‹ La France sous Louis XVI; (volume 5)Chapitre 31 sur 98 · LE COMTE DÉ GUINES · texte numérisé non relu

LE COMTE DÉ GUINES

ses collègues n'en deviennent que plus attentifs à ménager la reine, par la persuasion où ils sont du danger qu'ils auraient à courir en contrecarrant ses intentions, d

Ce qu'avait craint Vergennes arriva. Le duc d'Ai- Ledacd'Aigainon

*■ *^ demande à se

guillon, blessé des attaques réitérées de de Guines, défendre contre

1% • é'n t 1 • « 1 ^^ attaques du

demanda a se justifier devant le roi et a rendre sa comte de Guines. justification publique, a J'ai fait, dit Vergennes, rechercher dans mes bureaux et rassembler les correspondances sur cette affaire de M. le comte de Guines. Les extraits que je présente à Voire Majesté, semblent établir incontestablement la preuve que M. d'Aiguillon s'y est conduit avec beaucoup de circonspection, et toujours en conséquence des ordres du Roi et des résolutions de son Conseil, mais même que, s'il y avait lieu de lui reprocher de la partialité, ce serait plutôt en faveur de M. de Guines. Comme il paraît difficile que Votre Majesté puisse permettre à M. le duc d'Aiguillon de faire imprimer un mémoire justificatif, peut-être sera-t-il de sa bonté de m'autoriser à faire un rapport de cette affaire devant son conseil d'État, pour y aviser aux moyens de prévenir que les plaintes réciproques ne deviennent l'occasion de quelques contestations plus sérieuses. j>

Le conseil d*État déclara, le 16 mai^ que le comte m conseil d'État de Guines avait abusé de la permission que le roi lui destruction des avait donnée, que les faits qu'il reprochait au duc comfe°d^Tufnes, d'Aiguillon n'avaient aucun rapport avec le procès *• "*** *"*• soutenu contre Tort. Il ordonna en conséquence la destruction des mémoires produits par de Guines.

Mais il ne s'agissait pas, pour les personnes qui en-

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touraient la reine, de savoir si de Guines avait tort ou raison. Occupés de faire tourner leur faveur m au profit de leurs vues personnelles, sans ménagement ' pour la gloire et l'utilité de Marie-Antoinette, » les partisans de Choiseul excitèrent la haine de cette princesse et son esprit de vengeance contre d'Aiguillon, représentant cet ancien ministre comme toujours prêt à la braver.

La reine demande La princcssc dc Chimay, après avoir attaqué

d'Ai^nion, refus Maupcpas au profit du comte de Guines, et exploité ▼e^Vndeli cnsuitc Maurcpas pour obtenir du roi la. nomination

Itoiifesi^ii"^ de son père, le duc de Fitz- James, comme maréchal, biique. s'unissait à une foule de personnes aussi intrigantes qu'elle, pour importuner la reine de ses récits et de ses demandes. Pendant ce procès, la reine demanda au roi n avec la vivacité la plus décidée d que d'Aiguillon ce fût envoyé dans une de ses terres ou dans son gouvernement, avec ordre de ne pas revenir de quelque temps^ soit à Paris, soit à la cour. >» Le roi, embarrassé, y consentit d'abord, puis le lendemain fit observer à la reine que, le « duc d'Aiguillon se trouvant à la veille d'avoir un procès avec le comte de Guines, il ne serait pas juste » de l'obliger à s'éloigner dans un pareil moment. <ic J'ai tout lieu de supposer, ajoute Mercy, que c'est le comte de Maurepas qui, ayant été consulté parle roi, lui a suggéré cette réflexion à faire à la reine. » Marié-Antoinette n'insista plus.

jagemeot rendu, Pcu dc tcmps après, quoiquc Mercy affirme que

le 30 mai 1775, , , * j /^ . i . a # .i

entre le comte la causc du comtc de Gumcs lui parait évidemment

*dc utoode!*'' bmne, une sentence criminelle du Châtelet termina

le différend par un jugement traité de baroque par les

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