LES EMPRUNTS EN 1782 ET
les bâtiments de l'arsenal à la ville de Marseille qui était autorisée à trouver chez les banquiers de Gênes 8,600,000 livres pour le payement de celte acquisition, tantôt en faisant emprunter, pour le compte du gouvernement, 9 millions par les États de Languedoc, en faisant émettre, par la ville de Paris, 600,000 livres de rentes dont le capital serait versé au Trésor, tantôt en créant, par édit, 7 millions de rentes viagères au dix pour cent au mois de janvier 1782, et 10 millions de rentes perpétuelles au cinq pour cent le 31 décembre, tantôt en faisant un emprunt de 24 millions sous forme de loterie, cherchant de l'argent partout, même en faisant le commerce pour son propre compte. Le roi, disait un arrêt du 2 février 1783 « étant informé que les ports de son royaume ne se trouvent pas suffisamment pourvus des nnarchandiôes de l'Inde et de la Chine... Sa Majesté a résolu de profiter des premiers instants de la paix pour procurer à son royaume... divers objets que fournit le commerce de la Chine... Sa Majesté a considéré que, si dans les circonstances actuelles, on s'en rapportait... aux spéculations des particuliers, on ne pourrait pas être assuré que leurs entreprises fussent effectuées assez promptement pour espérer des refours dès l'année 1784; et qu'il serait plus avantageux... d'en charger un armateur qui dirigerait celte opération pour le compte de Sa Majesté. » Le roi faisait choix d'un M. Grandçlos-Mesié qu'il* autorisait à emprunter, pour le compte de Sa Majesté, jusqu'à concurrence d'une somme de 3 millions. Le produit des cargaisons de retour devait servir à rembourser cet emprunt, et les bénéfices réalisés
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DOQTMQX en 1781 et 1783.
nnO UVRE TROISIEME.
être consacrés à rencouragemcnt du commerce de TAsie, et l'acquiltement des deltes de Tancienne Compagnie des Indes. Le roi parlait invariablement dans ses édits de la nécessité de préparer des ressources en cas de prolongation de la guerre, de l'attention qu'il portait aux recettes et aux dépenses de rélat, de Taugmentalion future de ses revenus, de l'amortissement des dettes au retour de la paix, opposuions aai ç^^ cmprunts entraînaient des augmentations d'impôts qui avaient soulevé des tempêtes dans les États de Bretagne. Les députés de la noblesse résolus, comme nous l'avons déjà dit, à ne plus accepter la destruction effective de leurs droits par une interprétation arbitraire du gouvernement, et à user de la seule force dont ils pouvaient disposer, refusèrent systématiquement, pendant plusieurs mois, de donner leur adhésion aux contributions demandées à la province. Les ministres essayèrent vainement^ pendant toute Tannée 1782, de leur opposer les députés du tiers, et ceux de l'église qui étaient plus hésitants dans leur résistance, menacèrent vainement du mécontentement du roi; la noblesse ne plia qu'à la fin et les ministres furent sur le point de déployer toute la prérogative royale pour faire payer, sur diCTérents droits, l'augmentation qu'avait décidé Fleury, peu de temps après son arrivée au contrôle, et la levée d'un troisième vingtième ordonnée au mois de juillet. Le parlement de Rennes dut recevoir des lettres de jussion pour renregistrement des édits, il fallut user du même moyen vîs-à-vis de celui de Besançon, de la cour des comptes d'Aix, du parlement de Tou-
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