WASHINGTON SAUVE PHILADELPHIE
et une grêle mêlée de pluie, retardèrent la marche de ces corps de manière que Tattaque de Trenton ne commença qu'à huit heures, en plein jour. Le combat s'engagea avec fureur contre les troupes allemandes, dont un colonel fut tué au début de Taction. Les trois régiments hessois de Ralle, d'Anspach et de Knyphausen cernés, durent mettre bas les armes en abandonnant six pièces d'artillerie que Washington ramena avec ses prisonniers en repassant le fleuve. Il n'avait pas, à cause des retards apportés dans ses mouvements, pu obtenir les résultats sur lesquels il comptait^ mais il avait vaincu ces Allemands qui inspiraient une sorte de terreur superstitieuse aux Américains, et pouvait faire défiler dans les rues de Philadelphie, les Hessois avec leurs canons et leurs drapeaux. La joie du peuple fut immense et les Américains passèrent du découragement à l'extrême confiance. De toutes parts ils coururent aux armes et l'armée prête à se dissoudre augmenta de suite son effectif. Washington, profilant de cet élan, passa sur la rive gauche de la Delaware et s'établit à Trenton.
Les Anglais, surpris de voir renaître un ennemi qu'ils croyaient abattu, réunirent toutes leurs forces et marchèrent à l'attaque; mais Washington ne voulant pas affronter une bataille, se retira derrière l'Assompink, petite rivière qui se jette dans la Delaware, au nord de Trenton et là, dans un poste très bien étudié, les passages de l'Assompink parfaitement surveillés, il brava leurs efforts. Mais jugeant qu'il ne pourrait pas toujours éviter une lutte avec Cornwallis qui appelait à lui toutes ses forces, il se
Washington
sauve Philadelphie; enthousiasme
qu'il inspire.
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décida à abandonner les rives de la Delaware. Il exposa, dans un conseil de guerre^ qu'il fs^lait prendre l'oSensive, se porter dans le New-Jersey et, en menaçant les magasins que les Anglais avaiept établis à New-Brunswick et leurs communications ayçc New- York, les forcer à quitter les abords de Philadelphie, Il exposa que si les Anglais persistaient à entrer dans Philadelphie, il valait mieux perdre cette ville momentanément que de risquer la ruine de l'armée. Les généraux ayant approuvé les vues de leur chef, les Américains firent descendre, pendant la nui^ leurs bagages sur la Delaware, jusqu'à Burlington, et vers une heure du matin, ayant rallumé les feux de leur camp et laissé des gardçs aux ponts des gués, ils défilèrent en silence marchant au nord sur Princeton. Ha étaient à peu de distance de cette ville quand ils rencontrèrent trois régiments anglais arrivant de New-Brunswick. L'attaque fut des plus violentes, et les milices américaines repoussées se retiraient avec désordre, quand Washington se portant à leuf secours avec «n corps d'élite, écrasa les ennemis et les força en partie à retourner en arrière. Cornwallis ne voyant plus, au jour, l'armée d^ Washington, devina de suite la résolution qui avait été pris^, et craignant que les bagages et les muniition$, rassemblés à New-Brunswick ne devinssent la proie de ses adv^saires, marcha à la haie suiç Priacetan. Washington, menacé de nouveau pv une arpee parfaitement dieiciplinée et ab(Hidamment pourvue de toutes choses, ne l'attendit pas avec se? soldais harassés de fatigue, tombant de sommeil et grelottant de froid, par suite de vêtement^ insuffisants. U
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