IL N.'V A PAS DE DÉFICIT. US
mealaît dans la foule. Nedur veaait de répéter ce qu'avait dit Turgot, venait de démontrer ce qu'avait démontré Turgot, que les embarras du trésor de l'État n'existaient réellement pas, que les économies les plus faciles à réaliser pouvaient les faire disparaître d'un jour à l'autre en permettant en même temps au gouveinement d'améliorer chaque jour davantage la situation des populations. Les preuves irréfragables données par ces deux ministres, seraient appuyées au besoin parleur contradicteurAugcardquiavoue, dans ses mémoires, que les chiffres de recettes et de dé* penses avancés par le Directeur général d^ finances s sont à peu près justes » puis raconte que félicitant Maurepas, dans le mois d'août qui suivit la retraite de Necker, de la bonne situation des finances, ce viellard lui dit : k Vous avez raison, la situation n'est pas mauvaise ; mais si je venais à mourir elle changerait bien vite. Tous les fripons et les intrigants n'attendent que ma mort pour paraître sur la scène. » Singulier aveu de ce premier ministre qui avait désespéré de la fortune de la France, moins d'une année avant, au point d'effrayer ses collègues et de leur faire croire à la nécessité d'une démarche déshonorante. Nous ne relèverons dans cet aveu que deux choses : la preuve de l'incapacité de l'homme qui gouvernait le roi et la France parlui,'et la preuve de l'opinion croissante exprimée par Marmontel que le pays était à la merci d'une troupe de brigands. Quand les esprits en arrivent à ce point de mépris, la guerre des esclaves contre leurs maîtres n'est pas loin ' .
< Mémoirei teertli d'Augeard, p. 99, 103 et luiv., 107, 110, llf.— CoUeetion f ompMte i« tout lei ouvragei pour et confr* Htdur, ia-8 ;
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m LIVRE TROISIÈME.
Ce ne fut pas sans difficulté queMaurepas put trou- •""a^^^'""' ver un titulaire pour la place laissée vacante par i^r"*n*îît'îé« Necker. Joly de Fleury, fils et frère de procureurs un»\rm. généraux, avoua aux receveurs et aux fermiers généraux qu'il avait dû se soumettre aux ordres du roi et leur dit qu'il suivrait les errements de son prédécesseur et tiendrait religieusement ses engagements. Le roi, dans la commission qui lui conférait ce poste important, avait du reste écrit cette phrase caractéristique : c ne voulant pas encore nous expliquer sur la forme en laquelle nous nous proposons de gouverner un département aussi important au bien du royaume, nous avons cru ne pouvoir faire un meilleur choix que celui de votre personne pour les administrer. »
Les aveux du contrôleur général, les réticences du roi eu le cboississant, prouvaient d'une manière trop claire l'ateence de tout plan et de tmite prévoyance, pour ne pas convaincre tes courtisans que les combi-
Ulreehl, 1781, lome H, p. 1 et suit., 6 et inif., 9 et suIt., 12 et (uif., 15 el luiT., 23 el suif., 28 et iniv., 47 el enîT., 71 M iuIt., 73 «1 loiT,, 87 et suiv., 93 et iuit., 97 e( suiv. — Corrapondanct lilléraiTt de Grimm el Diderot, 1812, in-8, lome V, p. 260. 297 et loiv. — Mémoirii tecrat pour tmn'r à Phùtoirt det Utlrei, lome XVII, p. 65, 7i, TS el luiT., 81, 94 et luiv., 102, 106, 112 et lujv., 115, IIS, 117, 118,120, 122, 131, 136 el suiv., 141 et suiv-, 145, 147, 149, 150 el *ui»., 152, 153 et GuW-, 157, 164, 169, 172, 178, 179 et luiv., 182 et toW., 185 et mil.. 187 et (ui*., 189 et auiv., 193 et m»., 197, 200 et luiir., 202, 205, 20G, 210,215,223,225,226,236,273.— Corr«pondaneeiei»-èW»urto««jn, MarU'Àntaimtte, etc., publiée par Lescure, 1. 1, p. 347, 368, 374 et suiv., 379, 383, 388, 397 et «uii., 399 et tuif., 401, 435, 529. — Mimoift* de Ifeber, 1822, in-8, lome I, p. 140 et eui«. — Œavres eompUtt* de la bartmtit dé Staël. Paris, 1821, ia-8, tome XV11, p. 29 el suit. —Mémoirtt pour itnir d j'hittoire da ivénemtnit du dix-latiUime tiiele, pir l'abbé Georgel, 1. 1, p. 501 et Buiy. — Sur l'adminittralion de M. tfeeker, par lui-mSme, 1791, in-8, p. 15 el mit. — Mémoiret as madoMt Compan, 1. 1, p. 263 el mîT.
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