‹ La France révolutionnaire, 1789-1889Chapitre 55 sur 112 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

« Il ne s'agit plus de former des messieurs, mais des citoyens. La patrie a seule droit d'élever ses enfants. Elle ne peut confier ce dépôt aux préjugés des particuliers, aliment éternel d'un fédéralisme domestique. » C'est ainsi que Robespierre, dans son discours du 18 floréal an II, a résumé la théorie de la Révolution en fait d'éducation. Danton l'appuyait de son mieux, — car c'était là l'étrangeté de la Révolution : Mirabeau, l'impie, prétendait parler au nom de l'Eglise, et Danton, le débauché, au nom de la Famille. — Danton s'écriait: « Il est temps de rétablir ce grand principe : les enfants appartiennent à la République. — Qui me répondra que les enfants, travaillés par l'égolsme des pères, ne deviennent pas dangereux pour la République ? »

Grégoire certifie que, d'après les plans des révolutionnaires, « tous les enfants doivent être enlevés à leurs parents et parqués dans des écoles ».

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