ABOLITION DES COMMISSIONS DE FINANCES
la voix bruyante de la plainte, pas plus qu'elle n'adoucira l'iniquité de la mesure, et cela détruira la confiance du peuple dans l'intégrité aussi bien que que dans la sagesse du gouvernement, s 11 continua d'éclairer ses concitoyens en traitant la question des commissions en fait de direction des finances, et quand le Congrès convaincu cherchait une personne digne de répondre à sa confiance, il éciivait : Le ministre que vous allez choisir doit posséder s la connaissance des hommes, du commerce... doit être habitué à faire des affaires sur la plus grande échelle, surtout ce que l'on entend communément par affaires d'argent... Il faut non seulement qu'il ait été élevé dans le commerce mais encore qu'il ait été longtemps et profondément engagé dans cette profession. >
C'était désigner au Congrès Robert Morris un des Robert h< signataires de la déclaration d'indépendance, un des """a»™ députés de la PensyWanie connu par ses succès '^j°'"„o comme négociant. Esprit ferme et fécond, dévoué '^™f""' avec ardeur à la cause de la liberté américaine, «w * Robert Morris exigea que le choix et la révocation de tous les fonctionnaires fût laissé à sa disposition et, à peine installé, écrivit à Gouverneur Morris : « Mon cher monsieur. La manière obligeante avec laquelle vous avez bien voulu me promettre vos services, que je réclamai aussitôt après ma nomination au ministère des finances des États-Unis, m'a fait plaisir, non seulement pour moi, mais encore bien plus pour mon pays.... Je regrette seulement que les émoluments fixés par le Congrès ne soient pas proportionnés à vos mérites. — Vous estimez mes
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taleDlB beaucoup plus qu'ils ne valent, répondit aussitôt Gouverneur Moris ; mais, quelqu'ils soient, mon pays peut en disposer... c'est une fausse économie d'accorder de minimes salaires, parce que cela met en place des hommes incapables ou indignes.... Dans le cas actuel je ne suis pas fôché que l'allocation soit aussi faible. Je tâcherai de prouver que ce n'est ni l'amitié seule qui a influencé votre choix, ni l'intérêt mon acceptation '. » Les deux amis se mirent à l'œuvre * et la première ' mesure qu'ils prirent fut la créaUon d'une banque qui prit le nom, avec l'autorisation du Congrès, de Banque de l'Amérique du Nord. La création de cette banque amena en quelques mois un résultat considérable sur le crédit public et privé du pays. Robert Morris, usant de son crédit personnel en faveur de sa patrie jusqu'à ce que cet instrument puissant qu'il avait créé put fonctionner complètement, mit l'Amérique en état de profiter des embarras que Cornwallis commençait à ressentir *.
< Le traitement du GouTerneurHorriiJUil de 1850 dollars(9,35Drrani»]. Pour donner une idée de son dËsinléreBEemeDl, il Buf!lt de rappeler c« passage d'une de ses lettres, écrite ptu de temps avant u mari i une personne qui lui demandait des matéri<iax écrits sur la révolulion américaine. Il parle de ses travaux comme membre du Congrès, qui lui laisaaienl peu de loisir, et ajoute : « J'étais en outre obligé de travailler de temps en temps pour ma profession (avocat), mon salaire de dépoté était insuffisant pour me déTraytr. » Tome I, p. 174.
' Robert Morris n'était pas parent de Gouvernenr Morris. Robert, né en Angleterre, avait été amené à 13 ans en Amérique par aun père; Gouverneur, était né à Horrisiana, près île New-Voïk.
' Mémoirei de Lafayette, tome I, p, !6G, 369 et suiv., 391, 395, 401, 40â.— Hittoirt de tu guerre fie l'indépendanee, par Boita, lome IV, p. 27 et suiv., 40 et suiv., 49 et suiv. , 63 et auiv., 75 et suiv-, 93, 95, 97, 99, lOÎ, 103eliuiv., 106 et suiv., 110, 112 et suiv,, 116, 120 et suiv., 125 cl SUIT., 153 et suiv., 161 et suiv., (67 »t «liv.. 199 et suiv., 394 cl
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