FOUTRAIT DE DAVID
Va de* hommci qui oal le plua boDoi^ la pcïDturc et le moin* honoré l'huminîté. Le *eiia moral éliil «a»i borat en lui que le teni artiitique Ha'n développé. Ses biugraphea n'ont paa sufliiammeni «ludii celle itoarderie, leintfe de llchett. qui ilail la dciiniaanle de na Ime. Od la relroare dani lea grandi irait! de m vie cl dam les mola de u bralale faconde. Il avait M doocemenl trillt par la famille rojale aTani )■ Rfvolulioa et il s'<tait montré un parfait couniain. Il alla «isiler Madame Eliaabeth dao* u pHton. La priDCCiae toujonra bonne, et qui >e rappelail le* gfnufleiloni avec luquellei il eDCoaragcait II bïcQTeillance royalt, lui dit, avec ion iffecliicui lourire : — ■ Ah^ Monaieur David, offrei-moi nne piiu de tabac. • Le miatrable, craignant d'élre compiomi», relira bru >quemcnl •■ labatiire, en indlqulnl qu'il oc ntalaït paa la laiiier iilir par Ici daigis d'une princette. Il était, au comité de SQieté générale, l'eapion de Kobeapicrtc, et la veille du g Ihermidor, il jura publiquement qu'il boirait la cigué avec lui. Le lendemain, il vint pleurer i la tribune de la Coniiituante, demandant pileuaement pardon , el mandiiiant le traître. C'eat lui qui, dani le* diicuisioni du Comité, pousiail lou)ouri 1 l'aiHoiDil ; Broyoïa du rougi, c'était le mol qui revenait aani eesie ; et il montra le fond de aa vilaine Ime jalouie et féroce : ■ On peut tirer à mitraille inr lea artittea, on ne ineri pai un aeul patriote, i C'ett encore un de sea mota. Il redevint le plat conrtitan qu'il avait été. Il fut nommé aous le Conaulat peintre du Gouvernement, el par fEmpcrenr commandenr de la Légion d'honneur.
iQo LA POLITIQUE RÉVOLUTIONNAIRE
plice — le corps électoral : « une réunion de personnes en général peu instruites, n'écoutant qu'avec peine les gens modérés, s'abandonnant aux effervescents; une foule d'hommes avides d'argent et de places, dénonciateurs éternels, intrigants habiles à semer la calomnie, petits esprits soupçonneux; quelques hommes vertueux mais sans lumières; quelques gens éclairés, mais sans courage; beaucoup de patriotes, mais sans mesure. »
Voilà donc le portrait, embelli par un ardent révolutionnaire, du corps électoral qui nomma la Convention.
Mais, au moins, à défaut de l'intelligence, de la sagesse, de la liberté, de la probité, de l'honneur, ces électeurs représentent-ils le nombre, qui est pour la Révolution le critérium de toute vérité?
C'est ici que Ton arrive à des constatations absolument stupéfiantes.
Petion déclarait qu'il y avait en France 27 millions d'habitants, dont 10 millions d'individus mâles de 16 à 90 ans; mais il nous fait la partie trop belle. Nous ne pouvons admettre plus de 25 millions d'habitants, sur lesquels il y avait environ 7,500,000 électeurs. On a pris 1,200 communes au hasard. Devine-t-on combien, en généralisant les résultats donnés dans ces 1,200 centres d'élection, combien d'électeurs prirent part au vote ?
650,000 sur 7,500,000 ! !
Les électeurs primaires furent donc nommés par la douzième partie du tout !
Ce n'est pas assez. Il y eut, sur ce douzième, un quart que l'on empêcha de prendre part au vote pour la nomination des députés. Ceux-ci furent donc élus par la quinzième partie des électeurs.
Ce n'est pas tout encore ! Un tiers des votants refusèrent leurs voix aux élus, qui n'eurent plus pour eux que la vingt-cinquième partie des votes, soit : Joo^ooo sur y^Soo^ooo.
Ce n'est pas tout encore, il devait y avoir 749 députés à la Convention. Le 21 septembre, quand on proclama l'abolition de la royauté, il n'y avait qu'un tiers des représentants qui fussent présents, et encore leur élection n'avait-elle pas été vérifiée.
La République fut donc proclamée par la soixante-quiniième partie
des électeurs français^ c'est-à-dire par les représentants d'un peu plus
de CENT MILLE ÉLECTEURS, AU LIEU DE SEPT MILLIONS CINQ CENT MILLE.
Au surplus, le pays parut se laisser choir dans le nouveau gouvernement. La République ne fut pas même directement proclamée.
Le 20 septembre 92, un certain nombre de nouveaux élus s'étaient réunis aux Tuileries. Ils décidèrent que, la loi reconnaissant une existence légale à la Convention dès l'heure où elle compterait . deux cents membres, et un appel nominal ayant constaté 1 éleaion non contestée de trois cent soixante et onze membres, la Convention existait.
Ce chiffre de 871 est faux, puisque le 24, — et du 20 au 24 il était arrivé un grand nombre de députés, — il n'y en avait encore que 3o3. Le lendemain 21, on se rendit à la salle du Manège, d'où la Législative, après avoir décrété le divorce, s'en alla, sans que ses successeurs voulussent lui voter le moindre remerciement. Puis on déclara la royauté abolie. Le 22, Billaud-Varennes, celui-là même qui devait gouverner la France au nom des principes des septembriseurs, demanda qu'on mît en tête des actes : « An P*" de la République. » Ce fut tout. La République entrait en rampant.
En même temps qu'elle avait Billaud pour parrain, la République eut une noble marraine : la Victoire, à cet avènement du nouveau régime, envoyait les échos de la bataille de Valmy, la première des caresses qu'elle allait prodiguer, et qui seules devaient rendre la Révolution durable en la confondant, bien peu justement, avec le patriotisme.
La Convention avait décidé qu'on ne vérifierait pas les pouvoirs de ses membres; il lui suffisait qu'ils parussent dévoués à la Révolution- pour être légitimes. Elle en agit de même avec la bataille de Valmy; elle accepta comme le bien de la République une victoire remportée par des soldats qui ne la connaissaient pas et par un général qui la détestait. Victoire, d'ailleurs, qui paraît avoir été aussi bien achetée à deniers comptants que gagnée par la force des armes. Les bijoux si mystérieusement et si aisément volés au Garde-meuble n'y furent peut-être pas inutiles. Lombard, qui se fit prendre si adroitement, à la veille de la bataille, pour pouvoir causer, sans scandale, avec Dumouriez, était à la fois huguenot, franc-maçon et agent influent du roi de Prusse. Enfin, il y avait, parmi les meneurs de la
PREMIÈRE FÊTE DE LA LIBERTÉ A l'OCCASION DES SUISSES DE CHATEAUVIEm LE l5 AVRIL 1791
Le }i loût 1790 11 garnison de Niac)', ^lampostt de troii régiments, s'était rtvoltfc. Le régiment àa
irrëifj et caadamnti aiix courroïci. Leurs cimaradct prenoepi leur dtfeuii, Ici délivrent el le ville tombe alors au pouvoir des révoltas. Le marquîi de Bouilli est obligé de s'avancer avec 3,(ioo hotomei vers 11 ville. Il ne parvient qu'apris de vaillanls elfarls i la reprendre. Le régimenl de Chlteauvieuit qoi ('était montré le plut forcené, était en grande partie détruit, le reste fut condamné aui feri. ~ Les Jacobins obtinrent d'aborJ un décret qui leur donna la liberté, ils voulurent ensuite leur rendre tous Ici bonneurs dus i d'intrépides martyrs de la liberté. Les soldats arrivaient des galères de Brest. On les bissa sar un char trioDiphai. Les fers qu'ils avalent portés étaient partages avec une scrupuleuse vénétatioa entre les sociétés populaires de Brest ei de Paris. Les bonnets rouges des galériens devinrent un signe emblématique de la liberté. Les Jacobins voulurent que l'Assemblée rendit hommage il leurs nouveaux héroa. Elle reful avec accItinalioD en soldats lévallts, La même fête fut célébrée dans toute la France. Là Sfvalutioo tenait i montrer soleanellement ce qu'étaient pour elle la discipline et l'bonneur militaires.