‹ La France sous Louis XVI (volume 4)Chapitre 5 sur 177 · PENSIONS ET BREVETS D'ASSURANCE EN · texte numérisé non relu

PENSIONS ET BREVETS D'ASSURANCE EN

Tabbé d'Ëspagoac « à cause du zèle qu'il a fait paraître pour les affaires de la cour dont il était rapporteur >). Du mois de septembre à la fin de décembre 1776, le chiffre de ces sortes de pensions atteint au moins40^006 livres (200 mille francs de nos jours), auxquelles il faut ajouter celles dont Madame Louise a déchargé sa cassette pour en charger le Trésor, avec l'agrément du roi Si, au mois de mars 1776, au moment où rinfluencede Turgot s'éteignait, le roi avait fait le don énorme de 800,000 livres au prince de Guémenée, par l'unique raison qu'il était grand chambellan; si, dans ce même moment, la pension de 50,000 livres accordée aux princesses du sang veuves était donnée à la belle-iille du prince de Gonti, la comtesse de La Marche, parce qu'elle se séparait de son mari, corn** ment supposer que Necker aura le pouvoir, par un simple règlement* de briser des habitudes qui n'ont pu être modifiées au moment où le roi av^it paru comprendre les réformes que voulait la nation, et s'était associé à ses désirs avec une ardeur qui, si elle n'était pas éteinte chez lui, se trouvait an moins très affaiblie?

L^ brevets d'assurance, qui tendent à immobiiise^r les fonctions publiques dans les mêmes mains, loin d'avoir été diminués, s'étaient augmentés dans bieii des cas. Si le brevet de 150,000 livres, accordé au lieutenant de police Lenoir, Ta été pour le paiement de la somme qu'il devait à son prédécesseur Albert, pourvu comme lui du même avantage; si celui de 500,000 livres donné au prince de Montbarrey^ au moment 0n il est nomme ^crétaire d'État

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de la guerre en survivance du comte de Saint-Germain, peut se justifier de la même manière, il n'en est pas de méipe pour le duc de Coigny, qui obtient d'augmenter de 100,000 livres un brevet d'assurance de 300,000 livres, accordé au mcnnent où la charge de premier écuyer se trouvait rétablie en sa faveur, et où il recevait un traitement de 40,000 livres ; il n'en est pas de même pour le duc de Fleury, qui fait porter son brevet de retenue, comme premier gentilhomme de la chambre du roi, de 40,000 livres à 500 mille ; pour le marquis d'Entragues» dont on augmente le brevet de 50,000 livres. •

Le règlement de Necker ne devint bientôt, du reste, comme cela arrive dans tous les gouverne* menls occultes, qu'un prétexte pour repousser les demandes des personnes sans crédit. Le 15 janvier, le ministre Amelot répond à une dame de Ventun, sollicitant une pension, ce qu'il lui est impossible de proposer aucune grâce de cette nature au roi, ju&qu'à ce que les circonstances soient devenues plus favorables ». Il dit à une autre solliciteur, un M. Delbos, qu*il ne peut rien soumettre au roi avant le mois de décembre, époque fixée pour résoudre ces sortes d'affaires; mais, quand il s'agit de la sous*gouvernante des enfants du comte d*Ârtois, qui demande 3,000 livres de pension comme appointements, jusqu'à la naissance d'un troisième enfant du prince, le ministre promet d'entretenir immédiatement Sa Majesté de cette affaire.

«•cxer Après avoir tenté d'apporter un peu d'ordre eiï

s4é(^mbr«T776. attirant, comme Turgot avait essayé de le faire, l'at^ 7j»Bri«ri777. j^ntiou du rol sur un chaos qui était antipathique à

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