L LA BONNE FORTUNE
de protestation, par toute la France, et afin, répétons-le, que l'historien puisse expliquer comment notre pays a résisté alors et résiste encore aujourd'hui à la pourriture morale, à l'empoisonnement social par la haine, ta peur et l'impiété.
Il allait donc mourir, sans avoir commis d'autre crime que de porter des paroles de paix et de consolation à ceux qui les lui demandaient, à ceux qu'elles rendaient heureux, sans aucun détriment pour qui que ce soit. En mourant, it disait à ces pauvres hommes du peuple, dont la Révolution se proclamait la protectrice et qu'elle persécutait :
« Adieu, mes chers amis. Ne pleurez pas sur moi. Je quitte cette terre d'exil pour aller dans ma véritable patrie. Nous nous y réunirons un jour. Travaillez sans cesse à mériter ce bonheur. Souvenez vous que tes choses de ce monde ne sont rien et que les maux que l'on peut nous faire souffrir, quelques grands qu'ils paraissent être, sont doux et agréables lorsqu'on les souffre pour Dieu. Soyez fermes
dans la foi. Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera >auvé. Souvenez-vous de moi. Je ne vous oublierai jamais. »