‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 105 sur 245 · LA PRESSE ET LES CLUBS · texte numérisé non relu

LA PRESSE ET LES CLUBS

t les vingt Chartreux de la capitale qui retiraient de dte-deux châteaux, de cinquante-quatre fermes et cent une maisons sises à Paris, entre autres, de >tel de Vendôme, un revenu de neuf cent trenteis mille livres. Il citait les Carmes déchaussés qui, nombre de trente-deux, consommaient dans leur ison un million trente mille livres par an, et les ite Bénédictins de Saint-Germain qui jouissaient Il moins huit cent mille livres de rentes, et calcut l'accroissement des revenus annuels de l'État au yen des reformes conseillées l'évaluait à plus de it millions.

Préoccupé avant tout de battreen brèche les préten- 18 et les immunités du clergé^ l'auteur des Lettres ordinal de Fleury qui voulait néanmoins passer en ne les autres privilégiés , le faisait d'une manière idncte, laissant à des journaux comme le Tribun du ^U le soin d'apostropher les nobles en ces termes: OQS nous regardez, comme les Spartiates les Ilotes^ nme l'Américain les mulâtres; vous nous traitez icplusde méprisque les commandeurs n'emploient nniautéenversies nègrescourbés sousieur fouet ; et endant vous êtes comme nous, des métis de toutes nations... Vous avez tous des généalogies moins es que les chevaux arabes, anglais et andalous. Ah ! on examinait la fabrique!... etc.^ et vous vous re- BZ à partager les charges de l'État auquel vous êtes charge, de l'État qui vous nourrit, qui vous comble mmeurs et de biens, qui régénère vos fortunes en ^tnt vos dettes, et vous ajoutez à l'injustice de vos SB l'ironie la plus absurde, en voulant nous faire ire que votre résistance séditieuse n'a d'autre imt

que la liberté de la nation... Vous voulez qu'après nous avoir asservis, pillés, rançonnés, bâ tonnés, suppliciés, nous soyons encore vos dupes.. • Le Français a osé dire à ses parlements : quels sont vos titres pour nous représenter?... Vos charges se vendirent; elles devaient produire un intérêt d'autant plus injuste que vous en fuies seuls les arbitres et les juges... Vous ruinâtes nos justiciables par des contributions que vous nommâtes droits et vacations; et ce genre de brigandage, auquel vous associâtes celui de vos secrétaires, n'a cessé d'exister jusqu'au 8 mai 1788, (époque de l'établissement de la cour plénière).

Les critiques ardentes de la presse auxquelles chacun contribuait pour sa part, le gouvernement dans l'exposition de ses plans de réformes et dans le pré^iinbule de ses lois où se trouvaient signalés les abus qu'il prétendait détruire, les Parlements au moyen de leurs remontrances contre les actes du pouvoir, accentuaient dans les provinces le besoin de s'entendre et d'échanger ses idées. Des clubs s'étaient ouverts partout, malgré l'ordre donné aux intendants d'empêcher tout salon, tout lycée ou autres assemblées par souscriptions. Ils prenaient les noms de Conversatitm anglaises, à' Amis des Noirs, de Club américain, de Chambres de lecture y à Saint-Brieuc, au Mans, à Angers, à Laval. Le gouvernement eut bien voulu les interdire, mais comme récrivait le ministre de la maison du roi à l'intendant de Tours : a Une suppression totale et instantanée des clubs exciterait peut-être une rumeur générale, tandis qu'une suppression partielle serait justifiée d'avance par les abus que l'on y aurait remarqué. t> Une année de

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