TRAITÉ ENTRE LA FRANCE ET L'AMÉRIQUE
Au moment où Voltaire pensait à revoir Paris, sa Trai>« i'' ville natale, dont l'avait tenu éloigné le caprice d'un enir.i»FpmncB prince, les événements liaient de plus en plus la tiéjAmais.' France à un pays révolté contre un roi. Le 6 février, un traité de commerce et d'amitié reconnaissant l'indépendance derÂmérique, décidait que les Américains seraient traités, sous le rapport des droits et des impôts, comme la nation la plus favorisée ; et que le roi défendrait autant qu'il le pourrait les vaisseaux des États-Unis contre les Barbaresques. L'article 23 admettant la liberté la plus complète pour les navires de transporter les marchandises ou les personnes appartenant à des nations ennemies ou amies, quels que soient les ports vers lesquels ils se dirigent, ne faisait d'exception que pour les canons, les bombes, piques, épées, lances, enfm tout instrument de guerre, qui étaient traités d'objets de contrebande. Le préambule du traité d'alliance portait < qu'il était conclu, pour le cas où l'Angleterre, par ressentiment de la liaison et de la bonne correspondance, suite du traité d'amitié et de commerce,
2g nun, S iTril ; à Nuker, 20 rairt, 5 aoilt ; à Cbaicral et i àa Deffand, prêtât général, 9 s*ril; 1 VcrguiDea, Il avril, 16 nui; i Douet de La Boullaje, 17 STril, S octobre, bu eomte de Périgord, 19 juin; i Puyrerl, i Lecamte, procureur génfrtil; aux capltouli de Toulouse, 17 juin; *af;irde deiiceaux, 1! juillet; lu mirquiide BonDie, 9»>at, à deLaToor, Sjuin. OH75, anoËe 1779. Le ministre de la nitiMti du rnj à Necker, 4 mars, k Daine, 3 décembre ; au mtrquii de Lempt, 1 M 7 anil; tu comie de Pirigord; au procureur du roi de la mari* chauiiée d'AU; bu garde des iceaux, 6 mai, 13, 20 juin; i Saint-Piieit, 8 juillet; i Meulau d'Ablols; i Mecker, 3 décembre. Corresptmdanet turète et inédiu tur louif XVI, Uane-Antoinetti, la cour et la «iU«, liybliée parLeacurn, tomel.p. 179. — (Sucrct po«lftumu de FTédéncU, roi de Prustt, xoait Yl, p. 63, 64, 66, IIB, 77, B4, SU et suir. — Œwru il ToitaiTB, toDieiXXXlX, p.433; LXIII, p. 114; LXVI, p. 56 el iulr., 61. — IWanfM d» HtiirMvn publié* parSuard, Pari*, 1808, in-S.loiM lip. 51 .
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I3S LIVRE PREHIBR.
romprait la paix avec la France, soit par des hostilités directes, soit en empêchant son commerce et la navigation d'une manière contraire au droit des gens;... dans ce cas, Sa Majesté et lesdits États-Unis étaient résolus de joindre leurs projets et efforts contre les entreprises de leur ennemi commun ». Dans l'article â, il était dit que l'objet essentiel et direct de l'alliance défensive était de maintenir efficacement la liberté, la souveraineté et l'indépendance absolue et illimitée des États-Unis, tant en matière de gouvernement que de commerce. L'article 8 portait l'engagement pris par le roi , en cas de guerre entre la France et l'Angleterre, « de ne déposer les armes qu'après avoir fait reconnaître, par la Grande-Bretagne, l'indépendance et la souveraineté des Étals- Unis de l'Amérique. » Le iraii* BTco Un mois après la signature simultanée de ces deux cBtc'o'il'munïqué tniités, l'ambassadcur de France à Londres, le VùndrYsf* marquis de Noailles, avait ordre de communiquer 13 niflr. 1778. gy^ minlstres anglais la convention qui liait les États- Unis avec la France, s Le roi a fait dire au roi d'Angleterre, écrivait Marie-Antoinette à sa mère, qu'il avait fait un traité avec \es Américains. Miîord Sformond a reçu dimanche ordre de sa cour de quitter la France. Il y a apparence que notre marine, dont on s'occupe depuis longtemps, va bientôt être en activité. Dieu veuille que tous ces mouvements n'amènent pas la guerre de terre I > Puis elle continuait sans transition : a. Nous avons eu ime affaire dans laquelle le roi m'a montré bien de la confiance et de l'amitié. Dieu merci, elle est finie mieux qu'on ne pouvait l'espérer. >