FOUR
3. ANTHOINE (Nicolas), naquit à Briey en Lorraine, vers le commencement du XVIIe siècle [Haag I, 113].
Son père, Jean Anthoine, ne négligea rien pour lui donner une éducation libérale. Il l'envoya d'abord à Luxembourg, où il suivit pendant cinq ans les cours du collège de cette ville, et, ensuite, il alla continuer ses études à Pont-à-Mousson, à Trêves et à Cologne, sous la direction des jésuites. Il avait atteint sa vingtième année lorsqu'il retourna chez ses parents. Bans le cours de ses études, le jeune Anthoine ayant conçu des doutes sur la vérité des doctrines de l'Eglise catholique, éprouva le besoin de les éclaircir, et à cet effet il s'adressa au pasteur de l'église de Metz, Pau/ Ferry. Les
AXTHOIXI.
instructions de ce pasteur l'ayant pleinement convaincu, il embrassa le protestantisme. 11 voulut même devenir un de ses ministres, tant ses convictions étaient sincères. Il se rendit donc à Sedan, et de là à Genève, pour y étudier en théologie. Mais de nouveaux doutes De tardèrent pas à assiéuerson esprit. Voici quelle en fut la source. A cette époque, l'exégèse était encore dans l'enfance, tve d'une dogmatique inflexible, elle ne chercbait dans l'A. T. que des allusions au Messie, allusions souvent si voilées que le jeune étudiant, ne pouvant les saisir, prit le parti extrême de nier absolument la vérité des prophéties, et rejeta le Christ comme un imposteur. lors, il résolut de renoncer a sa nouvelle religion pour faire profession de judaïsme. Dans cette intention, il quitta Genève et se rendit à Metz pour se faire admettre dans la synagogue; mais les juifs de celte ville, craignant, dit-on, de s'attirer une fâcheuse affaire, lad.
rent, après quelques conférences, à ceux de Venise. Même refus de la part des juifs de cette ville, qui l'envoyèrent à leurs coreligionnaires de Padoue. Le peu de succès de ses démarches le décida à la fin à retourner à Genève. .Jusque-là. sa conduite n'avait certainement rien de coupable; il obéissait à tel convictions, de même qu'il y avait obéi loyalement, volontairement, pour abjurer la religion dans laquelle il avait été élevé. M commencent, d eux,
une sera: d'actes de la plus condamnable hypocrisie. Sans doute qu'il y fut entraîné par la misère ; mais cela ne saurait le justifier. De retour à Genève, il ht semblant de poursuivre ses études ihéolt ' sa dissimulation fut telle
(jue le ministre et professeur en théolo-
liodati lui confia l'éducation u enfants Ses études terminées, Anthoine fut nommé premier régent du collège de Genève, et il disputa même, mai?
succès, la chaire de philosophie. « Pendant tout ce temps-là, dit le critique de La Roche (Bibl. Angloise, t. IL, il vécut extérieurement en chrétien; mais en particulier il vivoit et faisoit ses dévotions à la manière des juifs. Pour mettre le comble à son manège, il demanda un témoignage à l'église de Genève et
alla au synode de Bourgogne, assemblé à Gex. pour y être admis au saint ministère. Il y fut admis selon la coutume, promettant de suivre la doctrine de l'A. et du X. T., et de se confonner à la discipline et à la confession de foi des églises réformées de France. Après quoi, le synode le nomma à l'église de Divonne dans le pays de Gex. » Une fois pasteur, il n'est sorte d'expédients auxquels il n'eut recours pour concilier les devoirs de son ministère avec ses croyances religieuses. Jamais il ne prenaitle texte de ses sermons que dans l'A. T. et il évitait avec grand soin de parler de J.-Ch., soit dans ses exhortations, soit dans ses prières. A la lin. le seigneur de Divonne conçut des soupçons, et il lui en fit part. La torture morale qu'Anthoine avait du trop longtemps s'imposer, jointe à la honte et à l'humiliation qu'il ressentit de se voir découvert, provoquèrent une • lise terrible : il perdit la raison. Dans m s accès de folie, il proférait les plus grands blasphèmes contre la religion chrétienne. In jour, étant parvenu à tromper la vigilance de ses gardiens, il s'enfuit de nuit jusqu'aux portes (i nêve. Lorsque le jour parut, on le trouva, nu-pieds, prosterné it.uis la boue, qui adorait « le Dieu d'Israël. „ C'était au mois de février. La folie du malheureux était trop manifeste pour qu'on put sonproivder contre lui. On le fit donc entrer à l'hôpital, où des soins intellin<* tardèrent pas à lui rendre la raison. Mais, lorsqu'il eut recouvré son bon sens, ou à peu près, il persévéra dans si ftUg anti-chrétienne. « blasphémant contre la Sainte-Trinité et la personne de notre Seigneur J.-Ch.. et soutenant tant de bouche que par écrit que c était une idole, et que le X. T. n'était qu'une fable. » Les remords qu'il éprouvait de sa conduite passée devaient être bien violents pour lui arracher une telle profession de foi: n'avait-il pas devant ix le terrible exemple de Server' Xi les exliortations, ni les prières, ni les menaces, rien ne put l'ébranler. On le tira alors de l'hôpital pour le jeter en prison. Pendant sa détention, il présenta trois requêtes au conseil ; dans l'une « il priait qu'on informât sur sa vie, disant qu'il avait toujours tâché de vivre en la
ANTHOINK
crainte de Dieu, et de suivre la droite voie du salut ; que Dieu connoissoit son cœur et étoit témoin de son intégrité. » Mais la rétractation de ses doctrines pouvait seule le sauver, et il repoussa constamment cette dernière planche de salut. Lorsqu'il fut question de juger cette affaire, le conseil désira consulter les ministres de la ville et les professeurs en théologie de l'académie. Ils comparurent dans son sein, le 9 avril, au nombre de quinze. Les avis furent partagés. Selon les uns, Anthoine n'était pas plus digne du dernier supplice que ne l'était tout autre juif ; à la vérité, il y avait cette différence qu'étant juif au fond du cœur, il avait feint d'être chrétien et s'était fait recevoir au saint ministère; c'est pourquoi il méritait d'être flétri, déposé du ministère et banni, ou tout au plus excommunié de l'Eglise, île l'excommunication majeure. Un jugement à mort leur semblait d'autant moins applicable qu'Anthoine ne pouvait être considéré comme étant compos mentis après les signes manifestes d'aliénation mentale qu'il avait donnés. Quelques-uns furent d'avis que le conseil, avant de se prononcer, consultât les diverses églises et académies protestantes, et en particulier celles de la Suisse. Mais les autres, et ce fut le plus grand nombre, représentèrent qu'il y aurait du danger à supporter plus longtemps un pareil monstre; que sa folie ne l'excusait point, puisqu'il avait maintenu ses impiétés dans un temps où il avait l'esprit lucide. L'avis le moins sage et le moins charitable prévalut. Ce fut en vain que le pasteur de l'église de Charenton Mestrezat et le pasteur de Metz Paul Ferry cherchèrent, par leurs représentations, à ramener le conseil dans les voies de la douceur et de la modération et à lui éviter de rendre un jugement que la postérité ne devait pas ratifier. Mestrezat s'appuyait surtout sur des considérations d'intérêt public en faveur de l'Eglise protestante. « Les écrits de nos prédécesseurs Depuniendis Hxreticis, écrivait-il à son beau-frère, M. Chabrey, ministre à Genève, n'ont pas été à grande édification, et tournent, aux états où le magistrat nous est contraire, à notre grand préjudice. » Et dans une seconde lettre, du 30 mars, il revenait sur
ce même sujet. « Quant à votre moine juif [il se trompait, Anthoine n'a jamais été moine] et ministre renié, les plus sensés lui souhaitent ici une prison perpétuelle et étroite,... et craignent merveilleusement les conséquences d'un supplice public de peur qu'on n'infère par deçà que des propos contre le pape, vicaire prétendu de J. Ch., ou contre l'hostie de la messe, soient appelés blasphèmes contre Christ, et prétendus semblablement punissables. » La lettre que le ministre Ferry adressa aux pasteurs de Genève, également à la date du 30 mars, fait trop d'honneur à son caractère pour que nous n'en rapportions pas quelques fragments. 11 commence par s'excuser de s'ingérer dans cette affaire sur ce qu'ayant servi d'instrument pour amener Anthoine à la connaissance de la vérité, il a d'autant plus de raisons de désirer qu'il ne se perde. Il entre ensuite dans quelques détails sur les antécédents de ce malheureux et cherche surtout à détruire cette fausse idée que les accès de démence qu'il avait éprouvés étaient « un manifeste jugement du ciel, » d'où ses juges eussent pu inférer que Dieu les avait élus pour être des instruments de vengeance plutôt que de miséricorde. 11 raconte qu'après son retour de l'académie de Sedan. Anthoine commença à manifester une humeur sombre et sauvage; qu'il était « toujours inquiet, sans pouvoir être en repos en aucun lieu. Ce que nous ne pouvions attribuer, continue-t-il, qu'au mauvais succès qu'il avoit eu en un synode de l'Isle-de-France, où il avoit été envoyé avec témoignage et recommandation de l'église et académie de Sedan, et d'où il avoit été pourtant renvoyé. » La pauvreté et « la nécessité de beaucoup de choses où il tomba tôt après » contribuèrent encore à augmenter sa mélancolie. « A quoi il semble qu'on peut ajouter, poursuit le ministre de Metz, la forme de ses études attachées après le Vieux Testament, sur lequel il m'a écrit qu'il dressoit une concordance. En tout cas, quand bien ce ne seroit là les causes de son mal, si est ce que vous savez, Messieurs, qu'il se trouve une sorte de mélancolie, en laquelle les médecins reconnoissent
AXTHOLNE
Oîîiv tt, qui n'est pas néanmoins un crime, ni un châtiment de la justice de Dieu, mais une grande misère... Après tout. Messieurs, il est certain qu'il vous trompe en disant qu'il y a huit ou dix ans qu'il a résolu en soi-même ce qu'il déclare à présent; car non-seulement en cet entretemps il a toujours fait toutes sortes de preuves personnelles d'une profession chrétienne, mais a même gagné son frère à la nôtre, eu laquelle il Ait honnêtement parmi nous, et a tâché d'en faire autant de son père, auquel comme à lui il en a écrit quantité de lettres... que j'ai toujours vues pleines d'un style ardent et de témoignages d'une merveilleuse et peu commune affection à J. Gh., et à la vérité d'icelui enseignée en nos églises. — Même lors qu'il fut reçu au ministère, il me l'écrivit de Genève du 29 novembre, comme à celui qu'il avait accoutumé d'appeler, comme il fit encore lors, son très-cher père spirituel duquel Dieu s'était servi pour l'amener, disait-il, à sa connaissance. — Messieurs, permettez-moi, je vous supplie, de vous dire qu'il semble bien nécessaire pour l'édification de l'Eglise que cette affaire se traite avec une grande retenue. Tout autre exemple que l'on en voudroit faire, nuiroit sans doute merveilleusement...
En tous cas. il n'est pas besoin de se hâter en chose qui peut toujours être faite, et où le délai ne peut nuire, peut même quelquefois servir. A Serve t dogmatisant d'un sens froid et sec depuis vingt ans et plus, en plusieurs lieux, de bouche et par livres écrits et imprimés, et choses bien plus subtiles et plus périlleuses, il fut donné un long temps pour se remettre. Encore. Messieurs, savez-vous les divers discours qui s'en sont ensuivis, etc. » Cette lettre lit, selon de La Roche, une telle impression sur l'esprit des ministres de Genève', qu'après le jugement ils se rendirent en corps au conseil pour supplier les magistrats de surseoir à l'exécution de leur sentence: mais si l'on considère la date à laquelle elle fut écrite, on ne saurait douter qu'ils n'en eussent déjà pris connaissance avant la séance du 9 avril où ils furent appelés à émettre leur avis, et dont nous avons rapporté le déplorable
résultat. Le 1 1 , Anthoine comparut pour la première fois devant ses juges, et fit hautement profession du judaïsme. Le 10, son procès étant instruit, le conseil le condamna à « être lié et mené en la place de Pleinpalais, pour là être attaché à un poteau sur un bûcher, et étranglé à la façon accoutumée, et en après son corps brûlé et réduit en cendres. » Cette sentence fut exécutée le jour même. '20 avril 1632.} « Quelques-uns , dit Spon (Hist. de Genève), murmuraient et disoient qu'il y avoit trop de sévérité d'exécuter des gens à mort pour de simples opinions ; mais le conseil considéroit le criminel, non seulement comme un apostat et un blasphémateur, qui traitoit la sainte Trinité de cerbère ou de monstre à trois têtes, mais aussi comme un séducteur pernicieux et un parjure qui préchoit sa fausse doctrine contre le serment fait en sa réception. »Nous osons affirmer, à l'honneur de notre siècle, qu'il n'y a pas, de nos jours, un seul membre de l'Eglise protestante qui voulût ratifier cette sentence. Et qu'on le remarque bien, ce n'est pas par imlifférence religieuse, tout au contraire, bien plutôt parce que la divine religion du Christ, religion d'amour et de charité, tend de plus en plus à pénétrer nos cœurs. La lettre meurt ; l'esprit survit. On trouva parmi les papiers d Anthoine : I. Quelques passages de 1 A. T. avec une prière : IL Une prière qu'il faisait le soir avant de se coucher, et une autre qu'il prononçait après ses sermons; ces prières sont, dit-on, remplies d'onction, mais il n'y est fait aucune mention de Jésus ; III. Une petite feuille contenant onze objections philosophiques contre la doctrine de la Trinité; IV. Un long écrit dans lequel l'auteur fait une confession de sa foi en xii articles, accompagnés de leurs preuves ; il avance : 1° qu'il n'y a qu'un seul Dieu sans distinction de personnes; 2° qu'il n'y a point d'autre voie de salut que l'accomplissement de la loi de Moïse ; 3° que la circoncision est de rigueur; 4° que le sabbat doit être toujours observé ; 5° que la distinction des viandes en pures et impures doit toujours subsister; tj° que les sacrifie. - - ront rétablis ; 7° que le temple et la ville i. 10
ANTHOINE — APOLIS
de Jérusalem seront rebâtis ; 8° que le véritable Messie doit venir, et qu'il sera un roi glorieux, saint et juste, qui rétablira le royaume d'Israël; 9° qu'il n'y a point d'imputation du péché d'Adam; 10° qu'il n'y a aucune prédestination, par laquelle Dieu ait décrété de sauver les uns et damner les autres; mais qu'on sera récompensé ou puni selon ses œuvres; 11° que personne ne peut satisfaire pour nous; mais que si nous péchons, il y a lieu à ropentance : 12° que le N. T. n'est point conforme à l'Ancien. A la lin de cette profession de foi, se trouvent deux autres écrits ; dans l'un, l'auteur entreprend de prouver que les passages de l'A. T. où il est question d'une nouvelle alliance, doivent s'entendre d'une confirmation de l'ancienne faite avec Abraham, Moïse et les Pères; dans le second de ces écrits, il donne une explication du LIIIe chap. d'Esaïe; selon lui, le prophète y parle des Israélites vertueux qui furent enveloppés dans les mêmes malheurs que les méchants. — Anthoine avait fait tenir cette pièce au conseil pendant sa détention; il y apposa sa signature en signe de confirmation, le jour même de son supplice.
4. ANTHOINE (Jacques), religieux de l'ordre de la Trinité, abjure dans l'église d'Avallon, 1618 (Tt, 259).
ANTHON1S (J panne}, vers 1580 [II,
sis;.
ANT1N (René) ou Aum, « lîls de feu ,laequcs, natif/: d'Angiers, » reçu hab. de r.enève, 29 août 1558. — (Pierre), pasteurà Autry, Orléanais, 1502 [X, 53].
ANT1N (Daniel du' Monceau, sieur n\ 1081 [VII, 439 bj.
ANTON (Franc,.;, de S.-Médiers (Gard), galérien, 1750 [X, 427 b]. 11 fut pris dans une assemblée très-considérable de protestants réunie, 22 nov. 1750, à Pontè/e. près d'Uzès, sous la présidence du pasteur ./. Pradel , dont il existe sur ce sujet une curieuse correspondance (B'tbl. de Genève; Mss de Court). Un jugement de l'intendant du Languedoc, daté du 24 déc. suivant, condamna F. Anton aux galères perpétuelles et sa femme Françoise Barre, qui avait été prise eu même temps que lui, à être rasée et enfermée à la tour de
Constance pour le restant de ses jours. Leurs biens furent confisqués. (Puadel.)
ANTOR1EU (Isaac), réfugié à Neustadt, 1700.
ANTRA1GUES (la dame d') protège Pierre Caroli contre le parlement de Paris (Archiv. ffén., reg. du parlement. Conseil; 22 décemb. 1525.) — D'Anfragues, réfugié en Angleterre à la Révocation, capitaine au régiment de Schomberg, 1692 (Agnew II, 10). — Voy.
Guillerane et Launay.
ANTRAY (les trois enfants du sieur d'), massacrés à Paris, 1572 [III, 401 b|.
ANTRICHY (Charles d'); Paris, 1621 (Bull. IV, 91).
1. AN VILLE (Frédéiuc d'), béarnais, martyr à Paris, 1557 [VII, 145 a] et Bull". Il, 381.
2. ANVILLE (d'), deVillefagnan,mis à la Bastille, 1686 [X, 434]. Voy. |V, 329 aj, et aussi Bidauld et Coulart.
AONS (Arnaud d'), ministre de Long et gentilhomme, fils de A'. d'Aou* et, d'Anne de Bayctt, laquelle se remaria à M. de Terrade, ministre. Arnaud épousa Sum/rne Barthélémy dont il eut : Joseph, Isaac, Anne, Claire, Judith et Françoise. On a son testament daté de Pau, 10 mai 1591, par lequel entre autres dispositions, il lègue 20 écus sol, à la Bourse de Genève pour les réfugiés (Arch. des B.-Pyr. E, 2008).
AOUSTIN1 (Nicolas), sieur de Saint- Pierre; Dieppe, 1560 [V1JI, 313 a;.
APASOT (la femme de Jacques), brûlée vive à La Coste, en Provence, 1502 (X, 471].
APESTIGNYou Lapestignv, nias-acre et noyé près Màcon, 1503 LVI, 304 b]. — Voy. Lapestigny.
API (Jacques), de La Coste, en Provence, réfugié et assisté à Genève. lO'.U. — Jêrêmie Apis, de Provence, réfugié à Berlin, 1698.
APILLY (d'), pasteur réfugié en Suisse, 1572. — Autre, dont le nom s'écrit plutôt Dapilly ou Dapcilly, pasteur de S.-Flour-de-Pompidou (Loxe;; 1675-1C81 rVII, 107 a; VIII, iOi b; IX. 5 a].
APOLIS (Etienne , de Montpellier,
Forme romain; lï^tvgustinvs, Cf. ci-dessus \,
APOLIS — APPEL VOISIN
galérien sur la galère « La Fière, » condamné en 1705 pour avoir assisté à une assemblée religieuse Liste des prot. ,
A'POSTOLY (Isaac), du Dauphiné, tralérien, 1687; libéré en 1713 X, 410].
APOTHICAIRE (David, bis de Florin), et de Catherine dp Monforcier, natif de S. -Bonnet le-Chàteau en Forez, orfèvre à Lyon, reçu, le 12 sept. 137;:, habitant de Genève. Il y épousa le 11 janvier 1573 Madeleine, fille de feu Jean Le Maistre&e Troyes, et de Le Duchat, et mourut le 30 déc.
ayant eu de sa femme (remariée l'année suivante à Pierre Mansson, apothi bourgeois de Genève] neuf enfant-.
parmi lesquels : 1° Marie, née femme. 1308, de Daniel Mansson, orféviv. — 2° Jonathan, né 1583, orfèvre. — \nne. née L586j femme, 1003. de Louis Roget. — 4° Marguerite, née 1589, femme, 1606, de Samuel Scanavin, orfèvre. — Françoise Apothicaire '.
:nent réfugiée à Genève, y épousa, 31 mai 1573. Gaspard de Hus.
Appagnv, voy. Chandieu.
APPA1S (Pierre . pasteur et pr seur. né à Die, était d'une honorable famille de cette ville. Un de ses anc Jean Ipaj/snu) était dominicain
vers la fin du W siècle et avait publié en 1515 les ouvrages de son oncle maternel Jean Reynard, également dominicain et vicaire vénérai de l'évêque de Die. Claude de Tournon \l A\
avait fait ses études théologiques à fie* nève où il est inscrit comme étudiant en 1596 et il fut successivement pasteur de Quint en Dauphiné vers 1601-1608. de Chastillon 1609-1626 X, 330J, de Pontaix 1630-1634. Lorsqu'en 1603 l'église de Die fonda une iv mie protestante. Pierre Appais en fut nommé recteur. Le -20 juin 1622, il assista en qualité de député de a au synode de Pout-en-Royans qui prit, avec un esprit des plus éclairés, la lution suivante : « Quelques colloques « de ceste province n'ayant point faict « nomination de ceux qui recueilleroient « les mémoires des églises touchant
' « Nous ne savons s'il y a en France des ./pottiiairrs ou l'ut lient ira; les Anglais ont des Potlircar-j. » Closs. étyui. 'les iiuuis propres, par Ed Le llericher).
« lesjaicts mémorables armés en icel- « les despuis la Réformation, selon ce « qui en avoit esté ordonné par le syno- « de précédent, a esté dict que chaque « colloque nommera le sien et à cet « effect ont esté esleus et choisis, le « sieur Félix pour le colloque du Vieilli nois, le sieur Murât pour le •< lentinois, le sieur de La Croie pour « les Baronnies , le sieur Conel pour • i'Embrunois, le sieur de La Colom- ■e pour le Gapencois, le sieur « Guérin pour le Valcluzou et le sieur « Appaii pour le Diois, auxquels leurs « colloques feront tenir dans trois mois « précisément tous Lee mémoires qu'ils « pourront recueillir en 1 - -. de
« quoy lesiiits autres pasteurs rendront « compte au synode prochain. » — Ce dernier devait être en effet connu comme écrivain, car il avait publié vingt-quatre ans auparavant un volume intitulé :
Deux Homélies, l'une des miracles du Christ au ventre de la saincte et t;lo- • uier</esa mère, l'autre de l'extrême chnute et merveilleux relèvement ê Manassé ; item les fruiefs divers d'une chrestienne, par le sieur Pierre I ■lulphinois. 1598, in-8* Homélies sont en prose, et les Fruicts d'une muse, qui sont des cantique-
née, et quelqi: le circon-
stance, sont en vers. Le catalogue de Viollet-le-Duc. d'où nous tirons ce renseignement, ajoute que p sont également ■< dél dire qu il
a été impossible de coutrol livret étant introuvable.
Pierre Appais ou Appaii est le même que le ministre nommé parquelqu.
qui fut arrêté en 1034. sur l'ordre de l'évêque de Valence, pouravoir prêché hors de sa résidence, mais rendu bientôt à la liberté par arrêt du conseil privé.
Appel i.' . voyez Dappel.
Appelles, voy. Gin
APPELLO Bertrand). ■ bout natif de Vienne, » reçu habitant d nève, 18 oct. 1