MESURES FINANCIÈRES DU CONGRÈS
r^hercber et punir ceux qui refuseraient les billelJs de crédit ou ne les. accepteraient pas sur le même pied que la DK)nnaie métallique. L'Américain pris en faute, perdait, pour la première fois, la valeur de sa créance ou de Tobjet mis en vente, et était frappé d'une amende fixée d'après le taux plus ou moins usuraire de ses prétentions. La seconde fois, il pouvait être banni ou emprisonné. Le mal qu'on essayait d'étouOer en Pensylvanie s'étant prononcé dans les autres Étals, le Congrès étendit cette législation spéciale sur toutes les provinces, chargeant cbaque assemblée particulière de veiller à son exécution, en prenant les mesures qu'elles jugeraimt les plus convenables pour atteindre leur but.
De ces réglementations contraires à la marche naturelle des choses, il en* résulta immédiatement une hausse dans le prix des denrées, proportionnelle à la baisse du papier, une provocation à la mauvaise foi d'une foule de citoyens qui se hâtèrent de se débarvBsser de leurs dettes avec une monnaie dépréciée, et une série de ruines particulières. Le Congrès, qui avait cédé, dans ses décisions, à la pression des événements, chercha, autant qu'il le pouvait, à en amoindrir la portée en invitant les assemblées provinciales à se rendre caution du rachat des billets, espérant diminuer leur dépréciation par l'adjonction de leur garantie à la sienne propre. Il demanda aussi à ces assemblées de percevoir les impôts que leur pays pourrait fournir, s'engageant à tenir compte des avances que chacune d'elle aurait faite dans l'intérêt de la cause commune, lors du règlement définitif dé la dette publique des États-Unis.
Ll VHK PREMIKR.
WashingtoD i^itaqué
les Anglais «t obtient
un miccès.
Le général Ho^e, convaincu de l'impuissance des Américains et persuadé que la guerre était arrivée à son terme, avait dispersé ses troupes dans les cantonnements qu'il jugeait les plus convenables à leur bien-être. Les régiments anglais occupaient le New- Jersey et étaient échelonnés sur la rive gauche de la Delaware, depuis Trenton à Burlington, quand Wa- ^ington» toujours vigilant et toujours résolu de saisir les occasions de relever le moral de ses soldats, aperçut le moyen de faire subir un échec à ses imprudents ennemis et de leur montrer que toute Tarmée américaine n'était pas anéantie. Il divisa son armée, presque exclusivement composée des milices de la Pensylvanie et de la Géorgie, en trois corps, dont le premier, sous ses ordres directs, devait passer de la rive droite de la Delaware sur la gauche, au-dessus de Trenton, le second corps traverser le fleuve au<dessous de cette ville, et le troisième attaquer, dans Burlington, les troupes ennemies qui y étaient cantonnées. Ces dispositions arrêtées, les soldats se mirent en marche excités par les discours des officiers, qui leur faisaient sentir la nécessité de réparer les hontes de leurs défaites et de remporter une victoire à laquelle était attaché le sort de la patrie. Les trois colonnes arrivèrent au fleuve à la chute du jour. Washington comptait pouvoir le franchir dans la nuit même, qui était celle de Noël ; mais la rigueur du froid et les glaçons charriés par la Delaware le retardèrent. L'artillerie n'aborda la rive opposée qu'à quatre heures du matin; Washington descendit le fleuve pendant que le corps débarqué audessous de Trenton le remontait. Un brotiillard épais
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