RAPPEL DES NOTABLES
nt je connaissais bien l'esprit, et qui en s'asit ne pouvaient avoir qu'une disposition défa* au Tiers et par là dangereuse, mais aux assem- 'ovinciales qui, composées comme je désirais États le fussent et opinant comme je désirais )inassent, devaient donner un avis conforme et ute difficulté. t> Craintes trop justifiées par Tesbaine et de vengeance qui poursuivait les par- 'une nouvelle organisation judiciaire. On inles maires de Bretagne qui avaient obéi aux lu roi, on les menaçait d'une note d'infamie à laine réunion des États de la province , et le lurait que les officiers des juridictions inféseraient forcés de paraître devant le Parlera de sa rentrée. Ce qui se passait en Bretagne oduisait en Touraine et dans le Languedoc, rase, Tordre des avocats rayait du tableau un I, Senoverty et un avocat, Malpet, pour les e leurs relations avec le commandant de la e; le conseil général et le Parlement destines employés qui s'étaient conformés aux orciels» et l'imprimeur choisi par le gouverneur, ) de Périgord, se voyait retirer le travail conBé jninistration ; à Pau , on brûlait sur la place e des mannequins représentant des personle la ville; à Dijon, le Parlement livrait aux I un arrêt du grand bailliage de Bourg. C'était 3Dt que le roi essayait de faire protéger par ses tare généraux ceux qui, suivant le langage du I de sa maison , m par leur zèle et leur obéissaient concouru à l'exécution des volontés de ité.9
àUes A peine réunis de nouveau^ ces Notables qui appar-
»iieiit
BOX tenaient, tant par leurs fonctions que par leur fortune ^ 1^^* et l'ancienneté de leurs familles^ à tout ce qui constitue ^ l'élite d'un pays, furent pris de vertige. Incapables de
^' se soustraire aux suggestions de l'intérêt personnel, i
de l'orgueil et aux perturbations que font subir à l'es- <
prit humain les liens de corporations et les dislinc- i
tiens de castes, ils oublièrent dès le premier jour les ]
pensées et les instincts du monde qui les environnait. ^
Jouets d*une sorte de mirage faussant Tintelligence j
par suite des habitudes de la vie journalière, à Tins- t
tar des tumeurs qui obstruent parfois l'intérieur du ^
corps, ils acceptèrent avec la naïve conviction d'une ,
foi religieuse, comme des vérités incontestables, des ,
droits et des coutumes établis dans des époques de ,
barbarie et de violence, et ne comprirent pas» comme ^
l'expliquait Turgot à Louis XVI, n que les droits des ,
hommes réunis en société ne sont point fondés sur leur .
histoire, mais sur leur nature, et qu'il ne peut y avoir ,
de raison de perpétuer les établissements faits sans ,
raison, que les rois, ses prédécesseurs, avaient pro- i
nonce dans les circonstance^ où ils s'étaient trouvés, ,
les lois qu'ils avaient jugé convenables en se trompant ,
quelquefois par suite de l'ignorance de leur siècle et \
plus souvent par la gêne que leur imposaient des inlé- ^
rets particuliers très puissants. y> Les Notables qui s'é- , talent partagés en six bureaux furent unanimes dans leur manière de voir. <r [| y a, proclamèrent-ils, une constitution en France qu'a consacrée le temps et l'approbation de la nation ; cette constitution divise les Français en trois ordres égaux en droits. Toute résolution qui donnerait un nombre de représentants i
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d'eux supérieur à celui d'un autre comprometréquilibre qui de tout temps a été maintenu, Hbre essentiel qui assure que chacun des ordres contenu dans de justes bornes. Si l'on perd les ennes traces, si quelque prétexte suffit à s'écarter voies accoutumées^ on s'aidera bientôt de la supéitédu nombre pour prétendre à la supériorité d'inlee. » Ces mêmes Notables soutenaient que «c la non des ordres était pour ainsi dire la base de la archie. ^ En remontant dans leurs minutieuses oins historiques jusqu'en 1302, ils reconnaissaient te Tiers État avait pour lui le nombre, c mais en pensation la propriété se trouvait pour plus des i tiers entre les mains des deux premiers ordres, si rattache, comme la logique le commande, l'intérêt labitants des campagnes à celui des seigneurs dont evenus ne peuvent augmenter qu'avec l'aisance et îhesse de leurs vassaux. • • Quel est le Tiers État qui aHci a été représenté et qui le sera toujours dans BMmblées nationales? ajoutaient-ils, ce ne sont pas griculteurs des campagnes.. . Convoqués comme otres citoyens, ils pourront participer aux éleci, mais le choix de leurs représentants tombera Rire sur les habitants des villes. . . ; cette classe n'a lis paru et ne paraîtra jamais à des assemblées qui hrigneraient longtemps de leurs foyers. . . ; ce sont mes seules qui demandent à avoir dans des assem- I nationales une influence égale à celle des deux m ordres.» Puis, oubliant les principes de la juset les règles de la dignité humaine, les Notables niaient les exigences légitimes du Tiers État en ces : < Si les États généraux proposent au roi de
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nouvelles lois ou quelques changements dans les anciennes, cet objet intéresse également tous les ordres. C'est donc celui des subsides qui peuvent être demandés par le roi à la nation, qui peut produire pour le Tiers État un intérêt particulier et même opposé i celui des autres ordres, et ce serait seulement dans ce cas quMI pourrait se plaindre de l'inégalité de son influence, mais il faudraitpour cela que les subsides demandés n'atteignissent que la classe du Tiers État et que les deux autres ordres privilégiés fussent exempts. On est en général persuadé que les ordres privilégiés ne payent presque rien et que la dernière classe des citoyens supporte toutes les charges. Cette opinion a tellement prévalu qu'elle est devenue la source de toutes les plaintes du Tiers État et qu'elle a amené insensiblement les mouvements extraordinaires qui l'agitent dans ce moment-ci. 3» Les Notables achevaient leur argumentation en essayant de prouver que le clergé et la noblesse étaient pour ainsi dire assujétis â une quotité égale d'impôts, sauf la taille à laquelle cependant ces deux ordres contribuaient par l'intermé* diaire de leurs fermiers. Dans le troisième bureau, présidé par le duc d'Orléans, seize voix contre six décidèrent que, pour être éligible dans Tordre de la noblesse, il était nécessaire de justiCer c de quatre quartiers de noblesse et de cent ans d'une possession sans conteste. » Les nouveaux nobles, marquait le procès-verbal résumant l'ensemble des opinions, c y verront l'espérance qu'on laisse à leur postérité; ils s'honoreront encore de donner à l'État des sujets capables par leurs talents et leurs vertus, d'associer leurs enfants à ces anciennes races qui contribuèrent