LES DÉPENSES DE LA COUR EN
par celui qui lui succéderait jconoime gouverneur de Paris \
Quoique Louis XYI eût manifesté ne pas vouloii^ Mariage de la donner de fêtes à la cour, à l'occasion du mariage ciotSdr,^^r du de sa soeur Clotilde avec le prince de Piémont, et 'pHn^w de^ qu'il eût fait écrire au prince de Condé qu'il voulait ji^avriUTk désormais la plus grande économie dans la conduite des princesses aux frontières ou à leur arrivée eu France, le mariage d'une sœur de roi était toujours une occasion dé dépense considérable. Les illuminations de la ville de Paris^ les maisons de bois à construire au pont de Beâuvoisin, renvoi de meubles pour les meubler, les gratifications à douner aux femmes et officiers qui devaient accompagner la princesse, et une dot de trois millions payée pour elle, tout devenait une charge pour des finance assez obérées pour que les musiciens du roi fussent obligés de solliciter le paiement de traitements arriérés depuis quinze mois. La Vrillière, en téclamanft pour eux auprès du contrôleur général, lui fit remarquer que a leur position était très-triste, ta majeure partie n'ayant uniquement que ce secours pour se soutenir avec leur famille, d
La naissance d^uH fils au comte d'Artois, le duc Naissance da
1,4 ,A ./ j. -, . dacd'Angoulème,
d Ângouleme, arrivée peu de jours avant le manage e août ms. de la princesse Clotilde, devait donner Keta à bien
< Archives nationales : 0^ 120, jaillet, août, oct., nov. 1776; 0< 129/ août 1775; 0< 417, mai, juin, avril 1775; G' 148, déc, 1775 ; 0* 230, janv., . févr.,mai, juillet, août, sept., oct., nov. 1775; 0* 231, févr., mars, mai, juillet, décembre 1775; 0» 417, déc. 1775; 0< 471, août, oct., nov. 1775 ; 0« 472, 23 avril 1776; 0* 476, mars, juillet, août 1775 — Louis IVI^, Marte -Antoinette et M"* Elisabeth, par Feuillet de Conches, lom. IV, p. 14.
àsé LIVRE TttOI$IEMl£.
des dépenses pour' ce prince prodigue et dissipé. Plusieurs mois avant sa paternité, il avait été question d'augmentation de fdnds pour sa maison, afin de subvenir à l'entretien et à Téducation de Tenfant. La Vrillière, envoyant des mémoires à Turgot sur ce qu'il était indispensable de faire en foce de l'événement qui était prévu, lui faisait observer que la somme de cent cinquante mille livres était insuffisante pour les augmentations nécessaires à l'écurie. Le rédacteur de ces mémoires, un monsieur Bastard, demandait le . double, et le roi, pour accorder l'économie qu'il désirait et les désirs de son frère, adoptait la somme de deux cent mille livres, outre les meubles réclamés par la marquise de Gaumont depuis le IS juin.
La situation de la France, gênée dans ses finances, dont les ressources se trouvaient absorbées continuellement sous les plus frivoles prétextes, était d'autant plus grave que la paix dont elle avait besoin était loin d'être assurée.
Lt pruue tt sofi ^ ^ uatiou françaisc, insatiable de nouveautés, ^' ennuyée du long règne de Louis XV, écrit avec dédain le roi de Prusse, déchira impitoyablement sa mémoire. Enfin ce successeur si impatiemment attendu prit la place de son grand-père... Son règne était rage d'or, personne ne serait mécontent de son gouvernement... C'était là le langage de l'enthousiasme ; la vérité se borne à dire que ce jeune prince choisît pour son mentor M. de Mau repas... L'âge avancé de ce premier ministre ne permettait pas d'espérer que, sous son administration, la France pût regagner la considération qu'elle avait perdue... Il devait sans doute travailler au rétablissement des