LA PRBSSE ET LES CLUBS
és par les gens de mainmorte, donnaient un ro- Il de 412 millions, avant que la France ait coniTArtois, la Flandre, la Franche-Comté, l'Alsace, loussillon, le Hainaut, la Lorraine, les Trois ^hés , le Barrois , le Cambrésis et la principauté range. Ajoutez une augmentation de revenu de millions assurés à l'ordre par ces conquêtes, et saurez 612 millions qui, aujourd'hui, en 1788, nent au clergé français un revenu d'au moins m cent vingt millions cinq cent mille livres. » Le tableau que je vous présente, observait Taudu pamphlet, qui avait évidemment étudié les stres du clergé, sera trouvé de la plus grande ititude par les personnes qui se donneront la peine érifier sur la déclaration donnée et certifiée vériie par le clergé lui-même, en 1655. Vous trou-* p cette déclaration dans les archives du conseil s Tai lue moi-même. 3>
k suite de ce long exposé d'une richesse dont la fieetive devait allumer les convoitises d'un goulement écrasé de dettes et d'un peuple surchargé (Murds et iniques impots. Tardent adversaire des res continuait en ces termes :
On voit par là que le clergé est le premier ordre ifilat, puisqu'il reçoit et divertit les contributions lâtoyens, et qu'il a le double des revenus du i^ Les biens de l'Église ont-ils été légitimement lig?... Si leà ecclésiastiques avaient mené la vie «Dte et laborieuse des apôtres, une plume pro* ll^aurait jamais touché ces oints du Seigneur, mais MBdttite scandaleuse de la plupart de nos prêtres léeessite-t-elle pas un examen sérieux et imr
39i LIVRE DEUXIÈME.
partial de leurs privilèges, de leurs immunités et des sources de leurs désordres? » L'auteur anonyme des Lettres du cardinal de Fleury montrait la persécution contre le christianisme enfantant le monarchisme, les premiers solitaires grandissant en nombre, s'approchant des villes, changeant leurs cabanes pour des palais, extorquant des domaines immenses en exploitant la crédulité naïve des populations. Il parlait des croisades qui avaient dépeuplé la France el servi à enrichir les moines, éclairant ses réflexions générales par le narré de faits propres à enflammer les imaginations. Si (c le clergé des siècles passés a employé la ruse, le mensonge et la force de la persuasion qui est la plus dangereuse de toutes les violences..., pourquoi le haut clergé réclame-t-il ces immunités avec cette fière impudence qui indigne toutes les âmes honnêtes...? Pourquoi le champ qui engraisse dans la mollesse Monseigneur VArchevêqut, Dom prieur y ou Monsieur le ChanoinCy ne paierait-t-il pas à TÉtat la même contribution que l'arpent de terre, fécondé par des mains endurcies, et arrosé par la sueur de cet infortuné père de famille , qui n'a aucune ressource pour sa subsistance? » L'écrivain , en cherchant les moyens de rendre les prêtres et les moines utiles , abordait une série de calculs pour prouver que la charge des impôts retombait presque en entier sur le bas clergé, « ces laborieux ouvriers de la vigne du Seigneur, comme il les appelle, chargés du plus pesant fardeau du ministère sacré, » et il faisait ressortir combien il serait facile d'assurer une pension alimentaire de deux mille livres à chaque religieux rendu à la vie civile en signa-