‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 87 sur 142 · PASSION DES FRANÇAIS POUR DES RÉFORMES · texte numérisé non relu

PASSION DES FRANÇAIS POUR DES RÉFORMES

nomie des charges anciennes et utiles, il en laisse créer d'inutiles et onéreuses. » II paraît, continue- t-il plus loin, que M. Necker ne trouve pas de grandes facilités à exécuter son plan de réforme de la maison du roi. M. le prince de Gondé, M. le prince de Lambesc, M. le duc de Coigny et autres ont présenté des mémoires pour soutenir leurs droits respectifs. j> Vais, à propos d'un voyage de Marly où n'avait pas été exécuté la résolution de ne pas nourrir tout le monde, le même journaliste dit, en parlant de la Chambre du roi : a II a été déjà dérogé â la loi pour elle. Du reste, des inspecteurs visitent les tables avec la plus grande sévérité, et en expulsent et les maîtres et les valets surnuméraires qu'ils y trouvent ' . »

< Àrehivet nationales. O^ISI : Bretels de pension i Jeanne de Saint- Rem; de Valois (future comtesBe de Lamolheî et h sa xeur Harie-Anne, 9 décembre 1876. 0M2! : Prorogation du deniiime vingtième, fév. 17S0; luppresEiona de recevenra généraux, avril 1780. 0'152 : HaiaDn d'éducation pour les flilea nobles, octobre 17S0. 0'23! ; PecGlont, graiifleations, S décembre 1776. 0<234 : Examen des litres de noblesse par les généalogistes du roi, 8 avril 1776. 0<419 : Le ministre de la maison du roi k Hecker, 17 anil; à Lenoir, 28 février 1778. OHSO : Le ministre de la miiion du roi i Necker, 30 mars; i Dugay, 1\ aoOt 1779. O'iît : Le ministre de la maison àa rai h W' de Valoii de Luze de Saint-Rem;, 12 janvier; ï la marquise de Boulainvillcrs, 3 et 11 mars 1780; au prince de Lambese, 11 mars. 0'4S9 '. Annoblissemenl d'un capitaine, cbef du Tol pour oarneilte de la grande fauconnerie, 7 mai 1778. 0>491 : Le ministre de la maison du roi au duc de la Tréinouille, au comte de Gamiehea, au marqnia de Gonffler, à Lenoir, 19 mars, 35 mai, 17 juillet et 28 BsAt 1780. 0*491: Le miniiiredela maison du roi à Lenoir, 19 mai; 1 la princesse de Foix, 12 octobre 1781; au garde des sceaux, 6 juin 1781. P2,517, année 1779 : Suppressions de charges. P 2,518 : SuppreasionB de chargea, année i.TSO, —Beevtil dei antiennes lois ftançaisit par Isambert, ' tome XXIV, p. 333 ; tome XXVI. p. 118, 265, 303, 375. — t'^toi de la FronM, Paris, 1736, in-12; tome 1, p. 105 et suiv., 164 4 235,266, 403.— Ui États de Bretagne, par le comte de Camé, 1868, in-8, tome II, p. 218.— Mimoiret teeriu pour servir à l'histoire des Z^llres, tome XT, p. 60, 62, 99 ; tome XVI, p. 28, — Correspondante secrète dt Uarie-Thériie et du tomie de Mercy, tome 111, p. 3B0, 4ÏÏ. - Annales politiques et ticilfs

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gtn^nle du WoMllTSO.

Le clergé, dont les chefs formaient en réalité une armée de grands seigneurs parfaitement disciplinée et organisée, loin de prêter assistance au gouvernement dans ce moment délicat, vint, cette même année 1780, accentuer, comme en 1775, sa tenace opposition aux désirs de la nation. Partagé entre la nécessité d'obtenir un vote d'argent indispensable et ta crainte de froisser le sentiment public, le minisire fit demander, par le commissaire royal M. de Marville, un don gratuit de trente millions, en annonçant que le roi ferait verser pendant quatorze ans un million dans la caisse du clergé pour le réduire à 16 millions, comme en 177S. Le cardinal de La Rochefoucault ayant assuré qu'il ne serait pas demandé de secours extraordinaires jusqu'en 1785, un emprunt de cette somme fut voté en considération de la promesse faite par le président de l'assemblée et de la circonstance qui « pouvait rendre utile un effort extraordinaire^ qui impose aux ennemis de Sa Majesté en leur faisant connaître les ressources immenses qu'elle peut trouver dans l'amour de ses sujets, et dans la confiance des différents ordres de son état. » Après cet acte de condescendanceje clergé profitait de l'occasion pour appeler l'attention du roi sur les atteintes multipliées, dont étaient menacés ses biens c auxquels on ne peut porter préjudice sans tarir la source de ses dons et affaiblir le gage de ses engagements ». Il faisait, dans ces réffexions générales, allusion à la force d'inertie qu'apposaient les cultivateurs au payement des dîmes et à l'espèce de connivence que la jurisprudence des

de Linguit, tome IX, p. 398 et suiv. — Uimoiret du comK Beitgnot, 1S68, in-S, tome 1, p. 8 et suiv. — Arehitxt de la marine. PorU, correapoDdancei stoÊialw, dtwitenn, Icttret au mmiitre en 1781-S2.83.

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