NOUVEAUX CONFLITS NÉS DANS LA SOCIÉTÉ
Celte vision intellectuelle, qui tient plus du sen- cauBeenonTeiies
* '^^ de conflits nées
timent que du raisonnement et a traverse, depuis les dansusociété. peuplades sauvages, une suite de civilisations, se trouvait pour la première fois contestée. Une passion hautaine, implacable avait saisi les esprits et provoqué chez eux une sorte de réaction contre des humiliations dont ils semblent jusqu'à ce jour n'avoir pas eu conscience. La déclaration des Américains, en proclamant comme des vérités évidentes, « que tous les hommes ont été créés égaux et qu'ils ont reçu de leur créateur certains droits inaliénables comme la vie, la liberté et la faculté de la recherche du bonheur » créait, même à l'insu des individus qui allaient se combattre, des sources de terribles conflits. La supériorité qu'affichait le noble vis-à-vis du roturier, par suite d'habitudes depuis longtemps établies, trouvait, sans que l'un et l'autre s'en rendit bien compte, un obstacle dans l'esprit nouveau qui agitait la nation. Le roturier était humilié d'être prisé comme un être d'une nature différente de son
282, 283, 285, 287, 289, 292, 296. — Mémoires tecrets pour servir à l'histoire de la république des lettres, tome XII, p. 201; tome XUI, p. 276, 278, 279, 299. — Archives nationales, 0*234. Pensions, maison de la reine, 10 juin 1778. 0*235, 1779. Pensions, gratifications. 0*236. Maison de la reine, 6 février 1780. 0*237, 26 mai 1781. 0>419. Le ministre de la maison du roi à la duchesse de Mailly, 15 janvier, et à la princesse de Guéménée, 2 juillet 1778; à Tarchevéque de Paris et à M. Lenoir, 19 décembre 1778; au comte de Laeépède, colonel au service de l'Empire, 3 novembre; à M*'* de Guéménée, 13 novembre; au baron d'Espagnac, 16 juillet 1778. 0*420. Le ministre de la maison du roi à la duchesse de Mailly, 14 et 21 avril 1779. 0*422, 31 mai 1781. 0*490. Le ministre de la maison du roi à Lenoir, Dupuy, Anquetil du Perron, de Colte, Necker, le prévôt des marchands, l'archevêque de Paris, des 1", 3, 22, 24, 28 janvier, 3 février 1779. K, 161. Baptême par le prince de Rohan, coadjateur de Strasbourg, 19 décembre 1778. K, 164. Lettre de Louis XVI à Ycr^ gennea (autographe), 1" juin 1776.
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Espérances de Mercy toujours
les veilleurs de la reine.
supérieur, et s'attachait avec passion à la conviction de l'égalité des hommes, passion d'autant plus ardente qu'elle était contestée. Le roturier avait chaque jour une tendance plus accentuée, non pas à détruire l'idée de propriété comme certains sophistes ont tenté de le faire même de nos jours, mais à la fixer et à la soumettre aux règles de la justice. De là naissait une critique plus vive des prodigalités du gouvernement, une notion tous les jours plus exacte de la nature du revenu des souverains, qui consiste dans le prélèvement fait sur le travail de chacun, et non, comme celui d'un particulier riche, sur une fortune qu'il a acquise et dont il a le droit par conséquent de disposer.
Tout en n'appréciant pas la nature du débat qui s'élevait dans le monde, Mercy jugeait, avec le bon sens d'un homme rompu aux affaires, les dangers que pouvait entraîner une administration mal conduite et mise à la merci de toutes les convoitises. Il mêlait, dans le rapport des projets de la reine pour l'éducation de sa fille, des appréciations paternelles sur la conduite qu'il désirait voir tenir par Marie-Antoinette, ce Les couches de la reine ont fait ici,... dans tous les ordres, une grande sensation et très avantageuse à cette souveraine, écrivait-il à l'impératrice... Ce serait maintenant un moment précieux à saisir, et dans lequel Sa Majesté pourrait donner à sa considération et crédit public l'essor le plus étendu et le plus solide. Il ne faudrait pour cela que quelques légères réformes dans l'article du jeu, dans les prédilections pour les favoris et favorites, un peu pins d'actes de bienfaisance, et témoigner quelque intérêt
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