‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 43 sur 142 · LES DISCIPLES DE ROUSSP.AU ET CKUX DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

LES DISCIPLES DE ROUSSP.AU ET CKUX DE VOLTAIRE

L'espèce d'automatieme que révèlent les civilisations de la Chine, de l'Inde, de l'Egypte, de l'Amérique avant les conquêtes de l'Espagne et de l'Europe, en nous montrant les hommes construisant d'une façon à peu près identique leur ruche aux différents degrés de leur développement intellectuel, se fesait sentir à ce moment de l'histoire des Français. L'exlension des classes moyennes qui puisent, au dire de Montesquieu, « dans la médiocrité et le mélange de la bonne et de la mauvaise fortune >, des sentiments de douceur et de pitié, avait contribué à semer partout des idées de liberté et d'égalité dans le cœur du peuple. Le bon sens de la nation, ^ré dans réchauffement de la lutte^ pouvait la pousser à vouloir écraser ses adversaires en prônant les maximes du contrat social si facilement acceptées par Napoléon I", quand il disait à Sainte- Hélène, « le premier devoir du prince est de faire ce que veut le peuple; mais ce que veut le peuple n'est presque jamais ce qu'il dit : sa volonté, ses besoins doivent se trouver moins dans sa bouche que dans le cœur du prince '. »

Mais l'esprit d'impartiale justice, le respect des

* Dtni la Contrat loeial, on lil : « Lt «olonli gfntnl« cit laujoun droite et Itai tgujoon k l'ulllili publiqas ; mail il ne s'cDMit pas i|ue le» délibératiani du peuple aient toujours U même rectitude. Ob raut tgojoan MD bien, lui* oh se le voit pas tauJoDci : jamaii on ne curconpt la peuple, mail MBTeat on le trompe, et e'e*L »\on teulement qa'll («riit TouhMr.ee qui ett nat. ■ Ls oorreotir que Napoléon trouve aux erreurs de jne*"*!)' ^Q peuple daw le cosar du prinee, Honsieau le cherobc dant llteleaieM des honiBiea et duos àta ilélibéraiioni individuellei et ioli> tairea : <i Si( qiund le peuple iure>«aiai«nl inrornit délibère, lei cilojtn* n'tiaient aucune coOTiHHiiealion eaira cm, du gnai nombre de petites diflireocea rtïiillcrnit loujoun la vfrilé générale, et la déliUralion teMlt tMjoan b«au- b (f£wm dt Rautna», lame VU, p. 51, $%.)

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> diKipiM de hommes et de la liberté individuelle devaient renaître et ctui da à la suite des orages. Napoléon le sentait bien, car il parlait rarement avec éloge de Voltaire, nous apprend un compagnon de sa captivité. Il haïssait instinctivement, avec sa passion exclusive de gloire personnelle, l'écrivain qui avait aimé ses semblables et mis en lumière les besoins de l'humanité à loas les étages de la société. Il ne devait pas s'écouler du reste une génération avant que ta France soit conduite à expérimenter une seconde fois les théories de Rousseau et celles de Voltaire, appliquées par deux hommes que les événements avaient portés au pouvoir. Celui qu'on a nommé le César moderne, a légué à sa patrie Napoléon III qui, à TimitatioD de son oncle, a cherché, dans la satisfaction de ses passions matérielles et des délires de son imagination, la voie dans laquelle il voulait conduire les Français, et l'écrivain de Femey a reparu dans M. Thiers, dont la longue existence a été consacrée, comme la sienne, à la défense des aspirations, soit fugitives soit tenaces de la nation '.

■ Mehivet du minUtire d« la marine (Carton ËUli-Unis, lT74-f 786). Hémoire prèienlanl une iàie générale inr U riTsIili de li Fnn'ee et it l'Angleterre, et le projet de Doire le plui «dx Angliii m e»i de guerre avec eui, par E. d'Arrot [Carton Correspond «née générale, 1777). Projel de deuenle en Angleterre, remis ea roi Louii XVI par le esmt* de Broglle (Cirlon Canpagne I77S|. Métnoirei et projeli (Membre ht Il nmière dont 1i France peol dirpeier une deteenle en Angleterre, 1« au gnnd comité aitemblé chei H. de Hinrepai, le 30 jailtet 1T7S, et ■pprODvé d'une voix nnsnime par (oui tei minUIrea da roi). Sar I* prejet de UN. le maréchal et eamie de Broglle à'me descente en Aigl»terre, il est éeril, au-deMoni do litre, pir H.de Guiber[;llaDnu»1tap|Mrtenant h l'anienr, e'eti i ce qe'il parait une copte faite en 1304, cooine l'indliiae on chiffre an crajen. — La KintrvB fraiifait«,-Wt, ia-S, loot VIN, p. 59. — Œutra de Vonlesquieu. Paria, 179â, in-t2, !•« H, p. IDl. — H'tloirt dtt Cenntlai <( d» l'Empire, ^r H. Thien. PaiJi.

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