RETOUR DE CLIVES DANS L'INDE
que M. Clives, dit-il, les dirigera, elles ne se feront pas sentir, mais il n'en sera pas de même quand elles passeront dans d'autres mains que les siennes. Pitt, affirmant que la difficulté n'était pas de conquérir, mais de conserver, insista sur le temps que Clives comptait passer dans le Bengale, demandant s'il était résolu d'agir par luimême et de réaliser le plan qu'il proposait. Le ministre finit l'entretien en promettant l'envoi prochain de quatre vaisseaux de ligne et de mille hommes de troupe.
Le comte de Chatham devait traiter ce grand sujet ciwet
en Aogldtefrc,
avec Clives lui-même, car le héros du Bengale s'em- d«i7eoài76'i^ barqua pour l'Angleterre le 27 février 1760, laissant, par son départ, Calcutta aussi consternée que si la ville avait subi une calamité publique, a 11 semblait, nous dit un historien contemporain, que l'âme abandonnait le corps du gouvernement anglais. ^
Clives resta plusieurs années loin de l'Inde ; il n'y était pas au moment où la puissance française s'y écroulait et où la ville de Pondichéry était rasée par un officier anglais portant un nom français. Nommé haron de Plassey en souvenir de la victoire qui avait été comme l'assise fondamentale de la domination anglaise en Asie, Clives put voir débarquer à Londres Tinfortuné Lally, avec le conseil de Pondichéry. L'œuvre qu'avait voulu réaliser La Bourdonnais et Dupleix pour la France, que pouvait encore, après «ux, faire réussir Bussy, se poursuivit loin de lui en faveur de TAngleterre, par suite d'une de ces sortes d'impulsions providentielles que fait ressortir l'histoire impartialement étudiée. Les malversations de
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Ettottr de CllTM daDiTIode;
tout genre des employés de la Compagnie, qui soulevèrent contre elle le vice-roi ou subadhar du Bengale, de Bâhar et d'Orissa, furent couvertes par la victoire de Buxar , que remporta le 1 Sseptembre 1 762, le major Munro contre Mear Caussim, et la paix imposée à la France, en 1763, laissait à TAngleterre le loisir de remédier aux abus introduits dans ses possessions indiennes, quand Clives reçut, au mois de janvier 1764, TolTre de la présidence du Bengale et le commandement des forces militaires de la Coaipagnie *.
Parti d'Angleterre le 4 juin 1764, il arriva à MauTré«MM M* dras le 10 avril 1765. Il apprit, en débarquant, que
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«imte empire, lenncmi dcs Anglais, Mear Caussim, avait ete expulsé du Bengale, que la plupart de ses partisans l'avaient abandonné et que l'empereur du Mogol était résolu à se placer sous la protection des Anglais, (c Nous voici enfin, écrivit-il à un de ses amis, peu de
* Mémoires du due de Choiseul, éeriU et imprimés par lai-méme à Ghanteloup, en 1778 ; 1790, in-8, tome I, p. 155, 163, 174 et suiv., 184, 196. — Histoire du Querey, par Cathala Coature, Paris, 1785, in-8. tome lU, p. 167. — Archives natiotMles K, 164, 9 mai 1779. 0'15l, 11, 23 juillet, 30 août, 25 septembre, 12 octobre, 26 noTembre 1779. — Recueil général des anciennes lois françaises^ par Isambert, tome XXVI, p. 108, 207, 302; tome XXVH, p. 61. — Mémoires secreU pour servir à V histoire de la république des lettres, tome XIV, p. 265, 315, 317, 318; tome XV, p. 144. — History of the reign of George III, by Edwards Baioes. Leed, 1820, in-8, tome I, p. 58 et soîv. — De l'administration provinciale et de la réforme de Vimpdt, par Le Trdne. Basle, 1788, in-S** tome I, p. 3etsuiy., 138etsuiy.,t79 et suit., 183, 205 et suiv., 444 et suit., 463, 476 et soiy., 528 et suit., 551 etsuiy., 554; tome II, p. 27, 273, 277 et suiy., 361, 434, 453 et saiy. — La France sous Louis I VI. tome 1*', p. 344. — La France sous Louis XV, tome IV, p. 440 ; tome V, p. 139, 396 ; tome VI, p. 135. ^ Histoire de la conquête et de la fondation de Vempire anglais dans l'Inde, par Barehon de Penboén, Paris, 1844, in-8. Tome U, p. 303 et suiv., 310 et suiy., 313, 358 et tuiy., 400, 403, 407, 409 et suiv., 429, 431.
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