SUFFREN DANS L'INDE, 51J
mille hommes de troupes et trois vaisseaux de ligne.
Pendant cette absence forcée du commandant su- Expioitide
Soflran
preme des forces et des établissements français dans pendant rabseï les mers de Tlnde, la lutte contre les Anglais s'était "^ ""^* soutenue par Ténergique activité de Suffren. Hyder» sous son influence, avait renoncé à se rapprocher de ses États, et Suffren, après avoir repris Trinquemalé aux Anglais, le 31 août, livrait, le 2 septembre, une bataille à l'amiral Hughes, détruisait un vaisseau et une frégate, mettait neuf cents Anglais hors de combat et rentrait dans le port de Gondelour dont il avait fait une place de dépôt. A peine y était-il arrivé que Hyder, qui s'était chargé de défendre la place et de la fournir de vivres pendant son expédition, vint se plaindre vivement à lui de la conduite de M. d'Hoffelizequi, s'appuyant sur un des articles du traité conclu avec le roi de France, et signé par MM. d'Orves, Du Chemin et de Souillac, avait refusé de marcher à Tennemi. 11 accusa cet officier de lâcheté et signala les exactions et les dilapidations des commandants des troupes françaises.
Le traité dont avait abusé dlloffelize avait frappa *«tagtr»«iiiïi*ie le ministre Castrles dès qu'il en avait connu le texte, ^i <»D«ttoDt car,, après des compliments à Souillac sur le zèle ^Iri^nri^JSi!^ qu'il déployait, il ajoutait : a le ne dois pas vous laisser ignorer que Sa Majesté n'a pas adopté les principes sur lesquels posent les conditions du traité conctu avec Hyder- Ali-Khan... Par l'article premier vousstipulez que non seulement les troupes du roi rentreront en possession de tous les établissements que la Compagnie occupait, mais vous en demandez dont elle n^a jamais joui. Depuis longtemps la France a
fuit déclarer aux princes de l'Inde que si elle sollicitait leur alliance et leur concours pour l'abaissement de la puissance anglaise, ce n'était pas pour s'approprier les dépouilles des Anglais... Par Tarticle deuxième vous demandez à Hyder-Ali-Khan de joindre aux troupes du roi et de mettre sous les ordres immédiats de M. Du Chemin, un corps de seize mille hommes. .. qu'il soudoyera, mais dont il ne pourra plus disposer... L'indépendance du corps français, dont vous avez fait une condition péremptoirè, est encore un objet dont vous n'eussiez même pas prononcé le mot si vous eussiez réfléchi que cette demande marquait une méfiance des dispositions de Hyder-Ali-Khan... Si vous eussiez été instruit de ce qui s'est toujours pratiqué en pareil cas... Vous n'eussiez pas pensé à établir comme base de votre traité une condition que bien des circonstances de guerre rendent impraticable. »
piaîDtot Quelques jours après le ministre se plaignait à
\es duapidltions M. dc SouiUac dcs dilapidations des chefs militaires, concMs'oM des agents diplomatiques, des commandants de bâtiimuuUgf 4o ^^^^^ de guerre et en général de tous les employés di 1^*0 fr?ï^Çs^îs dans l'Inde. Il signalait la prise d'un brick etdes anglais chargé de vivres et de 226,000 piastres
conunandants
de vaisseaux, (envirou 1,226,180 francs), au banc des Aiguilles, il rappelait la conduite du capitaine d'Oms, et de son état-major qui avaient défoncé les tonnes d'argent, pris la plus grande portion de ce qu'elles contenaient et après avoir donné une part dérisoire à l'équipage, réduisaient de beaucoup, dans leur déclaration, en arrivant à l'Ile de France, l'importance de leur capture. Les réclamations des matelots, les pro-
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