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Arbussi pasteur à Bergerac. Colomiès (Gallia nrientalis, p. 228] lui rend le témoignage de s'y être acquitté convenablement de ses fonctions. Ce fut pendant qu'il exerçait le- ministère évangélique dans cette ville qu'il publia un Sermon pour l'ouverture du synode des églises réforméesjle la Basse-Guienne : B rae, 1663, in-8° (Bibliot. de Bordeaux, n° 8073).
En 1664, le consistoire de Nîmes l'invita à venir prêcher, par provision, dans cette église, jusqu'au prochain synode du Bas-Languedoc. Son incorrigible légèreté ne tarda pas â lui aliéner plusieurs familles protestantes de cette ville. Après des débats affligeants qui durèrent plus dune année voy. I de l'égl. de Ximes, par A. Borrei seph Arbussi fut obligé de se retirer, malgré les attestations honorables que lui accorda le synode du Bas-Languedoc réuni à U/,ès en mars 1606 {Archiv. du consist. de Ximes).
Soit par ressentiment des nombreux échecs qu'avait essayés sa vanité, soit peut-être aussi par quelque vague espoir de s'ouvrir une carrière plus heureuse et plus brillante, il abjura bientôt après le protestantisme. Le clergé catholique l'en récompensa par une pension de huit cents livres. A Paris où il se rendit alors1, sans doute pour solliciter quelque emploi, il s'associa au projet de réunion des protestants et des catholiques, qu'avait repris le maréchal de Turenne, et prit part à cette œuvre par la publication d'un ouvrage intitulé :
Déclaration de Joseph Arbussi contenant les moyens de réunir les protestants dans l'Eglise catholique ; Paris, Den. Thierry, 1670, in-8.
En 1077), Arbussi retourna à Mon tauban. Cet arrière-petit-fils de Michel Bérauld était alors clerc- tonsuré*. Le 13 août 1689, il fut nommé avocat général à la cour des aides de Montauban. 11 remplit ces fonctions jusqu'à sa mort qui arriva le 5 avril 1694. 11 fut enterré
troubles religieux suscités à Montanban par Joseph trbussi donnèrent naissance à de nonibrcu-c* brochures, dont la bibiioth. de la ville conserve un recueil sons le n
'■ Protocole de Jacques Rigand, notaire de Montauban, 1673; (o!. W6 à iTO.
le lendemain par le chapitre cathédral dans l'église des Pères Cordeliers.
Il avait épousé en premières noces une demoiselle Bardon, et en secondes, le v'7 mai 1666, Madeleine Richaud, qui mourut quatre ans après. Les enfants qu'il eut de ces deux mariages moururent tous en bas à'-re.
t. Théophile Arbussi, fils de Théophile, professeur de théologie à Puylaurens, et de Claudine de Bataille, naquit à Milhau dans le Bouergue vers Après avoir fait ses études de philosophie et de théologie à l'académie de Puylaurens. il alla passer un an à l'académie de Genève, où il fut immatriculé le -20 mai 1678 Liv. du recteur, p. 17n . Reçu au ministère évangélique au commencement de 1080 l, il fut placé comme ministre à Calmon où il avait été appelé dès 107 >i et à la tin de
1681 à Puylaurens*. ('/est probablement lui que Mp* D N Lettres hist. et
galantes. 1790, XI. néon-
tra d'abord à ilerne, puis en Hollande la Révocation; et c'est aussi lui sans doute, non son frère Antoine, qui était à Rotterdam en 1088 avec le docteur Burnet son ami. Tbéophile devint ■ pastew des noble.- ■ à La Haye et mourut dans cette ville. Cerf encore lui. et non son frère Antoine, tp. l'auteur d'un ouvrage dirigé contre l'apin et intitulé : Im juste idée de la grâce immédiate ou Réponse à la critique de la doctrine de M. Jurieu sur les habitui! (et la grâce im-
médiate; La Haye, Ellinkhuy; in-12. Voy. sur cette polémique : Bayle, Œuvres diverse*, IV, 038. — [VIII. 118 b].
\rbussi, frère du précédent. On sait très-peu de lui. Réfugié en Hollande, à la Révocation, il fut pasteur à I 703, à Ut redit
en 1707. et en 1713 à Amsterdam, où
1 0« au synode de Kéalmont. en 1<P9, selon les notes piss. de MM. i!
J Théophile, à la mort de s >n père, fut appelé à le remplacer dans sa chaire, et il occupa cet emploi jusqu'à la Révocation, a^rès laquelle il se réfugia en Hollande.— Antoine a\ait épousé N <I< Laegcr d'Mgwu,
de Puylaunn-. qui avait deux frères réfugiés en Angleterre, l'un nommé de Lacga- de la Rcti'jné, l'autre de iMger Duroc; ce dernier, officier dans l'armée anglaise, fut tue, juin 1712, en faisant omrir une tranchée devant Le Quesuoy. (Pi .
ARBUSSI — ARCHER
il enseignait la théologie en 1718. (Nicolas.)
ARCAJON (Daniel), notaire à Aubenas, 1626 [I, 14 b; X, 314].
ARCAMBAL, à Issoudun, 1562 [I, 137 b].
ARGES (Claude d'), «natif de Romont en Dauphiné» (Romans?), reçu habitant de Genève, 23 oct. 1559. — (Jean d), v. 1580, mari de Clauda de Beranger, damoiselle dauphinoise [II, 181b].
1. ARCHAMBAUT, martyr à Paris, 1557 (Bull. II, 381). — Guillaume Archambault, de Bourgneuf, épouse Isabeau Marr eau ;Loudun, 1566 (VII, 283 b, note]. — (Catherine); Loudun, 1566 [IX, 115 b].— (René), àLoudun, 1634.— Archambauld, pasteur de Bazas et S.- Julien, v. 1567 (Bull. IX, 295, 296).
— Jean Archambaut, de Sedan, réfugié ; sa fille enfermée à la Propagation de la foi, 1686. — Etienne Archambaud et sa femme Elisab. Tadoureau, réfugiés deMarenneenSaintongo,1687. — (Jean), fugitif de La Rochelle , emprisonné à Dieppe, 1692. — Suzanne Archembaut, avec deux enfants , assistée à Londres, 1 702. — Marie, femme de Jean Archambaut, deS.-Jean-d'Angle (Gers ou Ghar.- Inf.), avec deux enfants , id. 1705. — Marthe et Marie Archambaut, avec un enfant, id. 1721.
2. ARGHIMBAULT; Lyon, 1562 [Vil, 454 a]. — Autre, proscrit à Lyon en 1568 (ci-dessus col. 276).— (le capitaine), délégué des églises de Provence, 1573 (Bull. X, 353).
3. ARCHIMBAUD (Etienne), de Montélimart [V, 123 b], reçu en 1608 bourgeois de Genève où il avait été admis à l'habitation avec son frère Jean, le 22 septemb. 1572. Un de ses fils, Jean, né en 1612, ingénieur mécanicien, offrit au conseil de Genève, en 1658, de faire monter l'eau du Rhône dans le haut de la ville. Sa proposition ne fut pas agréée et Genève n'eut que 50 ans plus tard une machine hydraulique.
4. ARCHIMBAUD (Théodore), petitfils de Jean, né à Genève en 1696, attiré par Benoît de Pontverre, curé de Gonfignon S fut converti par lui au catholi-
i Le môme qui séduisit aussi J.-J. Rousseau (Confess. l'art. I, liv. 2).
cisme à l'âge de treize ans. Ses parents le réclamèrent en vain. Envoyé à Rome au collège de la Propagation de la foi, il obtint plus tard une cure dans le canton de Fribourg, puis à Thonon. 11 a publié : Réfutation d'un libelle intitulé : Cantique sur les principales erreurs de la religion romaine, par B. Pictet.
Avec un Abrégé historique des progrès que ses prédécesseurs firent dans Genève en 1532 jusques en 1535. Et une Description curieuse de la sortie des religieuses de Sainte-Glaire, réfugiées à Anneci. [Le tout en vers.] Frybourg, Inn. Th. Hault, 1720, in-12 de 10 et 166 p.
Sa parente, Madelaine-Olympe, née en 1702, suivit son exemple et se retira au monastère de Ste-Elisabeth, à Lyon.
Elle est l'auteur de : Exposition de la doctrine de l'Eglise catholique sur les matières de controverse en forme de cantiques sur différens airs anciens et nouveaux. Par une Genevoise Nouvelle- Convertie. [En vers.] Frybourg, Inn, Th. Hault, 1719, in-12° de 30, 88, et 8 p. — Philippe, autre descendant de Jean Archimbaud, né en 1702, fut pasteur à Dardagny, 1733; à Chêne, 1736; à Genève, 1746. Déchargé en 1772, il mourut en 1775.
5. ARGHIMBAUD(J.), du Dauphiné, galérien, 1689 [X, 412]. — (André), galérien, mort en 1701 [X, 420]. — (la veuve de Matthieu), du Vivarais, avec trois enfants, reçoit à Genève un secours pour se rendre en Irlande, 1693. — (Pierre), d'Annonay, Lecteur (chantre?) réfugié à Berlin, 1700. — (Antoine), fils de Jean, de Montmort en Dauphiné, cardeur de laine, reçu habit, de Genève, 1713. — (Pierre), fils de Jean, du même lieu, id. 1726.
1. ARCHER ou L'ARCHER (Jean), théologien né à Bordeaux vers 1516, se nommait lui-même en latin : Joannes Arquerius, Archerius, Sagittarius. 11 se rendit en Suisse et y exerça l'office de pasteur, d'abord à la Neuveville (dépendant alors de l'évêque de Bâle), où il était déjà en mai 1543 (v. une lettre à Farel du 27 mai), puis à Cortaillod, dans le comté de Neufchàtel, de 1552 ou 53 à 1563. — C'était un très-docte personnage qui se fit connaître en 1553 par la publication d'un ouvrage intitulé « les
ARCHER
Canons de tous les Conciles. » Mais cet ouvrage lui attira la censure de ses collègues qui en exigèrent une sorte de rétractation, et Viret écrivit même contre lui une critique et une réfutation sévères.
Il était lié par une étroite amitié à Séb. Castalion, avec lequel il entretenait une correspondance assez suivie.
Ces relations avec Castalion lui attirèrent la défiance de Th. de Bèze, qui chercha à diverses reprises à le rendre suspect à Farel et à ses collègues. Le 16 mars 1556, de Bèze écrivit à Farel au sujet de sa rétractation : « De Archerio vobis non prius gratulabor quam re ipsa ostenderit se nihil simulare et suo Castellioni diserte renunciarit. ■ (W. Baum, Theodorus Beza, t. I, p. 457). £t dans une lettre du 2 août 1557, il lui disait : «Optimum fuerilin vestro conventu vel seorsim quaerereex Archerio vestro quis sit aureolus ille libellus Antwerpiae impressus de quo nuper ad suum quemdam amicum in bac urbe scripsit.Ila fortassis sese prodet hypocrita. » Et il ajoutait en post-scriptum : « "Vide quomodo agas cum Archerio. Nam hue scripsisse certain est. Sed unum duntaxat testem habemus qui fiteras vidit et legit in ejus manibus ad quem scriptae sunt. 1s vero plane est illi similis aut etiam deterior. » (T. Beza, 1. 1, p. 470).
Que se passa-t-il au commencement de 1563?... Je l'ignore, ou du moins je ne puis le dire avec certitude. Ce que nous connaissons de sa correspondance, nous dispose à l'envisager comme un homme d'une piété sérieuse, fidèle dans la foi et animé d'une charité active. Dans presque toutes ses lettres à son ami Castalion, il lui recommande avec amour quelque jeune homme auquel il s'intéresse, ou quelque frère auquel il lui demande de procurer un emploi. « Notre bien aimé Guillaume Aubert1, lui écritil le 5 novembre 155S, estant arrivé chez son père dedans huit ou neuf jours tomba en un tlux de sang, si très-aspre et violent que dedans trois semaines il lui causa la mort. Laquelle chose m'a été fort moleste, car c'estoit un g jeune homme duquel j'attendois beaucoup
* Jeune homme de Cortaillod, étudiant à Bêle dès
de bien. Or une chose m'a fort pieu en lui, que durant sa maladie il a esté de fort bon propos, en sorte que tous ceux qui l'oyoient en estoient joyeux.
Brief, il est mort en grande foy en Jésus-Christ et a esté fort regretté de son père et de sa mère et de plusieurs aultres. Or son dict père m'a donné charge de vous escrire et prier que lui mandiez a la bonne foy comme il s'enfie à vous, ce qu'il vous doibt et il le vous envoyera au plus tost. Pour tant n'ayez peur de rien perdre. Le présent porteur, homme de bien, vous dira toutes nouvelles et principalement que de Bèze a prins congé de Messieurs de Berne et qu'on bruit de vous pour lui devoir succéder. Certes si les dits seigneurs vous demandoyent, je vous conseillerois de ne le refuser pas, moyennant qu'ilz vous promissent de vous faire laisser en paix à ceux que vous sçavez. Aultrement ne vous sçaurois conseiller de l'accepter car vous seriez en une continuelle guerre... Saluez en mon nom M. le médecin1, vosfre femme et toute vostre famille. Dieu soit tousiours avec vous et les vostres qui vous préserve de voz enemys. »
Il s'agissait de la place de professeur ou recteur au collège de Lausanne que Th. de Bèze avait quittée'et où Castalion aurait pu lui succéder s'il n'en avait été détourné par ses amis comme Arquerius et pour le même motif.
«Il y a un enfant, lui écrit-il le 5 octobre 1562, fils de mon proche voisin ministre (appelé Esaïe Besson) qui a esté receu à l'aumosne d'Erasme, et qui est allé ces jours passés, et pourtant qu'il n'est pas retourné si tost qu'il esperoit, à cause de la maladie de son père. Je vous prie si on faisoit quelque difficulté de le restituer en son estât, de vous employer à ce qu'il y soit remis. — Item vous prie si vous enseignez aultres privément en Grec, que permettiez qu'il soit de vos auditeurs... s'il a besoin de quelque chose, aidez luy et le vous feray restituer. »
Et cependant le registre de la classe des pasteurs de Neuchàtel porte ce qui suit, à la date du 6 mai 1563 : « Sur le
1 « M. le médecin, » salué dans toutes les lettres d'Arquerius, est Jean Bauhin, avec qui il était très-lié.