LES LETTRKS KT LES SCIENCES EN FRANCE
e la dépense^ sans avoir à craindre de nouvelles relontrancesdesParlementSf sans mettre aucun impôt, ins attaquer aucune propriété, sans violer aucun priilège, sans même diminuer l'éclat du trône... Je n'ai lus qu'un mot à ajouter. J'ai quarante mille écus de ente, une réputation intacte... L'administration imortante dont je suis chargé est In plus analogue avec elle des iinancesdu roi... Dans fétat de crise où sont îs affaires publiques, quel est l'homme à mettre à la He des fînances, qui jouisse d'une réputation plus disnguée^ qui puisse mieux connaître les finances ?)!>
Cette lettre et plusieurs autres de Ducrest, conclut Irissot, donnent une idée de la situation des esprits t des choses à la veille de la révolution, et la prétenion de leur auteur montre à quelle extrémité la patrie tait réduite. »
Certains écrivains s'acharnaient dans les pamphlets ^ plus violents propagés par la haine à déshonorer ousies fonctionnaires. L'auteur d'une brochure intitule les mânes de madame la Présidente Le Mairet à M. de amoignony insinuait que le garde des sceaux usait de on autorité pour payer ses dettes, qu'il avait songé à mpoisonner sa mère, et les passions étaient tellement rdentes qu'un conseiller au parlement de Dijon, I. de Courbeton, se vit menacé d'exclusion par sa ompagnie s'il acceptait comme gendre le fils de iimoignon. La mémoire de Loménie de Brienne fut éclarée exécrable dans un prétendu arrêt de la ommune de Paris, en raison de ses forfaits bien conas et notamment pour avoir imaginé un papier monaie. Dans un dialogue entre Loménie et un capucin, archevêque de Toulouse allait jusqu'à dire que la
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des esprits,
la presse, lei
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Chine, le plus vaste et le plus florissant empire de l'univers, était depuis plus de deux mille ans gouverné par le bâton et que le bâton devait être reconnu le roi du monde. Ah ! s'écriait-il, si j'osais faire banqueroute, la France serait la première puissance de l'univers. <r Les apôtres du droit des peuples (les Parlements), disait un pamphlétaire, ont osé déclarer absurdes des actes émanés de l'autorité rovale, comme s'il était absurde de former une cour plénière perpétuellement soumise au roi, aux désirs modérés de la reine, aux idées versatiles de leurs ministres..., comme s'il était tyrannique de replacer le joug sur la tête des animaux prédestinés à le porter, et d'imposer silence aux prétendus défenseurs de la liberté civile, comme s'il n'était pas notoire que le ministre principal ne veut rien que ce que l'auguste compagne du roi a voulu, et que le roi veut aussi tout ce que la reine veut pour le bonheur de leurs fidèles sujets. . . , comme si les réformes effectuées dans la maison du roi et de la reine n'en avaient pas déjà réduit la dépense aux deux tiei's en sus de ce qu'elles étaient sous Louis XIV, comme si Saint-Gloud et Trianon coûtaient quelque chose à la France. . . , » et l'écrivain complétait sa sanglante ironie par cette formule empruntée aux décrets : « A quoi voulant pourvoir, défendons de délibérer sur la convocation des Étals généraux, sur les privilèges des provinces..., sur l'administration des finances. » L'hommage rendu au roi dans la brochure ayant pour titre: Le second coup de vêpres, n'est que la préface d'un écrit consacré à injurier les prêtres et les nobles : « Verrezvous tranquillement, disait-on, le triomphe de vos oppresseurs, si la bonté d'un prince qui mérite notre
LA PRKSSE £T LES CLUBS. m
lour et la plus vive reconnaissance ne peut vous ^gfir à rompre cette digue élevée par le fanatisme s prêtres et l'orgueil de la noblesse?. • Renversez le te de ces prétendus nobles qui nous écrasent et dcliscz d'un seul coup les ravisseurs de ces biens que glise leur avait confié pour le soulagement de ces ilheureux accablés d'impôts, auxquels les monstres t su se soustraire adroitement..., exterminez cette blesse qui, sous le masque de Tamitié, nous enlève fruit de nos travaux. »
Sortant de son tombeau, le cardinal de Fleury naît tenir ce langage à Louis XVI :
c Pourquoi rassemblée générale du clergé de 1788 ;-elle osé s'ingérer dans les querelles du jour ? urquoi le clergé, qui tient du roi son existence, n rang et son luxe effréné» s*élève-*t-il contre son »ifaiteur, son unique appui, celui qui d'un seul À peut, au milieu des acclamations publiques, réire au néant une troupe d'hommes qui ne doivent clat superbe dont ilssont environnés et lesdomaines menses qu'ils possèdent qu'à l'imposture de leurs Sdécesseurs et à lastupidecrédulitédenos pères?. .. t clergé de nos jours est plus intéressé à conserver ( privilèges de ses domaines qu'à rétablir l'empire la religion, des mœurs et les règles de la discine.«.^ depuis longtemps les vrais citoyens gémis- [it de voir un corps né dans l'État dire au roi : Mit possédons la moitié de vos domaines^ la moitié vos irésorsy et nous ne vous devons rien; lorsque u$ daignions vous payer quelque subside^ c'est une mène que nous faisons, dont vow deve% nous remetr. On gémit encore de voir les cultivateurs. . • ne
n LIVRE DEUXIÈME.
ouvoir jamais compter sur la jouissance de leurs réoltes, ou en être dépouillés par les autres classes iseuses delà société, entre autre par le clergé ; proîssion stérile, tant qu'elle ne s'applique pas à traailler, à édifier, à prêcher pour le bon exemple une octrine propre à former des concitoyens vertueux t utiles... La France renferme vingt-six millions 'hommes dont huit millions sont exempts de toutes ontributions^ et ces huit millions d'individus cornrennent presque tous les propriétaires... Le clergé ossède lui seul la moitié du royaume... Le dénom* rement des biens des gens d'église, fourni par le lergé lui-même lors de son assemblée, tenue par rdre de Louis XIV en 1655, montre la France eclésiastique composée de dix-neuf archevêchés, cent ingt-quatre évêchés, seize abbayes chef d'ordre, reize cent cinquante abbayes régulières, cent quaante mille paroisses, cinq cent soixante abbayes oyales des deux sexes, quinze mille deux cents chaeltes, quinze cent vingt couvents religieux maniants, cinq cent cinquante-sept couvents de reliieux, trois mille huit cents monastères des autres rdres religieux des deux sexes. Ajoutez les congrcations de la Doctrine chrétienne, de l'Oratoire, de laint-Lazare, de Saint-Nicolas, de Saint-Sulpice^ des Sudistes. .., les dignitaires et les chanoines de ent quarante métropoles ou cathédrales et d'eniron huit cents collégiales. L'assemblée générale du lergé de 1655 a signalé les 9,000 châteaux, les 150,000 métairies, les 173,000 arpents de vigne ui, avec les droits seigneuriaux, les dixmes, le proluit des moulins, tuileries, fours banaux, pressoirs