FONDATION DUNE IIANQUE AMÉRICAINE
La confiance des Américains et leurardeur s'étaient accrus en vopnt Gornwallis reculer. Ils accouraient en foule grossir les troupes de leurs plus audacieux chefs de partisans et le général Gates était venu àCharlotte-Towo avec son armée en partie reconstituée, quand Green, envoyé par le Congrès, vint le remplacer dans son commandement. Décidéà utiliser, dans une guerre de postes et de surprises, une armée que sa faiblesse numérique et la qualité de ses soldats rendait peu propre à soutenir le choc de troupes aguerries, Green étudia avec soin la marche de son adversaire. Renforcé par l'arrivée à Charlestown du général Leslie avec deux mille hommes, Cornwallis l'avait appelé à lui àWinsborough et était rentré, dans la Caroline du Nord, décidé à la réduire cl à s'avancer vers la Virginie que le traître Arnold s'était chargé de ravager et de ruiner avec une bande de quinze cents soldats. Le but de Comwallis était d'isoler Green, d'empêcher les troupes de la Virginie de le rejoindre, et d'élouffer ainsi toute force de résistance. Mais ses plans furent promptement anéantis par l'ha-
wW., 291 et tuiï., 303 el $mi. — ÂTckices du minittère i> la marine.; Cabpagae ITSO. Guicben. ENirait d'une lellre de sir Jolin Roilney à sir Stephens.àbord io Sandwich, deiaoiUbiit de Fort-Royal, 26 avril 17S0. Supplément i la GaîHte do mardi II juillet 1780. Paris, Imprimem royale. Gatttu de la Mariiitiqm du jeudi 15 juin 17S0. Lettre en cbilTies du chevalier de La Luierne au comte de Vergeiinei, datée de Philadelptiie le l"J3iHi*r 1781. Carlon Divca, 1780. Mémoire sur 1» titualion de l'Amérique au 1" jamier 1781, non aigné, adressé ï M. de Fleury par H. de Cbaslus, et pr^senlé au roi. - Ilistory of the reign o[ George III, bï Edward Baiues, tome 1, p. 30i el suiv , 306 el suiï. — Mémoires de Bochanbeau, tomel, p. 2ô7 et suiv. — Jf«mortaI de Gouverneur Morris, nuDistre plènitieteutiaire des Etat^-Unis en France, traduit de l'anglais, de Jared Sparts avec annolatloni, par Gandais. Pjriï, 1842, in-8, tome 1, p. 153 el auir., 161 el mil., 175 et wiv., 181 .
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480 LIVBE TROISIÈME.
bileté du général américain et par la passion''qul animait les populations. Le colonel Morgan envoyé par Green contre !e fort de Ninety-Six au nord de Columbia dans la Caroline du Sud, battit le hardi colonel anglais Tarleton, puis revint dans la Caroline du Nord rejoindre son chef qui échappa aux Anglais dans sa retraite, lorsqu'ils voulurent l'empêcher de gagner la Virginie. Green revenant sur sespas dans la Caroline du Nord^ écharpa un corps de royalistes qui s'était réuni sous l'impulsion de Gornwallis, et renforcé par les milices de la Virginie et des troupes continentales plus rompues au service militaire que ses premiers soldats, il résolut d'accepter le combat.
Il sentait qu'avec six raille hommes de troupes alors réunis sous ses ordres et l'appui des populations il pouvait affronter une bataille dont la perte ne serait pas mortelle pour lui, tandis que, par une victoire, il anéantirait les deux mille quatre cents soldats de Cornwallis. La lutte qu'il cherchait s'engagea à Guiifort dans la Caroline du Nord. Il arriva ce qui se produit toujours dans la rencontre de sol- . dats formés aux manœuvres comme des machines de précision, contre des militaires inexpérimentés. Les milices lâchèrent pied, mais les troupes exercées de plus longue date poussèrent l'attaque avec une telle passion, qu'il y eut peu de blessés de part et d'autre. Treize cents Américains perdirent la vie, plus du double des Anglais qui comptèrent six cents morts, parmi lesquels plusieurs officierB de marque. Mais les pertes des Anglais étaient considérables, comparées à leur nombre, taudis que celles de Green
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