‹ La France sous Louis XVI (volume 4)Chapitre 132 sur 177 · COMPTE RENDU DE NEGKER · texte numérisé non relu

COMPTE RENDU DE NEGKER

pour augmenter les revenus du roi ; rappelant ce qui avait été fait pour les dons^ les croupes j les pen^ sionsy et la surprise qu'avait éprouvée Sa Majesté en apprenant que les pensions accordées à différents titres «c formaient actuellement, pour les finances, une charge annuelle d'environ vingt-huit millions, d Je doute, disait-il, a si tous les souverains de l'Europe ensemble, paient en pensions plus de moitié de pareille somme... Aussi cet objet, qui s'est accru d'une manière excessive, est-il digne de la plus sérieuse attention > ; il passait ensuite à rénumération des mesures qu'il avait ordonnées pour diminuer le. nombre des financiers et réduire leurs profits. Les dépenses de la maison du roi n'étaient pas oubliées. <t J'ai bientôt vu, disait Necker, que pour en approfondir les détails, il fallait nécessairement modifier l'autorité attribuée à chaque ordonnateur... rapporter toute la finance à un bureau commun, au ministre de la maison de Votre Majestéet à celui des finances. Cette première idée, quoique simple et raisonnable, parut d'abord hardie... Après avoir ainsi procuré à l'administration des finances les lumières dont elle était privée, ... on a commencé par examiner la partie la plus essentielle, vulgairement connue sous le nom de Chambre aux deniers^ et Ton a vu bientôt que le nombre des tables, leur constitution, celle des offices, des cuisines, tout était un modèle de dépenses inutiles et compliquées. Une multitude d'officiers étaient tout à la fois, fournisseurs, apprê» teurs et convives ; une dépense exagérée en était la suite, et des privilèges à charge à vos provinces étaient encore l'effet de cette constitution ; mais

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436 UYRE TROISIÈME.

toutes ces connaissances,... à quoi eussent-elles abouti sans le goût particulier de Votre Majesté pour Tordre?... Elle a donné son approbation à un plan simple... qui diminuera la dépense de près de moitié. » Il reste encore, ajoutait le mémoire, c plusieul^s parties de dépenses relatives à la maison de Votre Majesté qu'on mettra successivement sous ses yeux:... et il traitait la question des domaines du roi, qui étaient autrefois le principal revenu de la Couronne, et ont été « mishor&des mains du roi par des libéralités ou des concessions à vil prix, par la forjnation des apanages, par des échanges ruineux... On a souvent indiqué, comme une grande ressource, le rentrée dans la partie de ces domaines qui a été aliénée à prix d'argent, ou concédés par faveur. Louis XIV rendit une loi à ce sujet... mais ces dis* positions, qui forçaient à déposséder des gens puissants par la naissance ou par le crédit, essuyèrent des contrariétés qui en suspendirent l'exécution, s Quelques aperçus sur Fadministration des forêts royales parfaitement sensés, et quelques mots sur la fabrication des monnaies, abandonnée par l'usage à des particuliers, terminaient la seconde partie du compte rendu et amenait à parler au roi^ dans la troisième partie, des principales dispositions d'administration qui, a n'ayant point de rapports immédiats avec Taugmentation de ses revenus, n'intéressaient que le bonheur de ses sujets. 3>

Dans les différents objets qu'il passe en revue, comme celui des vingtièmea , de ia capitation, des tailles^ des corvées, des administrations provinciê^, des gabelles, des droUs de traite, des manufactures;

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