LES COURTISANS ET LE CONSEIL DES FINANCES
à sa disposition et cEe la pari de M. de Saumery, gouverneur de Chambord, une demande d'indemnité pour la jouissance des terres qu'on lui enlèverait, indeainité qu'on fixait à une somme annuelle de 15,000 livres. Comment résister à ces prétentions royales, à celles des courtisans qu'elles révélaient? Le contrôleur- général n'y pouvait parvenir qu'en s'abritant derrière un conseil dont ferait partie le roi, et qui serait présidé par M. deVergennes, le ministre le plusintluent depuis la' mort de Maurepas. Ce conseil, institué par un règlement pour l'administration des finances du %& février, devait se tenir une fois par semaine.
A peine ce conseil fut-il établi que chacun se récria à la cour. M. de Galonné ditque c'était lei tombeau des grâces^ que Fleury renverrait toutes les demandes à d-u" go"^! l'examen de ce comité, pour avoir un prétexte de ^••'^•^■ n'en accorder aucune, qu'il fallait absolument employer tous les moyens pour annihiler le nouveau régime. » La nomination d'un comité auquel seraient soumises les dépenses de la guerre et celles de la marine révoltèrent, de suite, la dignité de MM. de Castries et de Ségur, qui se trouvaient blessés d'avoir à subir le contrôle de M. de Vergennes et M. de Castries porta sa démission à la reine qui refusa de la recevoir. Il y eut une suite d'entrevues entre Besenval et madame de Polignac, et d'observations échangées sur ce malheureux comité qui avait eu l'approbation de la reine et qu'on voulait faire détruire par elle.
A ce moment, avait lieu, chez madame de Polignac, de petites comédies où ses enfanls jouaient les
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!>3 livre: troisième.
>|i«rT principaux rôles. Soit parti pris*, soit hasard, il se »ci*i* trouva que les heures de ces réunions coïncidèrent DNiM Je avec celles fixées pour ia tenue du Conseil. Joly de 'ïL^Tsi. Fleury, qui essayai t de se servir de la puissance royale pour arrêter une sorte de marée montante de convoitises, sentit de suite que l'espèce de rempart qu'il avait voulu élever serait renversé, si le roi manquait, par ses absences, au règlement qu'il venait d'établir, comme à ceux qu'il avait accepté de ses prédécesseurs. Peu soucieux d'une responsabilité qu'il aurait volontiers décliné au moment du renvoi de Necker, il résolut de mettre sous les yeux du roi l'espèce d'engagement qu'il avait pris et, dans une lettre très mesurée, affirme Augeard, il rappela à Louis XVI le manifeste qu'il avait adressé, en quelque sorte, à la nation en lui apprenant la part personnelle qu'il comptait avoir dans le règlement des finances. Cette lettre ne larda pas à être connue dans ta société de la reine qui, tout naturellement, envisageait le règlement signé par le roi pour l'administration des finances, au même point de vue que Calonne. L'occasion de renverser ce malencontreux règlement, et celui qui l'avait conçu, était trop propice pour ne pas en profiter. L'opinion de la société de Marie - Antoinette fut que ces représentations étaient une démission, que cela ne pouvait pas s'entendre autrement. La reine accepta cette opinion, et le roi fut sollicité d'obtempérer aux désirs de retraite de son ministre, a Le bruit court ce soir, dit un nouvelliste, à la date du 29 mars, que M. de Fleury qui, de temps en temps," offre sa démission au roi, a renouvelé le Jeu aujourd'hui, mais a été
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