VICTOIRE NAVALE DES FRANÇAIS. 2S
passé celle du roi, les ennemis étaient coupés. Je pense le contraire... ce qui tranche ta diniculté c'est que M. Lamothe-Piquet et plusieurs autres vaisseaux pleins d'ardeur et de zèle, n'ont pu virer que deux heures après que j'en ai fait le signal, non pas pour couper mais simplement pour reprendre la ligne ' . »
• Le eomle d'EtUing fiil itloiioD h un bUma de sa conduite dant une
ralatïon ds l'affaire de li Grenade non ùgnte {irchires dt la marine. Campagnei. Carton 7S], ob il e>t dïl, i propoi d'un mouvemealde l'escadre ■a milieu da combat : r Dans cet instant, il infBuit de faire virer notre iTanl-garde par !a conlre-mirche ; nom noui mettions entre le conTol et les TaitsesDx de guerre, et, par celte mansuTre, nona étions les maîtres, OD de prendre le eanvoi, oa de chasser et de prendre qninlité de vsissesui de guerre anglais dont quatre sur dix -neuf étaient dèjii dèsemparf s ; DOus-aTOns perdu le bon motnent .... Ainsi nous avons vu Doir une jonr-
nie uni avoir tiré le moindre avantage de notre nombre supérieur,
des positions que nous avions et qui nous permettaient d'écraser l'escadre de Bjron,,.. Jamais, su grand jamais, la France ne trouvera une si belle occasion, n Le mémoire de Ptrisot (Correspondance générale] cite an titrait d'un rapport de l'amiral Bjronqni confirme Tasse rlioo de d'Estaiog en montrant qu'il avait rendu cette manœuvre impassible, a Je tins, dit-il, le vent pour empêcher l'ennemi de nous doubler et de couper nos irans-
D'EstaJng était voué, du reste, à Etre ulornnié, car nous trouvons dans te tome 111, p. 29 du livre de H. Feuillet de Cunches (£oum XTI, Marie- Jnlotnelle e( if-* ^lùabelH), le rétnmé le plus violent da toutes les colères qui existaient contre lui dans le corps des officieri de la marinr. Ce résumé est terminé par une accuaation contre d'Estaing d'avoir déposé contre la reine devant le tribunal révolutionnaire, u Lui, ancien maria du pèrs de Louis XVI, ajoute H. Feuillet de Conclics, on le vit tout à coup transformé en ardent patriote el courtisan de tous les pouvoirs, déposer contre H i rie- Antoinette. :i Voici sa déposition telle qu'elle est au ifontleur du 30 du premier mois de l'an II de la République française : u Charîes-Henri d'Eslaing, ancien militaire de terre et de mer au service de France, déclare qu'il connaît l'accusée depuis qu'elle est en France, qu'il a même é se plaindre d'elle; mais qu'il n'en dira pas moins la vérité, qu'il n'a rien k dire de relatif à l'acte d'aecusalion, — Le président au Umcifi. Est-il à voire connaissance que Louis Capct et sa famille devaient partir de Versaillej le 5 octobre? — Le témoin. Non. — Le préûdtnt. Avei-vous conuiissanco que les chevaux aient été mis el dlés plusieura foisT — le témoin. Oui. — Le président. Avez-vous été au chileau ceJou^1iT— lelAnoin. Ooi. — le pr^idenl. Y avez -vous vu l'utcuséeî *^ l« témoin. Oui.— Le friridenl. Qu'avex-vous entendu au chiteau? —
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^ octobre 1779,
260 LIVRE DEUXIÉUG.
Les Américains délaissés par la flotte française, se plaignaient vivement dé J'abandon de leurs alliés, quand d'Estaing revenu à Saint-Domingue le 1 5 avril, appareilla pour les aider à la reprise de la capitale de la Géorgie. Parti avec vingt-deux vaisseaux, dix frégates et trois mille hommes de troupes de terre il débarqua â l'entrée de la rivière la Savannah, après avoir vainement essayé de la remonter en bateaux jusqu'à la ville quilui donne son nom. Le S2 sep* tembre elle était investie et le siège commençait. Préoccupé de sa flotte qui était mouillée sur une côle peu sûre toute l'année et dangereuse surtout à l'époque où il l'abordait, vivant dans la crainte de .voir les navires anglais apparaître au moment où une partie de ses équipages seraient à terre, d'Estaing avait déclaré au général Lincoln qu'il ne pouvait l'aider que durant peu de jours. Il pressait le siège avec passion, quand voyant le temps qu'il s'était fixé s'écouler sans résultat, il résolut un coup de force et ordonna un assaut le 9 octobre. Soldats et officiera s'élancèrent avec intrépidité, mais la résistance fut aussi énergique que l'attaque. Cinq cents hommes tombèrent dans les rangs des Français et des Américains, et d'Estaing, n'ordonna la retraite qu'après avoir été atteint deux fois par une balle. EUe eut lieu dans le plus grand ordre, et le 23 octobre toutes les troupes avaient regagné leurs vaisseaux. Le comte
U lémoin. l'ai enlendu de> conseillers de cour dire i raeeaifc que It peuple de Paris allait arriver pour la matsicrcr, et qu'il ratUit qu'elle parlll ; à quoi elle aiaît répondu avec un grand caraclir« ; Si tei Parilieos viennent ici pour m'assassiner, c'esl aux pieda de mon miri qat je ■erai; maia Je ne Tuirai pai. — L'ateviit. C'est exact; on (oolail m'engigtt à partir seule, parce que, ditait-oa, il n'y aiait que moi qui ecunii des diDgers; je Ils la rèpaase doDl parle le lémoin. ii
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