiés des deux sexes ; un collège dont l'enseignement comprenait les humanités et la philosophie, et même une librairie et une imprimerie. D'après MM. Erman et Réclam, il existait déjà une académie française à Berlin, avant la grande émigration de 1685 ; Charles Ancillon en eut la haute direction en 1687. Les autres villes que l'on choisit comme centres de colonisation, furent : Francfort-s.-O., dont l'Eglise fut desservie par trois pasteurs, de même que celles de Halle et de Magdebourg; Brandebourg, avec deux pasteurs; Lipstadt, avec le chapelain du régiment de Briquemaulf, gouverneur de la place; Clèves, avec un pasteur; Wesel avec deux pasteurs; Prenslow, dans la Poméranie, avec deux pasteurs; Kœnigsberg, avec un pasteur. Il y avait en outre six villages, chacun avec une église et un pasteur. Toutes ces églises furent soumises, en vertu d'un édit de l'électeur, à la discipline des églises réformées de France. L'université de Francfort-s.O. futassignée aux jeunes réfugiés qui désiraient terminer leurs études. Le sénat académique eut ordre de les admettre à la table du séminaire fondé pour les étudiants pauvres, et on leur
• Voir la note ci-dessus, col. 30.
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donna en outre ôû écus de pension par an. — L'administration de la justice excita ensuite la sollicitude du gouvernement. Un juge fut désigné pour chaque colonie, à l'exception des villages où un inspecteur en tournée rendait la justice. Un greffier, un huissier, des notaires et des procureurs l'assistaient dans ses fonctions. La procédure était sommaire, autant que possible; la justice gratuite. Les juges prononçaient d'après la raison et l'équité. Les appels étaient portés devant le juge supérieur, résidant à Berlin, qui prononçait en dernier ressort. Tous les officiers de la justice française étaient nommés à vie. Les jurisconsultes distingués par leur naissance ou par les charges qu'ils avaient exercées, et qui n'avaient pu être placés, formaient avec les gentilshommes qui n'avaient pas pris du service dans l'année, le corps des conseillers de cour et d'ambassade. Les plus jeunes avaient le titre de secrétaire de S, A. E. Six de ces conseillers, choisis par le gouvernement, s'assemblaient une fois chaque semaine avec le juge ordinaire et le juge supérieur de Berlin, le directeur des manufactures, sous la présidence d'un ministre d'Etat, pour prendre connaissance de toutes les demandes et réclamations adressées par des réfugiés.
Dans ce conseil se traitaient les affaires concernant l'émigration en général. Tous ces divers fonctionnaires recevaient des traitements proportionnés à leurs char- Geux des réfugiés, tels que pasteurs ou jurisconsultes, qui n'avaient pu être employés, étaient portés sur la liste des pensionnaires de l'Etat, jusqu'à ce qu'une vacance ou la création de nouveaux emplois permissent d'utiliser leurs services.— ' Le gouvernement ne s'apj iiqua pas avec moins de soin à régler le sort des commerçants et des industriels. « Il est venu dans cet Etat, écrit Ancillon, des ouvriers de tous métiers, de sorte qu'on y fait à présent toutes sortes d'ouvrages. Il ne s'en fait aucun en France qu'on ne fasse dans ce pays-ci; car les maîtres ou les ouvriers de toutes les principales fabriques du royaume y sont et y travaillent. » Un artiste, sorti des Gobelins, y avait même transporté son industrie. De magnifiques tapisseries
où étaient représentées les grandes, actions de l'électeur, étaient déjà sorties de ses ateliers. Tous les marchands et les artisans pouvaient se faire admettre dans les corporations allemandes de leur profession sans qu'ils fussent tenus d'exécuter un chef-d'œuvre ou de payer aucun droit. A ceux des réfugiés qui établirent des manufactures, le gouvernement fit aussi de très-grands avantages. Non-seulement il leur avança de grosses sommes d'argent, mais il leur fournit même le local avec tous les principaux instruments nécessaires à leur fabrication. On prit ensuite les mesures les plus sages pour empêcher qu'une mauvaise administration ou un encombrement de produits n'amenât promptementla ruine de ces établissements. Un directeur des manufactures fut chargé de les visiter tous, à de certaines ques, d'examiner la qualité des objets fabriqués ou manufacturés, de recevoir les plaintes des ouvriers ou des maitres. Des commissaires et des secrétaii commerce lui furent adjoints pour le décharger à Berlin d'une partie de ses travaux. En même temps, afin de faciliter l'écoulement des produits, le gouvernement prohiba ou frappa d'un droit d'entrée les marchandises étrangères, et établit un Bureau d'adresse où les manufacturiers pouvaient faire porter les marchandises dont ils n'avaient pas trouvé le placement et qui étaient vend, l'enchère. Les paysans et jusqu'aux hommes de peine eurent part aux bienfaits de l'électeur. Tandis qu'aux uns on donna des terres et des instruments de travail en les affranchissant de toute redevance pendant un certain nombre d'années, les autres obtinrent le privilège d'exploiter à leur profit les premières chaises à porteurs que l'on vit à Berlin. Cet usage introduit par les réfugiés en Allemagne s'y est conservé jusqu'à nos jours dans quelques villes. — Il ne nous reste plus qu'à dire un mot de la position que l'on fit aux émigrés qui gui* vaient la carrière des armes. Le plus illustre était sans doute le maréchal de Schomberg. En récompense de ses services et par une faveur toute spéciale, le gouvernement de Louis XIV lui avait permis de sortir du royaume. Il fat
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nommé généralissime des armées de S.
A. E. et pourvu du gouvernement de la Prusse. Son fils Charles devint lieutenant général. On forma deux corps de réfugiés ; l'un, composé des principaux officiers, contenait deux compagnies : c'étaient les Grands-Mousquetaires ; l'autre, formant, une seule compagnie à cheval, était composé des subalternes et bas-officiers. Les officiers qui n'avaient pu être admis dans l'un de ces deux corps, recevaient la paye des officiers en retraite. Une compagnie de cadets et une autre de mineurs furent aussi créées. Ces divers corps se signalèrent dans plusieurs occasions.— Telle fut l'organisation des colonies françaises du Brandebourg. On peut dire, sans crainte d'être taxé d'exagération, que, dans toute sa conduite, le grand électeur se montra le père des réfugiés. C'est là sans doute son plus beau titre de gloire, quoique son histoire soit pleine cependant d'actions mémorables.
Le gouvernement de Louis XIV lui en fit un crime ; la France lui doit sa reconnaissance. — C'est l'ouvrage d'Ancillon que nous venons d'analyser.
IV. Portrait ébauché de M. Sylv. Jacq . Danckehnann; Amst. 1695, in-8°. Danckelmann était un ministre d'Etat qui s'employa avec un dévouement digne des plus grands éloges à l'établissement des réfugiés français dans le Brandebourg.
V. Mélange critique de littérature, recueilli des conversations de feu M. Ancillon, avec un Discours sur sa vie, et Ses dernières heures; Bàle, 1698, 3 vol. in-12; dédié à Frideric-le-Crand, marquis de Bade et de Hoehberg. Ces mélanges sont une suite d'articles sur toute sorte de sujets, disposés par ordre alphabétique et précédés de sommaires. Le 3e volume contient la Vie de David Ancillon, par son fils, et un petit écrit intitulé : Les dernières heures de M. Ancillon, par le ministre qui l'avait assisté dans sa maladie.
VI. Discours adressé à S. M. le roi de Prusse sur son élévation à la royauté ; Berlin, 1701, in-8».
Vil. Dissertation sur l'usage de mettre la 'première pierre au fondement des édifices publics ; Berlin, 1701, in-8°. — Cette dissertation fut écrite à l'occasion de la pose de la première pierre d'un
nouveau temple que l'on construisit pour les réfugiés dans le quartier de laFrederichstadt.
VIII. Le dernier triomphe de Frideric- Guillaume-le-Grand, ou Discours sur la statue équestre érigée sur le Pont-Neuf de Berlin; Berlin, 1703, in-fol.; trad.en allem. par Plarre, même année.
IX. Histoire de Soliman II, empereur des Turcs; Rott. 1706, in-8°. — Ancillon avait conçu le dessein de donner au public les éloges des hommes illustres répandus dans l'Histoire de J.-A. de Thou, et d'y joindre les additions que ses lectures lui auraient fournies. Dans ce but, il avait dressé une liste d'environ 500 noms. Mais la mort ne lui permit pas d'achever ce grand travail. Son premier essai, l'histoire de Soliman II, fut tout ce qui en parut.
X. Traité des Eunuques, par C. 01lincan (anagramme du nom d'Ancillon).
1807, in-12. — Composé à l'occasion d'un castrat italien qui prétendait se marier. Ancillon se prononce contre de semblables mariages. Son traité contient, au dire du P. Nicéron, « quantité de remarques curieuses et divertissantes ; » mais Barbier (Dict. des Anonymes) y relève une grosse méprise : l'auteur aurait présenté comme une histoire véritable la relation de l'île de Bornéo, imaginée par Fontenelle.
XL Mémoires concernant les vies et les ouvrages de plusieurs modernes célèbres dans la république des lettres ; Amst. 1709, in-12. —Les Modernes célèbres dont les vies sont contenues dans ce volume, rédigé primitivement pour un Supplément au Dictionn. de Bayle, sont : Valentin Conrart, dont la vie est la plus étendue de toutes (environ un tiers du volume); l'orientaliste d'Herbelot ; Urbain Chevreau, historien, poëte et écrivain estimé (73 pages) ; le savant Henri Justel;le critique Adrien Baillet; les Aubery, dont Jacques, sieur de Moncreau, jurisconsulte, qui plaida pour les malheureux habitants de Cabrières et de Mérindol ; Benjamin, sieur du Maurier, diplomate, et son fils Louis, auteur des Mémoires sur la Hollande, qui parait avoir abjuré le protestantisme; un autre, Louis Aubery, auteur de plusieurs ouvrages d'histoire et de biographie, le
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médecin Jean Aubery et le scoliaste Claude; le savant Jean-Baptiste Cotelier, qui, à l'âge de 12 ans, étonna par son savoir les membres de l'assemblée générale du clergé de France auxquels il fut présenté par son père, ministre réformé qui avait abjuré après avoir été déposé par le synode national d'Alais, et finalement l'antiquaire et numismate Laurent Beger. L'auteur a joint à son livre une table analytique très-bien dressée.
XII. Histoire de la vie et de la mort de M. Lichtscheid ; Berlin, 1713.
Le bibliographe allemand Jœcher attribue encore à Ancillon les trois écrits suivants : 1° Réflexions sur la tolérance ; -2° La balance de la religion et de la ■politique ; 3° La découverte dun espion français, etc., mais il n'indique ni le lieu ni Tannée de leur impression.
Charles Ancillon avait épousé Elisabeth Ancillon dont il eut un fils :
4. Frèdéric-Auuuste-Luc Ancillon, né le lerjuill. 1698 et baptisé le 3 dans l'église française de Baie. Xommé pasteur de l'hôpital français de Berlin en 1733, à la place de Pierre Crégut, il mourut en 1758, laissant :
5. Louis-Frédéric Ancillon qui suivit aussi la carrière pastorale; admis au saint ministère en 1702, il fut appelé en 4765 à desservir une paroisse de Berlin et devint membre de la Société royale. Il est mort le 13 juin 1814,4 l'âge de 70 ans. On lui doit quelques écrits :
I. Oraison funèbre de la Très-haute princesse Madame Louise -Amélie de Brunsvàck-VVolfenbuttel ; Berlin, 1780, in-8°.
IL Discours sur la question : Quels sont, outre /' inspirât ion, les caractères qui assurent aux Livres Saints la supériorité sur les livres profanes? Berlin et Dessau, 1782, in-8».— Ce discours avait été couronné, en 1778, par l'académie de la Conception de Rouen.
III. Discours sur la question : Quelle est la meilleure manière de rappeler à la raison les nations qui se sont livrées à l'erreur? Berlin, 17^5, in-'i°.
IV. Oraison funèbre du Très -haut prince Frédéric II, roi de Prusse ; Berlin, 17S6, in-8».
V. Judicium de judiciis circa argumentum Cartesianum pro existentia Dei ad nostra usque tempora latis ; Berlin, 179-2, in-8°.