L -EUPEREtn JOSEPH A PARIS. SI
pmir passer d'un esclavage à. un antre. » Le oboix des ministres n'était que l'effet du hasard, çonune put du reste s'en ccnivaincre l'Empereur ; car, ayant
i^outé, à la suite d'une ccmveraation où il avait été question du bonheur qu'avait eu le roi d'avoir eu un ministère calme et tranquille au débat de son règne : < Si le dac de Choiseul avait été en place, sa tête inquiète et turbulente aurait pu jeta* le royaume dans de grands embarras s, il remarqua que le roi V applaudissait fort à cette observation », et qu'en même temps elle déplaisait à la reine. Le lendemain, Marie-Antoinette reprocha à son frère d'avoir parlé défavorablement du dac de Choiseal, soutenant qoe, « si le comte de Maurepas venait à manquer, il n'y avait que le duc de Chotseul ou le duc d'Aiguillon qni eussent les talents nécessaires à le remplacer n. Cette idée de la reine < est neuve, ajoute Mercy, et lui aura été suggérée par te duc de Coigny et le comte Esterhazy ». Anecdote curieuse, qui, jointe à celles que nous avons déjà rapportées, nous auntre celte grande adminislmtion des affaires publiques n'ayant conservé du passé que sa structure matérielle, et ne recevant son impulsion que de lointaines traditions tendant à s'effacer chaque jour de plus en plus.
e. L'Empereur, dit un nouvelliste, a été magnifique dans ses dons et ses récompenses à tous ceux qui ont eu l'honneur de l'approcher, et on ne saurait compter les 25,le8 60, les 100 louis qu'il a répandus partout en gratificatims ou charités, s Ce n'est pas l'avis de H°" Campan, qui écrit : c Tous tes ofBciers de la ehambre de la reine avaient eu, pendant le séjour de l'Empereur, beaucoup d'occasions de le
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servir; on s*alt6iidait qu'il ferait des présente avant son départ. Le serment.des charges portait positivement qu'on ne recevrait jamais aucun don des princes étrangers ; on convint alors qu'on commencerait par refiiser les présents, de l'Empereur, en demandant le temps nécessaire pour obtenir la permiEsion de les accepter. L'Empereur, probablement instruit de cet usage, dégagea tous ces honnêtes gens de l'embarras de se faire relever d'un serment. Il partit sans faire aucun présent. »
11 est impossible d'exprimer avec une naïveté plus crue le genre de préoccupations des personne qui par le fait exerçaient l'influence souvent la plus décisive. Elles étaient de la même nature que celles qui dictitieni, suivant Joseph, la conduite des ministres; car Maurepas avait sollicité, comme les plus humbles courtisans, la protection de l'Empereur auprès de la reine, tant pour lui que pour son neveu d'Aiguillon.
voy.ge<i« L'Empereur était fort ému en quittant Versailles;
JoHph et des '^ ^
Mree dn ni il emorâssa Louis XVI en lui lecommanaant instamproTiieet. ment une sœur qu'il aimait, et l'assurant qu'il ne serait « tranquille qu'autant qu'il la saurait heureuse s. Content de la nation, mais ayant une pauvre opinion des personnes qui la gouvernaient, il parlait presque au même moment où les frèrra du roi faisaient eux aussi un voyage en France. Il continua à se montrer simple, charmant les populations par le contraste qu'elles pouvaient établir entre sa tenue modeste, ses habitudes laborieuses et celles des deux princes français. Le comte d'Artois, mandart-il de Toulon à sa sœur, a achevé «: de se perdre de
L'EMPEREUR JOSEPH RaNS LES PROVINCES. 63
réputation par ses débauchée, étourderies et par son impolitesse », et il ajoutait qoe la reine se ferait le plus grand tort par ses fréquentations avec ce beau-frère et l'affection qu'elle lui témoignak; quant à Monsieur, disait-il, son voyage < n'a été qu'un étalage de faste et de moyens de se concilier l'alTection publique, aux dépens et détriment du roi : pour moi qui aime le roi, et qui, au besoin, me battrais pour lui, je n'ai pu voir tout cela sans indignation, et, à moins que votre Maiirepas ne soit une pwnme cuite, on ne conçoit pas qu'il souffre choses pareilles ^.
L'Empereur fut apprécié partout où il parut; les fonctionnaires publics s'applaudirent de sa politesse affable, et signalèrent souvent la réserve dér licate qu'il mit à refuser la cOmmutiication de certains documents destinés à être secrets, malgré l'ordre doniié de Versailles de tout lui livrer. Il acquit, dans ce qu'il vit, une haute .idée de la puissance de cohnsion des populations et des ressources de la France. Il ne se montra pas s plutôt envieux qu'aini de la nation chez laquelle il se trouvait n, comme le prétend Frédéric, et ce ne furent pas quelques boutades de tnauvaise humeur contre l'imporlunité des curieux qui lui firent perdre, comme YmÎ'firme ce prince, < tout le crédit que sa gentillesse lui avait acquis v. Verg^nesa expliqué la csine du peu de suceès politique quie pouvaient obtenir leS' visées ambitieuses de Joseph, et Mercy/en nOus initiant aux enfantillages de la reine, à la nullité de volonté du rdi, fait comprendre comment le désir de cornplaireL^ l'Autriche, de la part de ces deux époux.
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W LIVflË PEtEHIEB-
s'était brisé devant 1^ résistance passive du ntini^tère français. Joseph avait été du reste surtost aïoené es France par l'attachement qu'il portait à sa sœur et par un désir de curiosité.
ugameotporu L'espritetrimaRinationrempoTtaientcheB l'Ëiopem'hoi^ii^ reur sur les qualités sévères de l'homme d'État, et il dit la vérité sur lui-même en avouant, dans une lettre à son frère Léopold, par une sorte de bravade ^irituelle, le scepticisme d'un homme qui ne se rend pas un compte parfaitement exact de la gravité des devoirs que lui imposait sa situation. « Vous valez mieux que moi, écrivait-il, mais je suis plus charlalauj et, dans ce pays-ci, il faut l'être. Moi, je le suis de raison, de modestie ; j'outre un peu là-dessus, en paraissant simple, naturel, réfléchi, même à l'excès. Voilà c& qui a excité un enthousiasme qui vraiment m'embarrasse. Dans toutes les tournées des provinces, je n'ai été à aucun spectacle, à aucun amusement ; j'ai tâché de me cacher au lien de me faire voir. 3'ai parié, dans chaque endroit, -aux gens les plus ÎBstpUits, et cela pendant des heures, mais seulemeot à trois ou quatre par endroit ; ceux-là, je les ai fait parler, je suis entré dans leur sens, je les ai «atiafaits ; ils l'ont raconté ; toot le monde aurait Voulu m'entendre parler, et, ne le pouvant, j'ai passé pour un oracle sans l'être; car k rareté est une chose bi«i précieuse. Enfin, demain, je pars ponr Genève, et je quitte très-content ce royaume, mais sans regret, car j'en avais assez de mon rôle, i '"•p'' 1|'^"' Il Mnt à connaître Loménie de Brienne, àmt la lus B»eker, convcrsation l'enchantât et te retitfflvant à Toulouse,
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dans son diocèse, il conçut de ses talents, cotlKMï
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CARACTÈRE DE L'SHPBREUR lOSEPH, 5S
administrateur, une aEsez haute idée peur conaeiller â sa sœur, dans une lettre, de le recomibander mk roi. Necker le séduisit dans les entretiens qu'il et)t plusieui^ fois avec lui, au point qne, trois années après, il en avait conservéun souvenir assez vif poor écrire à Mercy : « Voudriez-vous bien hii rappeler de ma part l'instant que je l'ai vu, et l'assurer du cas qne je fais d'hommes de génie comme le sien, que malheureusement on troii\'e ou emploie -si peq de par le monde. » Cette sympathie pour Necker, enflé comme lui de vanité, tourmenté comme lui du désir de faire quelque chose sans avoir plus que lui des projets arrêtés, un but à poursuivre, montre, dans ce moment oû la société était profondémetit déchirée, deux hommes d'un eâprit peu éfendu qui vont avoir à la foiâ la popularité qui donne de la force et le pouvoir qui permet de réaliser de vastes desseins. Ils n'étaient ni l'un ni l'autre des charlatans, quoique Joseph se donne ce titre en plaisantant, mais des hommes touchés parle grand courant d'idées qui f^viait tressaillir les âmes. Ils sentaient frémir en eux les violentes répulsions qu'avait f^it naître, dans les nations, nn passé douloureux ; mais ils ignoraient, eranmelafoulccequ'il était nécessaire de faire pour fe' satisfaction de légitimes aspirations, fis se laissaient aller comme elle à leurs antipathies, etl'Empereur ne se doutait pas que, s'il est permis de ne pas se limiter dans les spéculations de l'esprit, il estoMï*' gatoire'an contraire, dartsractiori, de ne pas dépiSser' les bornes de la plus stricte modération.
Frédéric, décrivant, quelques annéesavant, il'ol-' taire le cffactère de Joseph, lui disait : « Né dans
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9A LIVRE PREHIER-
tine coor bigote, il eo a aecoué la Buperstition ; élevé dans le faste, il a adopté àes mœurs simples ; nourri d'enceos, il est modeste; enflammé du désir de la gloire, il sacrifie son ambition au devoir filial, qu'il romplit arec scrupule; et n'ayant eu que des maîtres pédants, il à assez de goût pour lire Voltaire et pour en wlinur le, mérite. » Mais il ajoutait : « Si vous n'êtes pte satisfait de ce portrait véridique de ce prince, j*avouerai que vous êtes difficile à contenter. * Propos railleur, qui montre des réticences qne devait révéler l'avenir.
Joseph, esprit éclairé mais superficiel, ne vit pas Turgot, parce qu'il ne le renconU^ pas parmi les adulateurs qui se présentèrent devant lui ou lui firent parvenir le désir de lui offrir leurs hommages. L'empressement maladroit et puéril que montra V<dlaire suggéra à l'Empereur la vaine satisfaction d'humilier un vieillard et d'affecter son. dédain pour .des réceptions pompeuses. Il ne s'arrêta pas à Ferney, et finit son voyage sans avoir connu personi^eoient rhomme étrange et unique dans lequel s'incarnait toute une société, avec ses défauts, ses haines- ardentes et son admirable respect de la vie ^ de la liberté des hommes. Des entretiens avec i)n esprit fier et modeste comme celui de l'initiateur résolu des réfonnes pratiques exigée» par les Français, une entrevue avec le brillant esprit qui s'était montré le maître de tous dans l'économie politique comme dans la poésie, dans la législation comme dans les sciences, n'auraient du reste exercé aucune influence sérieuse sur Joseph.
t'œuvre d'émancipalion de l'espèioe bniaaine, com-
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ADVERSAIRES DK L'ËGLISE CATHOLIQUE. 57
mencé au xvi' siècle, reprenait sa marche sous une forme nouvelle. Les Français, froissés plus que les antres peuples par ces passions religieuses qui portent successivement et souvent simultanément les hommes aux [dus hautes vertus d'abnégation et de dévouement, comme aux plus odieux forfaits et anx cruautés les plus froidehient méditées, les Français, au lieu de s'en prendre à quelques détails de l'organisation de l'Église chrétienne, comme l'avait fait un moine deux cents ans avant, s'étaient attaqués à la vie même de l'Église, à la base sur laquelle elle repo- . sait. Joignant à sa prétention de régler les croyances celle de commander aux hommes dans la plupart des actes de leur vie journalière, de disposer d'eux et de les punir, l'élise avait soulevé contre elle deux sortes de partis. Le parti des personne qui, espérant s'emparer de ses biens temporels, lui reprochait ses fautes sans vouloir sérieusement faire rendre justice à ceux que l'Église désolait par ses exigences et son despotisme; et celui qui tenait à la fois à soustraire le peuple à on pouvoir tracaasier et dur et àreprendre des biens plus souvent employés à nourrir le faste de quelques prélats qu'à soutenir des institutions utiles.
Joseph II appartenait au premier de ces partis, et, suivant en cela la tendance égoïste de la plupart Aen hommes,jalousait la puissance du clergé comme celte d'un rival de son propre pouvoir.Il profitai t,en ta partageant,d'une desantipathies de la foute, pour satisfaire les projets qu'il, méditait dans l'intérêt desoo ambition, sans accepter et même sans comprendre la por-' tée desréformesauxquellestendaient les populations
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ss uvhb premier.
de son temps. Interrogé à Versailles sur ce qu'il pensait de U latte entre^se par tes Américains, il répondit : a Je me récuse; mon métier k moi est d'être royaliste. » Spirituelle répartie qui le dispensait de taisser pressentir jusqu'où pouvaient aller ses prqets de réforme, malgré ses dissertations sur la liberté de la religion et l'émancipation des vassaux vis-à-vis de leurs seigneurs, dissertations qui avaient inquiété sa mère ' , au point qu'elle formule sur lui ce jugement sévère : a II court trop après l'esprit et flatterie et surtout la nouveauté, n'approuvant rien de ce qui est fait avant lui ou par d'autres, et l'appli ■ cation manque entièrement. »
Joseph subissait la pression des idées de son époque, et, comme la plupart des hommes, ne discerin'roï«'^ nait pas, au milieu de l'atmosphèfe ambiante que forment les passions et les désirs d'un peuple, cemt qui sont pr^ à se faire place, même par la force, de ceux qui n'existent encore qu'à Vétat latent dft
< Correiptmianee leeréte entre itane-Thirèti tt lé come dt Utng, tomel. p. 69: lpanH,p.3ÎS,ït9. 504, »)9;ton«ni, p. 47, 49etsuW., 51, 52, 55, 56, 57. 58.60. Çl, 6Î, 66, 69, 70,73. 74, T6, 77, 79. 80. 81, 82, 86. 91, 95, 96, 97, 99, 104, 105, 10S. 109, 161, 181, 405. — Mimoiret secreit pour tervir A la répvUiqne dei leilrtt. Uma X, p. leS, It!, 113. 114, 115, 116, 120,128, 130,137.148,161, 181. 195. — C»tTe»pon(J«nM ucrète lur Louis IFl, Marie-Antoinette, la cour et la viUe, publiée par LeKure, IMnel, p. 49, 50, 55, 61, 63. — Œnvret de Voltaire, Um» Ù, p. 10t. 13,*;. I,XVI. p- 417; LXX, p. Î72, 291, 299, 304, 312, 318, 319. 321. — Mémoirei sut la vie privée de Marie- AntoineUe, par M-" Campdn. Paria, 1322, in-S, tome I, p. 185. — (Envrei pMihMtiM* de Prédà^e II. Berlin, 1788. in-8, tone V, |i. 207. — iwnqMt poUMfHM et ci»iUt, pïr Linguet. Lundres, 1777, in^, tome I, p. 232 el soi». — Arthiwt mlionatet, 0<U9. 5 et 20 mal 1777; OU73, 5 mai, 6 juin. 10 jiûllel 1777. - CornipoRdsUï min#«de 1774 d 1718^ p«« U H«rpe, ao IX (1801), in-S, tgme II, p. 102-106. — Uimoira de Webtr concenutat Marie-Anloineile. PatU. 1822, in-S, lome I, p. 1^1.
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LA HARIHB ROYALE t:N I7T7. 09
yagoes aspirations. Aveuglé par des intérêts person* nels, par d» répulsions qu'il sentait partagées, Joseph rêvait des réformes prématurées qui satisfaisaient plus tes conceptions de son esprit que les volonté actudles de ses peuples. Far une singulière inconséquence» il sapait, comme le roi de I^sse, la base de toute royauté en poussaat à l'affaiblissement des croyances i^igieuses, qui senlra les font vivre en l'absenœ d'une régulière acceptation d'un peuple. Comment, en effet, comprendre la force d'un chef, s'il ne compte par derrière lui toute une nation groupée? Gomment lier un peuple à la suited'un seul tiomme, si ce n'est par une foi religieuse qui rattache à ce personnage, ou par des services rendus qui donnent confiance dans son intelligence ? C'est ainsi quelesnati(HislespIusciviliséesétaient,au moment de la guerre d'Amérique, à discuter la valeur d'un pouvoir royal héréditaire , et, amenées à railler, en imitant l'exeniple donné par leurs princes, l'opinicm religieuse qui prétendait l'imposer aux nations. Il ne devait pas s'écouter un àècle avant que les classes moyennes eussent arradié anx aristocrates le droit exclusif de les gouverner. Égoïstes à leur tour, voulant pour elles les avantages du pouvoir, elles ont été forcées, après une faible résistance, départager avec le8> antres citoyens nne puissance qui appartient, en exacte justice, à tout le monde et doit être dirigée, conduite et survefllée par tous, puisqu'un gouvernement a pour mi^iw de faire respecter la liberté de chacun et d'empêcher toute entrave au développement de l'activité individuelle.
iœeph» frappé dM ressources de ta fVance, s'arrêta
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«0 UVRR PREMIER.
•rtn* avec admiration devant Toulon : c C'est le plus beau en iTTT. port que j'aie vu » ; pais il ajoata ; «c Malgré cela. je ne sais ce que c'est, mais la marine française ne m'inspire aucune confiance.' Les équipages sont mauvais et mal exercés; j''en ai jugé par les manœuvres que j'ai vues et par tes avaries continuelles qui arrivent à leurs vaisseaux. » Cette appréciation raisonnée justifiait le jugement du public, qui n'avait pas oublié les défaillances des officiers de la marine militaire dans les expéditions faites sous le règne précédent, et leurs hautaines exclusions vis à vis des plus courageux marins de la marine marchande. Irritée de la coterie formée par ce corps, composé de nobles, qu'elle aurait volontiers accusés devoulwr occuper toutes 1^ places sans être en état de les remplir, et envahir tous les honneurs sans les avoir mérités, la nation applaudissait aux décisions de Sartines, lorsque ce ministre faisait appérahx. officiers des navires du commerce, et forçait les marins de l'Étnt de lés accepter comme collègues, en menaçant de punition les querelles et 1ns duels phovoqués à la fois par l'orgueil et la convoitise de l'esprit de corps. Dnmnié tcs tentatlvcs de réformes se poursuivaient donc tncei, par une néce^ité invincible, et sous la menace d'une *"'' guerre, dans presque toutes les branches de l'administration de là France. Le contrôle général, précipitamment organisé a'près la mort subite de Glugny et les désastres de sa passagère administration, ne pouvait rester dans l'éttit provisoire où il se trouvait. Chikcun comprenait que ce~ ministère important, duquel dépendaient forcément tous tes autres, ne devait pas demeurer indérmiment partagé entre
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