NOYADES DAMS LA LOIRE, LES 5 ET 6 FRIMAIRE AN II DE LA RÉPUBLIQUE
cela est assez connu par les gravures. Nous oublierons la tricoteuse et la merveilleuse, sans songer non plus à décrire l'extraordinaire habillement dont David voulait faire le costume national.
C'est au concert Feydeau qu'il faut aller voir la société que la Révolution a faite. Cette salle est le temple de cette société. Elle y vient pour adorer. Car elle a un Dieu. Ce Dieu, c'est Garât, un chanteur d'ariettes. « Quels claquements de mains! que de bravos! Comme les hommes trépignent de joie ! Comme les yeuï des femmes s'animent ! Est-ce un ange ! Est-ce Apollon qui descend dans le temple ! C'est Garât. Je voudrais en vain vous peindre le ravissement, les extases des auditeurs I «
Si c'est le temple de l'harmonie, c'est aussi le temple de la mode. Voici « la femme en perruque à serpenteaux entrelacés d'or, avec son large chapeau surchargé de diamants, de rubans dans lequel sa figure est encadrée, ses boucles d'oreilles de diamants, son éventail chargé
de paillettes ». Plus loin, voici les citoyennes « habillées de la tunique, du manteau grec, les bras nus ». Une autre fois, nous verrons la femme uniquement vêtue d'une chemise d'étoffe légère comme de