II
infructueuse de Savannah par d'Estaing, le général anglais Clinton faisait évacuer Rhode-Island pour concentrer toutes ses forces à New- York. L'amiral Arbuthnot, parti d'Angleterre avec une flotte de guerre, qui convoyait plus de quatre cents bâtiments de transport, l'ayant mis, par des renforts, en position d'exécuter les ordres de Londres, Clinton résolut de commencer la conquête des États du Sud par la prise de Charlestown.
rriso do Un fort détachement de l'armée de Clinton partit,
42 roaTiTôo! SOUS l'cscorte d'Arbulhnot, le 26 décembre 1779. Favorisé par le temps pendant les premiers jours, il allait atteindre son but, quand une terrible tempête assaillit les vaisseaux, en fit sombrer un certain nombre et en dispersa au loin plusieurs comme des épaves dont s'emparèrent des corsaires américains. Quand la ^qX\.^ put enfin se réunir à Tibec, à l'embouchure de la Savaiinah, vers la fin de janvier 1780, elle était amoindrie, et Clinton avait perdu, dans son désastre, une partie de son artillerie. La garnison victorieuse de Savannah accueillit avec allégresse Clinton et son armée, et chacun se mit à l'œuvre pour exécuter le plan de campagne arrêté en Angleterre. Mais le temps perdu par ces événements maritimes avait permis aux Américains de se préparer à la résistance. Le gouverneur de Charlestown Rutledge, luttant contre la pénurie d'argent et la dépréciation du papier-monnaie, avait donné de l'extension aux fortifications de la ville et réuni une garnison de cinq mille hommes. Le siège, commencé vers la fin de mars, se poursuivit méthodiquement pendant que lord Cornwallis battait le psiys avec une partie de l'armée pour empêcher le rassem-
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