‹ La France sous Louis XVI; (volume 3)Chapitre 85 sur 95 · CLUGNY CONTROLEUR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CLUGNY CONTROLEUR GÉNÉRAL

Le surlendemain du renvoi de Turgot, Maurepas Maurei»a8 no fut nommé chef du Conseil des finances. II était si des financé joyeux, nous apprend Augeard, de la résolution prise ciugnyTpj par le roi, qu'il ne s'occupa pas de choisir le succès- 'géndraf saur du ministre congédié. Une intrigue ourdie ^® ** "" ^ entre le valet de chambre Thierry et l'intendant des postes d'Ogny porta au contrôle général l'intendant de la généralité de Bordeaux^ M. de Clugny. Les magistrats furent aussi satisfaits que Maurepas, et quand M. de Clugny, vingt-cinq jours après sa nomination, prêta serment devant la Cour des comptes, le président Nicolaï l'accueillit avec des éloges qui faisaient la critique de son prédécesseur :

« Monsieur, lui dit-il, le roi vous élève au ministèrè des finances pour le bonheur de ses peuples... son choix, en faisant votre éloge, vous impose de grands devoirs... Il faut tout votre zèle et vos talents pour la place que vous allez remplir, puisqu'il faut répondre aux vœux et aux besoins du public... On vous propose, monsieur, pour modèles et pour guides, les ministres habiles et sages qui, toujours amis des propriétés, de l'ordre et de l'état des personnes, n'eurent jamais d'ambition que d'être utiles; ils firent le bien sans faste, sans étonner par des

4 mars 1776, 0« 121, 177, fol. 77, 78, 174, 175; 0« 230: Brevet de dae au comte de Guines, 14 mai 1776. — Œuvres de Voltaire, tome XIII, p. 331 et suiv.; tome LXX, p. 47, 49, 76. — Mémoires secrets, tome IX, p. 115.— Correspondance de Marie-Thérèse et du comte de Mercy, tome U, p. 429, 438, 439, 441, 442, 446, 449, et suiv., 453, 493. — Mémoires de Morellet, tome H, p. 360.— Correspondance inédite de Jfme j)u Deffandy 1859, in-8, tome 11, p. 362. — Œuvres de Turgot, tome I, p. cxii. — Œuvres de Condorcet, t. I, p. 120. — Mémoires secrets d' Augeard, p. 90 et suiv., 92. — Louis XVI, Marie- Antoinette et Jf"* Elisabeth, par Feuillet de Couches, tome II, p. 447.

des désordres du passé: ce Nous nous y sommes délerminé d'autant plus volontiers, qu'occupé du bonheur de nos sujets, nous nous proposons de porter une attention particulière à leur procurer des soulagements réels sur cette partie essentielle du service public. »

^taMisMmeot Lc 19 août, c'cst Ic tour dcs jurandes ; le roi, quia lSft"[^^m ^crit sept mois avant : ce Je pense que le droit de ![^ii^têttrs travailler ne peut être un droit royal que le prince '*de"bi2!**°^ puisse vendre et que les sujets doivent acheter, » 9 septembre revicut aujourd'hul sur son jugement en ces termes :

« Notre amour pour nos sujets nous avait engage de supprimer... les jurandes et communautés de commerce, arts et métiers. Toujours animé du même sentiment et du désir de procurer le bien de nos peuples,- nous avons donné une attention particulière aux différents mémoires qui nous ont été présentés à ce sujet, et notamment aux représentations de notre cour de Parlement. » Il créait de nouveau six corps de marchands et quelques communautés d'arts et métiers, corrigeant quelques-uns des abus les plus criants, comme l'exclusion des femmes et des filles de certains métiers, modérant le chiffre des droits à payer et des frais à faire pour entrer dans ces corps. Il laissait libre un certain nombre de professions, qui continueront, dit l'édit, a être ce une ressource ouverte à la partie la plus indigente de nos sujets. » Ces professions déclarées libres étaient entre autres celles de bouquetières, de brossiers, de boyaudiers, de cardeurs de laine, de coiffeuses de femme, de cordiers, de tripiers, de brocanteurs

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