LES DËLËGUÉS ANGLAIS ET LE CONGRES
sorte intéressés â nos délibérations, et nous pensons que vous ne pouvez nous refuser communication des clauses dans lesquelles ils consistent. »
I) était trop tard pour entamer de pareilles négociations, le Congrès sentit qu'il n'y avait plus pour lui que la solution qu'amènerait la guerre, et prit, sur cette dernière lettre, la résolution suivante :
a Le Congrès a déclaré aux commissaires de la Grande-Bretagne, le 17 juin 1778, qu'il était prêt à conclure un traité de paix et de commerce en tant qu'il ne serait pas incompatible avec les traités déjà subsistants, dès que le roi de la Grande-Bretagne montrera une sincère disposition à ce sujet dont la preuve solide sera la reconnaissance formelle de ces États et le retrait de sa flotte et de ses années.
a Comme ni l'une ni l'autre de ces alternative n'ont été remplies;
a Adopte qu'on ne fera point de réponse à la lettre des commissaires de la Grande-Bretagne du 11 de ce mois ;
< Ordonne que ladite lettre et les résolutions qu'elle contient seront publiées. »
Cette confirmation de l'immuable volonté du kiettvn Congrès ne devait rien apprendre de nouveau "d^Mté™ au peuple des État-Unis. Deux mois avant "" '' '' celte affirmation légale de sa résolution, la joie avait été si vive à la nouvelle du .traité conclu avec Versailles, que les députés, dédaignant la réserve obligatoire des relations diplomatiques, avaient publiés des dépêches qui annonçaient les sympathies de plusieurs gouvernements européens en faveur des Américains. Quand un
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tié LIVRE DEUXIËUE.
navire français arriva, le 5 mai, à Boston, il y eut une explosion d'enthousiasme parmi la population. Le commandant M. de Senneville, fut embrassé par un citoyen de la ville qui le félicita d'avoir amené le premier vaisseau du roi, disant qu'une pareille circonstance ferait époque dans la vie d'un homme. La multitude se réunit sur son passage, une foule de mains vinrent presser les siennes, et chacun regarda avec bonheur le pavillon de la France flottant au milieu du port>
Le ministère anglais à l'annonce du départ d'une flotte française pour l'Amérique, s'était immédiatement préoccupé du sort de ses troupes, si l'amiral d'Estaing venait à les bloquer dans Philadelphie en fermant la route de la Delaware. L'ordre fut donné à Clinton de quitter cette ville dont l'acquisition avait coûté tant de sang et de travaux pour regagna New-York.
A peine les Anglais étaient-ils embarqués sur le fleuve pour descendre la pointe de Gloccster, peu distante de la ville, que Washington en fut prévenu. Devinant que le projet de Clinton était de gagner Sandy-Hook, Washington donna aussitôt Tordre au général Dickinson de réunir les milices de New- Jcrsoy, au général Maxwell de le soutenir, et franchissant, avec le reste de ses troupes, la Delaware audessus de Trenton, il se dirigea sur Princeton dans la détermination de profiler des embarras que causaient aux Anglais la multitude de bagages traînés à leur suite, maiâ d'éviter en même temps tout engagement général. Les Anglais avaient atteint Monmouth, quand Washington les voyant prêts à lui
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